La danse Wititi de la vallée du Colca

Publié le 26 Janvier 2009

Le Wititi est une danse traditionnelle péruvienne, emblème d’une identité culturelle du district de Tapay, province de Caylloma, région d'Arequipa au sud du pays. Elle est répandue et pratiquée lors des festivités de nombreux villages du Colca Canyon. Il s'agit d'une danse humoristique, carnavalesque, et surtout très érotique et romantique, où l'homme s'habille en femme pour conquérir l'être cher1. Par ailleurs l'expression Witi Witi en quechua méridional signifie « faire l'amour ». Cette procession amoureuse se déroule en décembre à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception.

La danse des Wititis est caractérisée par deux types d'accompagnement musical, en fonction de la fête et du moment où la fête se tient: avec un orchestre (trompettes, saxophones, caisse claire, cymbales, etc.) soit un autre, avec des instruments typiques des Andes (quena, tinyas, pinkullo, tambours, etc.)2.

Les femmes conservent la tradition andine de porter des vêtements brillants et des chapeaux andins pendant que les hommes s'habillent en vêtements féminins. En effet, d'après la légende, Witite, un noble de Cuzco se travestit, car il voulait épouser la fille d'un chef de clan local. Pour pouvoir approcher les nobles dames, lui et ses suivants durent se déguiser en femmes et, par ce moyen, essayer de les conquérir.

Une autre version raconte que l'utilisation de la jupe pour l'homme était une tactique de défense contre l'attaque d'ennemis étrangers, de sorte que la danse de Wititi est également une représentation de la force et du caractère féroce de la population locale3.

Cette manifestation culturelle est inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco en 20154,5.

La danse Wititi de la vallée du Colca exprime la joie, la fierté et la mémoire des communautés de cette vallée andine, en consolidant leurs liens sociaux et en exprimant leur identité culturelle.

Notes et références

  1.  (es) Janet Vizcardo, « Wititi, la danza del amor que es Patrimonio Cultural de la Nación » [archive], sur RPP,  (consulté le 16 mai 2021)
  2.  Leticia, « Danzas del PERÚ:: DANZA WITITI (WIFALA) - AREQUIPA » [archive], sur Danzas del PERÚ (consulté le 16 mai 2021)
  3.  (es) Empresa Peruana de Servicios Editoriales S. A. EDITORA PERÚ, « Conoce en qué consiste la danza del Wititi del valle arequipeño del Colca » [archive], sur andina.pe (consulté le 16 mai 2021)
  4.  « UNESCO - La danse Wititi de la vallée du Colca » [archive], sur ich.unesco.org (consulté le 15 mai 2021)
  5.  (es) « Danza del Wititi es declarada Patrimonio Cultural Inmaterial de la Humanidad por la UNESCO » [archive], sur www.gob.pe (consulté le 15 mai 2021)

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Wititi, #Danse péruvienne, #Danse, #Unesco, #Culture péruvienne

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Le rappeur Abd Al Malik fier de l'histoire d'affection qui le lie au public marocain


Le rappeur-slameur et compositeur Abd Al Malik, qui se produira mercredi soir à la 17ème édition du festival des musiques sacrées de Fès, s'est dit fier de l'histoire d'affection qui le lie au
public marocain, depuis plusieurs années déjà.

"Je suis très content d'être là à Fès, au Maroc, ce pays auquel je suis lié de manière particulière et qui a su allier la tradition à la modernité qui ne se sont pas sclérosées mais vivent dans une
parfaite harmonie", a-t-il affirmé.

Concernant son concert à Bab Al Makina, Abd Al Malik a déclaré: "ce qui compte pour moi c'est la singularité de ce moment, de cet instant où je vais me produire à Fès. ça ne sera pas du réchauffé
ce que je vais présenter au public ce soir, et même si c'était le cas, ce que je chante à Paris ou à New York ne pourra jamais être le même ailleurs".

De confession musulmane, le rappeur s'inspire dans sa démarche existentielle et également artistique de la philosophie des penseurs soufis. Il a fait remarquer, que sa rencontre avec le cheikh
Hamza a "complètement changé et bouleversé sa vie", et son rapport à "l'unicité de Dieu".

C'est "une métamorphose mais complètement totale qui s'est produite en moi", a renchéri Abd Al Malik, membre depuis une dizaine d'années de la confrérie Qadirriyya Boutchichiyya (branche marocaine
de la célèbre Qadirriyya, attribuée à Abd al Qadir al Jilani (1083-1166).

Evoquant son parcours artistique, Abd Al Malik a précisé: "la musique est mon métier, ou plutôt je dirai mon déguisement social, je suis dans l'entre-deux (...) le métier que j'ai choisi n'est
qu'une forme, un réceptacle, les formes ont peu d'importance, ce qui compte c'est l'intention, le contenu qu'on y met, dans le sens du partage avec l'autre".

Dans ce contexte, comme l'a indiqué, au tout début de la conférence, le directeur artistique du festival, Alain Weber: "l'univers d'Abdel Al Malik est fascinant, contemporain, un signe, un trait de
vitalité caractérisent cette recherche chez de lui de ses racines".

MAP


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