Le duende

Publié le 4 Mai 2011

Le duende, peut être traduit par transe, et ce coup de foudre qui vient saisir le chanteur de flamenco pour l'attraper par les cheveux, le plier jusqu'au sol, le tordre et lui arracher convulsivement ce cri qui est emblème de l'expression musicale. Il n'y a pas d'équivalent de ce mot en français car ce concept exprime également aussi bien l'âme du spectateur que celui de l'artiste (le chanteur, le musicien ou le danseur) provoque en lui.

La notion de duende puise sa source dans la culture populaire espagnole et, plus précisément, dans le cante flamenco et la tauromachie. Le terme provient du latin « dominus », puis, « domnus » et enfin, « duen », qui donnera en espagnol le mot « dueño » (maître). Un « duende », en espagnol, est un lutin, mais aussi un enfant malicieux, farceur, méchant ou capricieux. Rapporté au flamenco, « el duende » est cet état de transe, de génie, où l'inspiration vient facilement et où tout réussit avec virtuosité à l'interprète musicien, chanteur ou danseur ...

http://natureculture.org/wiki/images/0/0b/Lorca_%281914%29.jpg

Voici ce qu'écrit Federico García Lorca :

  • "J'appelle duende, dans l'art, ce fluide insaisissable qui lui donne sa saveur, qui est sa racine, un peu comme un tire-bouchon qui s'enfonce dans la sensibilité des gens. Le duende que quelques-uns d'entre nous portent en eux, est cet être mystérieux, mi-diabolique, mi-angélique - les deux à la fois - qui a coutume d'inspirer ceux qui croient en lui."

Références

Voir aussi

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #musiques espagnoles

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