Le roi Philippe exprime ses « plus profonds regrets » pour les « actes de violence » et les « souffrances » infligés au Congo léopoldien
Publié le 30 Juin 2020
Le gouvernement belge, au nom de l’Etat belge et la famille royale, en tant qu’héritière de Léopold II, reconnait enfin les crimes coloniaux. Le "Black Lives Matter" a certainement poussé cette dernière décision.
Ces dernières semaines, la Belgique et plus particulièrement Bruxelles et Anvers ont été deux des villes où les mobilisations après le meurtre de George Floyd ont été les plus actives.
En Belgique et à Anvers, il existe encore des statues du roi Léopold et des lieux publics qui portent son nom. Certains. Il y a un mouvement citoyen actif dans le pays qui demande de revoir l'histoire et de décoloniser l'espace public: supprimer les statues et renommer les rues et les institutions qui, encore aujourd'hui, honorent la mémoire du génocide.
Le roi Philippe entend continuer "à combattre toutes les formes de racisme" et encourage à cet égard "la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée". Dans son courrier, le roi présente également ses félicitations au président de la République démocratique du Congo à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo, regrettant - "compte tenu des circonstances actuelles" - ne pouvoir assister aux festivités auxquelles il avait été invité.
Le Parlement belge prévoit de créer une commission pour analyser le passé colonial.
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