Farida Mohamed Ali et l’ensemble du Maqâm irakien

Publié le 5 Octobre 2015

Farida Mohammad Ali & Latif Al Obaidi - Maqam (trad.)

Farida Mohammed Ali, installée depuis 4 ans aux Pays-Bas, où elle a créé une fondation pour la préservation des traditions du maqâm irakien,  exprime dans son chant à la fois les raffinements des anciennes cours de Bagdad abbasside aussi bien qu’un riche répertoire populaire. Si elle a pu s’insérer dans cette grande tradition dominée par la voix masculine, c’est en autre grâce à son origine shiite (elle est native de Kerbala). 
 
Le terme maqâm se réfère dans le monde arabe à un mode musical habité par une humeur ou un sentiment particulier. En Irak, dans la tradition classique, il définit à lui seul le chant  classique, dont les contours se sont   définis  au cours du XVIII° siècle. Dans les années 60 et 70, l’art du maqâm  irakien  était encore très vivant et enraciné chez la majorité des citadins. Aujourd’hui, avec la disparition d’une génération de grands interprètes, dans une période de bouleversements politiques, économiques et sociaux, la tradition est présentée davantage par sa version « revue et corrigée », simplifiée, confiée aux troupes officielles.

 

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques arabes

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C
Bonjour, <br /> <br /> Il faut perpétuer la musique traditionnelle, c'est vrai qua dans ces moments troublés, la difficulté est encore plus grande. Merci de ce partage.<br /> Bonne journée<br /> @mitié
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L
bonjour Covix, oui, c'est indispensable de faire connaître ces artistes qui donnent plus d'humanité au genre humain. Je te souhaite une très belle journée !