Nayda : phénomène de la "contre-culture" marocaine

Publié le 17 Décembre 2007

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"I don't care" de Said Ben Allal, mille frissons...à minuit!

 

L’art a toujours été l’expression d’une âme et le porteur d’un message. Lié à la sensibilité et au romantisme, les arts modernes qui s’en écartent ont souvent été refusés voire dénigrés par le public avant de trouver leurs adeptes. Il arrive même que ces derniers vivent la même marginalisation que l’art qu’ils admirent.

De plus en plus, les arts se multiplient et l’artiste ne se conforme plus forcément à un modèle bien défini. Ainsi, dans la musique voyons-nous l’émergence de plusieurs genres, qui sont encore refusés. Le hard rock et le rap en font partie pour beaucoup de personnes qui n’y «voient pas de goût».

Nayda est un mouvement culturel marocain qui se traduit approximativement de l'arabe par réveil ou debout. Ce mouvement est pour le moment à caractère essentiellement musical, avec une grande dominante issue de la culture musicale du hip-hop et du  rap avant gardiste marocain.

Une de ses principales manifestations qui y est associée est le Festival annuel du L'boulevard  se déroulant sous la forme d'une compétition à Casablanca. Sur fond de rap ou de fusion, la jeunesse marocaine réclame le droit à la parole et pour les groupes marocains, c'est l'une des rares occasions de se produire sur scène ! Le cinéma marocain est également une autre forme artistique rattrapé par le fièvre du mouvement avec des jeunes cinéastes comme Khalid Benkirane ou encore Zakia Tahiri.

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Origine, contextes et considérations à propos de ce mouvement culturel parfois antagoniste

Décrits comme libertaires, ces mouvement ne sont pas neufs au Maroc tout comme dans le cadre de la culture hippie de la fin des années 60 et surtout dans les seventies, les jeunes urbains marocains de l'époque ressentaient déjà le besoin de s'exprimer et de se démarquer de la génération de leurs parents.

Une scène avant-gardiste du Hip-Hop démontre que ce phénomène n'est pas de courte durée, mais un mode de vie, un moyen d'expression, un nouveau souffle pour une génération de jeunes qui cherchent à s'affirmer artistiquement.  Notamment parmi ces idoles des seventies figuraient les Jil Jilala qui ont créé avec leurs titres un moyen d'expression efficace. Au-delà des structures sonores, des recherches phonétiques, il y avait déjà les prémisses d'une affirmation d'une identité musicale propre à la jeunesse du pays.

Nayda est un terme utilisé généralement par les adolescents et les jeunes voulant exprimer leurs émotions lors de ce qu'on appelle le "bouillonnement de la musique urbaine au Maroc depuis 2003". Ce qui n'est pas totalement nouveau, souligne Mario Scolas

Parmi les principales figures de ce mouvement des groupes rap comme : Mafia C, H-kayne, Fnaïre, Zanka Flow, Don Bigg, Darga, ou d'autres formations ou chanteurs tels que Hoba Hoba Spirit, Ahmed Soultan, Steph Ragga Man...

Certains y voient un mouvement culturel similaire par certains égards à la movida espagnole (renouveau culturel pendant la fin de la période de la transition démocratique espagnole, au début des années 1980, après la mort du Général Franco), d'autres n'y voient qu'un phénomène artificiel ou purement marketing crée de toutes pièces et poussé par la presse progressiste et moderniste comme Telquel ou Le Journal Hebdomadaire.

Eclose en “terre d'islam”, la Nayda est plombée dans son élan par des interdits moraux beaucoup plus forts que ceux de l'Espagne post-franquiste. Qui plus est, la Nayda ne s'accompagne d'aucun développement économique contrairement à l'Espagne qui a pu faire un bond en avant spectaculaire grâce à son ouverture sur les autres pays européens[1]. D'autres artistes pratiquent dans ce contexte un rap différent qu'à Casablanca, comme à Meknès[2].

La plupart des Marocains, jeunes ou moins jeunes, pratiquent le soufisme sous une forme ou sous une autre. Elément fort de l'identité marocaine, le soufisme absorbe tous les membres de la société, quel que soit leur âge, leur sexe, leur statut social ou leur orientation politique. Le soufisme attire de plus en plus de jeunes marocains du fait de sa tolérance, du fait de l'interprétation facile qu'il donne du Coran, du fait qu'il refuse le fanatisme et qu'il embrasse la modernité. Les jeunes gens trouvent dans les principes de ''beauté'' et d'''humanité'' du soufisme un style de vie équilibré qui leur permet de savourer les arts, la musique et l'amour sans être obligés d'abandonner leurs obligations spirituelles et religieuses.

A ce propos, d'après Kamal Mesbahi "la Nayda relève du développement social et de l'extension des libertés individuelles. Mais elle ne pourra pas compter sur l'essor économique pour grandir. Le PIB marocain progresse mais les inégalités sociales s'accentuent", le mouvement touche principalement les ­classes moyennes en milieu urbain, ce qui lui vaut d’être consi­déré aujourd'hui comme «minoritaire». Il a cependant contribué à dédramatiser la question de l’identité marocaine, surtout après les accusations du journal Attajdid. «Ce ne sont pas des Marocains», harrangue ce journal islamiste en oubliant que des jeunes filles voilées dansent au L’Boulevard aux côtés de jeunes venues des quartiers populaires de Casablanca.

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Une nouvelle scène sans conséquences 

D'après le journal marocain Tel Quel plusieurs jeunes artistes marocains participant à la scène Nayda ont disparu en 2007, au lendemain d'une représentation de la troupe à Bruxelles, en Belgique. Ce deuxième incident après celui des musiciens du chanteur Barry en Espagne, en 2006 remet en question l’octroi des visas aux artistes de la nouvelle scène marocaine.[1]

Film documentaire réalisé sur le sujet  

Farida Belyazid  tourne un film documentaire intitulé Casa Nayda dévoile ce mouvement culturel.

La chercheuse à l’INALCO, Dominique Caubet l’associe à la réalisation de ce documentaire de 52 minutes[5][6].

Dans le film, l’historien Mohamed Tozy va même jusque à évoquer une nouvelle forme de patriotisme[7]. Le film précise avec effet répétitif que ce mouvement est un attachement profond voué au Maroc et à tous les acteurs qu’ils soient musiciens, organisateurs ou journalistes.

« Heavy Metal Islam » : rock around the monde musulman

Dans cet ouvrage surprenant et empathique, Mark LeVine explore le potentiel politique de la scène heavy metal et hip-hop au Moyen-Orient. C'est en entendant mentionner l'existence de punks marocains que Mark LeVine a décidé d'aller à la rencontre des fans de metal, de hard rock et de  la culture hip-hop qui trouvent dans ces musiques un moyen d'échapper à des sociétés de plus en plus répressives et bloquées. C'est en entendant mentionner l'existence de punks marocains qu'il a décidé d'entreprendre cette recherche des fans de cette culture musicale qui trouvent dans ces musiques un moyen d'échapper à des sociétés de plus en plus répressives et bloquées. la scène métal. est à la fois un style de musique très populaire parmi les jeunes mais aussi marginalisé, en effet certains estiment que métal et islam ne font pas bon ménage.

Résultat : programmer des groupes de métal reste difficile. Les fans sont souvent obligés d'organiser leurs propres concerts pour pouvoir écouter leur musique.

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Notes et références de l'article      

↑ Plusieurs millions de Marocains et particulièrement de jeunes vivent aujourd'hui dans des situations de dénuement extrêmes: sans travail, sans couverture de santé et sans perspectives réelles d'avenir quant à un futur meilleur et sans issue à court ou à moyen terme, les jeunes refusant êre bercée d'illusions et de promesses. Le rap marocain émerge donc de plus en plus dans les quartiers populaires des villes et aussi dans les agglomérations avoisinantes. Ce rap rencontre néanmoins des difficultés de prendre son envol du côté des maisons de disques qui hésitent à prendre le risque de produire du rap et du hip-hop.

«I love Hip-Hop in Morocco» C'était justement dans cette ville et à Marrakech qu'est organisé le premier festival de hip hop au Maroc par la section des Affaires publiques de l'ambassade des États-Unis.

Nayda : Artistes harragas

Nayda dans les métiers de la musique, in Selwane par Saïd Raïssi

↑ Dominique Caubet, auteur de "Casa Nayda", est professeur de langues à L’Inalco à Paris. Spécaliste de la darija, elle étudie la nouvelle scène musicale au Maroc.

↑ Dominique Caubet :"Casa Nayda" est le reflet d’une identité plurielle, publié le 30-10-2007

↑ C’est plutôt un attachement opposé au nationalisme panarabe n’est pas une réalité à l'ordre du jour, démontrent les intervenants.

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Voir aussi

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El Nayda es un movimiento cultural marroquí que puede traducirse aproximadamente en la palabra Levantamiento en árabe. Este movimiento es por el momento de carácter esencialmente musical, con en particular una gran dominante resultante de la cultura musical el hip-hop y el  Rap marroquí.

Una de sus principales manifestaciones aparte claramente del nacimiento de muchos grupos de fusion, es el Festival del Bulevar de los jóvenes músicos que se desarrolla todos los años en Casablanca, el festival ALegria del Norte Que se celebra en la ciudad de Chaouen , el  Festival Timitar en Agadir, o el incomparable festival de musica Gnawa en Essaouira o los conciertos por la tolerancia en Marrakech.

Entre los principles figuras de este movimiento de los grupos como : Mafia C, H-kayne, Fnaïre, Zanka flow, Bigg, Darga, Hoba Hoba Spirit, Oum, Ahmed Soultan, khansa Batma, muslim, Walid Mimoun, Med ziani, Steph Raggaman, Joudia, Casa Crew,...

El movimiento cultural Nayda es similar a la Movida madrileña, para unos solo es un fenómeno artificial o puramente comercial y lo consideran pasajero, pero para la Gran mayoria esta creando una autentica revolucion cultural en el pais, ya que por fin hay libertad de expresion en el arte aun asin sigen habiendo ciertos puntos criticados por los mismos artistas como la censura en las radios que generalmente afecta a la cultura hip hop.

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Amiral feat La reina Yoja "Nar Lhob", est lancé à cet instant !

Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Rap marocain

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Yassin 17/12/2010 01:19


«La littérature, c'est notre affaire à tous - De la Nahda à la Nayda» est le thème débattu, mardi dernier, à la Villa des Arts de Rabat, par le Magazine littéraire du Maroc Café L21, en partenariat
avec la Fondation ONA. Que signifie ce mot Nayda ? Quand et comment ce mouvement s'est-il développé? Quelle est l'analogie lexicale entre Nayda et Nahda? Ce sont autant de questions posées , lors
des débats, sur ce mouvement musical.
La Nayda, mot de la darija qui désigne communément la musique urbaine et qui veut dire en arabe classique Nahda, a fait l'objet de beaucoup de réflexions contradictoires. Elle a été rejetée par
certains, mais acceptée et encouragée par d'autres.

Pour Dominique Caubet, Professeure d'arabe maghrébin à l'Inalco, actuellement en délégation au Centre Jacques Berque de Rabat, «cette Nayda a tout de suite posé des limites. Car autant on a été
optimiste par le mouvement ces quelques dernières années, autant aujourd'hui on est au creux de la vague. Les gens commencent à se poser la question de savoir s'il y a vraiment un mouvement ou pas
: Nayda ou Manaydache».
Dominique Caubet a situé le début de cette Nayda vers le premier semestre 2003. Une date clé, marquée par l'arrestation des 14 jeunes musiciens de Rock accusés de pratiquer des rites sataniques
(avant cette date, il y avait une scène underground, comme il s'en trouve partout ailleurs). «Un fait qui a suscité une mobilisation extrêmement diverse pour appuyer ces jeunes. Les langues se
sont, ainsi, déliées et on a commencé à évoquer plus facilement des sujets considérés avant comme tabous. Donc, petit à petit, ce mouvement a pris de l'ampleur.

On l'a appelé, pendant longtemps, la Movida à la marocaine, par comparaison au mouvement né en Espagne. Une comparaison à tort car en Espagne, ce mouvement a été accompagnée d'un changement de
régime, d'une démocratie, d'un développement économique... D'où le mot "Nayda" qui a surgi dans le milieu des jeunes pour remplacer celui de la Movida et pour dire que ça bouge et ça se lève.
"Nayda" devient tout à coup le substantif du mouvement. En tout cas, il y a des choses qui ont changé. A travers ce mouvement, on sentait un véritable esprit d'indépendance, un attachement au pays,
la nouvelle identité marocaine est revisitée. On s'est véritablement demandé ce que c'était que d' être Marocain ? C'est là qu'on a commencé à accepter la pluralité (dans la langue, la religion…)
et la vivre comme une richesse et non un handicap», ajoute Dominique Caubet. Ce mouvement ne s'est pas limité à l'univers musical, mais a touché, également, le domaine de la mode, menant vers
l'auto-dérision (avec l'exemple frappant du tee shirt portant le slogan « Hmar ou Bikhir») et, entre autres, les sports de glisse, le cinéma à petit budget.

Par ailleurs, et même avec un public de jeunes qui le supporte, le mouvement Nayda connaît, selon ses acteurs, beaucoup de problèmes, dont l'inexistence de maisons de production, la rareté de
concerts et d'autres difficultés qui font souffrir ces groupes de la scène urbaine, comme le cas du rappeur Younes Taleb, connu sous le nom de Moby Dick. « J'ai commencé très jeune à rapper en
français, parce que je n'ai jamais pensé qu'on aurait un jour un rap marocain. J'ai trouvé que ce genre musical nous permettait de parler de nos problèmes et de notre quotidien. Ce n'est qu'après
que je me suis mis à la darija pour toucher un public plus large. C'est vrai, on était mal vus au départ, aucun média ne nous acceptait, on ne comprenait pas nos messages. On était banni de la TV.
Mais on a tenu jusqu'à ce que les radios aient commencé à s'intéresser à nous et nous ouvrir leurs portes. Nous sommes un repère pour les jeunes. On est arrivé à briser beaucoup de tabous dans
notre comportement, nos habits, les sujets traités… Ceux qui ont vu qu'on ne leur ressemblait pas, nous ont, du coup, refusé ».

Quant à Zohair Abdellaoui du groupe ZWM (Zla9 wella Moot), qui fait du rap pour le plaisir et de l'argent, celui-ci n'a pas mâché ses mots pour souligner que son groupe n'a pas trouvé de maison de
production au Maroc pour le soutenir.
«On a essayé de survivre avec des moyens très médiocres, qui donnent un produit de mauvaise qualité, jusqu'à notre voyage à Toulouse où on a enregistré pour un petit label mais avec un matériel
mille fois meilleur. Nous avons eu pour une fois un bon enregistrement. Mais, malheureusement, on a eu des difficultés à promouvoir notre CD au Maroc ». Aujourd'hui, tous ces groupes n'arrivent pas
à mener leur barque (sauf quelques rares exceptions) et continuent à végéter, alors que le talent est bel et bien là.

Les rappeurs marocains

Le rap marocain est un genre musical hérité du rap et de la culture hip-hop. Il se distingue néanmoins du rap américain ou français par ses variantes locales et par sa proximité de la jeunesse
marocaine, ainsi que par la relative influence de la culture marocaine qu'il subit. Les débuts du hip-hop et des arts urbains au Maroc remontent au milieu des années 80. Ce sont les jeunes
marocains issus de l'immigration (vivant en Europe) qui font entrer le rap au pays lors de leur retour saisonnier au Maroc.

C'est pour cela que les rappeurs marocains ont mis plusieurs années à transformer le rap occidental en rap marocain (fusion entre musiques traditionnelles marocaines et rap occidental) et pour
trouver le phrasé adéquat (mélange d'arabe marocain dit darija, français et anglais). Toutefois, lors de son l'explosion dans le champ musical du pays, le rap allait subir des critiques
affligeantes, le comparant à une musique décadente, une musique de sauvages, de voyous… Cependant, avec le temps, ce style musical est arrivé à s'imposer auprès d'un grand public de jeunes et de
certains médias.

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=115&id=143629


jo 22/11/2010 01:45


Le slam au Maroc n'est pas très connu. Pourtant, le slam est né à Chicago en 1984.

Son inventeur est Marc Smith ; « Slam wa Angham » 2010 inscrit sa démarche dans l'héritage poétique et musical des maîtres précurseurs de cet art comme Grand «corps malade». Abd al malik ou Sidi
Kaddour Al Alami ou Mohamed Ben Sghir, enrichi par l'œuvre de Haj Thami L'Harouchi ou de Ba Allal El Hannafi.

«Slam wa Angham» réserve une place importante à la nouvelle vague dans l'esprit des musiques dites «de la nouvelle scène».


CHRIS DENEUVE 30/08/2010 06:03


Bonjour,
Je suis le responsable de communication chez AHMED TAOUFIKI
Il est vrai que ce mouvement est limité par les horizons de la royaume , effectivement on voit de ces jours beaucoup de groupe de rap, musique urbaine s'installe sur la scène, mais aussi dans
d'autre domaine, et y compris la mode, car la marque AHMED TAOUFIKI transforme l'acte artistique musical, et l'assemble avec le cote urbain de la tendance du street wear, il pense que dans chaque
mouvement stylistique un acte brut , qu'il faut immédiatement l'exploiter, montrer d'avantage, ou même l'accentuer, pour les vêtements ,ou pour la musique, la nayda reste un mouvement artistique
pur , sein, et innovant, sortir des limites , exprimer le talent, montrer son don est un vrai chalenge, pour cela , votre mode de communication doit être libre, et originale.
CHRIS DE NEUVE POUR AHMED TAOUFIKI
www.ahmedtaoufiki.com


SARA O 25/07/2010 08:14


http://www.ahmedtaoufiki.com/BIO_files/_MG_0655-filtered.jpg

http://www.ahmedtaoufiki.com/BIO_files/Photo%20d%27identite2.jpg


http://www.ahmedtaoufiki.com/BIO_files/MARCO.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=I0ZcIWVGFjo



AHMED TAOUFIKI

Un Designer expérimental. Ahmed évolue dans un univers dense, futuriste et à contre-courant. Cet enfant du Sud du Maroc hérite de son père d’un amour profond pour la mode. À 16 ans, il entre en
apprentissage chez un tailleur de sa ville. A 26, avec en poche un bachelor en «Création Design & Mode» de l’Ecole Supérieure Internationale de la Mode de Toulouse, il postule avec succès au
concours Emergence de FCFW 2010. Il se dit exalté par l’effervescence culturelle qui anime le Maroc contemporain, la fameuse Nayda.
Sa ligne surgit de sa fascination pour le vêtement militaire et pour la dualité guerre/paix. Chaque création est un système mettant en scène le processus d’adaptation corps-vêtement, support
d’expression identitaire au-delà du verbe. Sa passion pour la seconde peau, lui font penser le vêtement comme continuation vibrante du corps, architecture organique. Ses travaux laissent apparaître
en filigrane un sens de la provocation, à travers des coupes innovantes aux techniques textiles de pointe.


Last Night in Orient 25/07/2010 08:17



 Merci pour la pub !



HIU 12/01/2009 20:48

El Nayda es un movimiento cultural marroquí que puede traducirse aproximadamente en la palabra Levantamiento en árabe. Este movimiento es por el momento de carácter esencialmente musical, con en particular una gran dominante resultante de la cultura musical el hip-hop y el Rap marroquí. Una de sus principales manifestaciones aparte claramente del nacimiento de muchos grupos de fusion, es el Festival del Bulevar de los jóvenes músicos que se desarrolla todos los años en Casablanca, el festival ALegria del Norte Que se celebra en la ciudad de Chaouen , el Festival Timitar en Agadir, o el incomparable festival de musica Gnawa en Essaouira o los conciertos por la tolerancia en marrakech

Entre los principles figuras de este movimiento de los grupos como : Mafia C, H-kayne, Fnaïre, Zanka flow, Bigg, Darga, Hoba Hoba Spirit,oum, Ahmed Soltan, khansa Batma,muslim,Walid Mimoun,Med ziani, Steph Raggaman , Joudia , Casa Crew,...

El movimiento cultural Nayda es similar a la Movida madrileña, para unos solo es un fenómeno artificial o puramente comercial y lo consideran pasajero, pero para la Gran mayoria esta creando una autentica revolucion cultural en el pais, ya que por fin hay libertad de expresion en el arte aun asin sigen habiendo ciertos puntos criticados por los mismos artistas como la censura en las radios que generalmente afecta a la cultura hip hop.