Publié le 13 Juin 2020

Javier Senosiain est l'un des principaux architectes mexicains de l'architecture organique.

Diplômé de la Faculté d'Architecture de l'UNAM. Il développe une architecture en fonction de l'environnement où il est implanté.

La branche de l'architecture avec laquelle ses œuvres peuvent être décrites est l'architecture organique, également connue sous le nom d'organicisme architectural. Ce style favorise l'harmonie entre l'être humain et le monde naturel. Senosiain crée des espaces semblables à l'utérus de la mère, aux plantes, aux animaux ou même aux tanières très animales, offrant ainsi un espace adapté à l'homme qui répond à ses besoins - physiques et psychologiques.

Il est influencé par Frank Lloyd Wright, Friedensreich Hundertwasser et Antoni Gaudí, Rudolph Steiner, la nature et l'art populaire mexicain.

Bien qu'elle puisse sembler moderniste, futuriste ou même surréaliste pour beaucoup, l'architecture de Javier Senosiain a été définie pendant des années comme "architecture organique".

Cette idée est celle que Senosiain maintient depuis les années 1980 dans ses immeubles. L'architecte s'est efforcé de conserver les formes des grottes dans lesquelles vivaient les premiers colons sur Terre. Il a également regardé les animaux, qui ont fait leurs maisons en fonction de leur corps et dans lesquels nous n'avons évidemment trouvé aucune ligne droite. "Les lignes droites sont une invention artificielle", a déclaré Senosiain.

Si l'on considère cette raison, l'architecture de Senosiain quitte les mondes fantastiques et enfantins pour être écologiques: l'architecte, avant de démarrer un projet, étudie le terrain en profondeur pour tirer le meilleur parti de sa forme, et intervient le moins possible dans l'environnement.

Ce n'est donc pas un hasard si bon nombre de ses œuvres ont des formes curvilignes, similaires aux formes naturelles, dont elles ont pris plus tard le nom de Casa Tiburón, Casa Nautilus, El Hongo ou El Nido de Quetzalcóatl .

Il est actuellement professeur à la Faculté d'architecture de l' UNAM .

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Javier Senosian, #Architecture, #Mexique, #architecture organique

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Publié le 13 Juin 2020

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Publié le 13 Juin 2020

La municipalité d'Ixelles a récemment annoncé qu'elle souhaitait se débarrasser du buste.

De plus en plus de statues coloniales sont dégradées, endommagées ou enlevées à Bruxelles. Vendredi était une statue du général controversé Storms. Émile Pierre Joseph Storms était un général qui, par ordre de Léopold II, a conquis de grandes parties de l'État libre du Congo - la propriété privée du roi. Cela s'est produit régulièrement avec l'effusion de sang. Bien qu’un monument le célèbre, square de Meeûs à Bruxelles, l'histoire d'Emile Storms est largement méconnue dans son pays natal, un buste à son effigie est érigé au Square de Meeûs à Ixelles.

Si on creuse un peu, comme l’a fait le journaliste Michel Bouffioux que nous félicitons pour son travail d’enquête, on découvre que cet homme collectionnait les cranes de ses ennemis dans les premiers temps de la colonisation au Congo. Emile Storms commandait alors la 4ème expédition de l’Association Internationale Africaine dans la région du Lac Tanganyka. Sous les ordres de Léopold II, il faisait partie des chefs de file de l’entreprise de conquête coloniale que les belges menaient en Afrique.  Pour assoir sa domination et celle de son armée, il s’est livré à une guerre de territoire sanguinaire. Les villages des chefs locaux qui refusaient de se soumettre à son autorité étaient systématiquement incendiés et pillés, les femmes violées.

Mais Storms n’était pas qu’un soldat qui exécutait les ordres venus d’en haut. Il était ardent défenseur de l’idéologie raciste et convaincu de la supériorité des blancs européens. En témoignent les trois cranes de chefs insoumis qu’il ramena en Belgique comme des trophées des crimes qu’il a fièrement commis ainsi que les extraits de son journal conservé au Musée de l’Afrique centrale à Tervuren. Cette histoire méconnue du grand public n’est pas celle d’un seul homme.  

Pour consolider son pouvoir dans la région, pendant les années 1884 et 1885, Storms a lancé une série d'attaques contre Lusinga et ses partisans. Il a pillé leurs villages et a ramené le butin à son fort à Mpala, où une partie a été perdue lorsque le fort a brûlé.

Storms n’a jamais été condamné. Pis, à son retour, il est félicité par les autorités, invité à raconter ses aventures africaines et à exhiber ses « butins de guerre » macabres. Son zèle et son investissement dans la mission « civilisatrice » de l’Afrique centrale lui a valu d’être décoré à de nombreuses reprises. 

Aujourd’hui, deux des trois cranes sont toujours conservés à l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) mais n’ont jamais été exposés. Rangés puis oubliés, ces restes humains ont eu le même destin que l’histoire qu’ils renferment.

Les autorités communales ont toutefois annoncé le 28 mai 2020 que celui-ci serait déplacé sous peu au Musée royal de l'Afrique centrale en vue d'être "contextualisée". Deux semaines après cette communication, la statue est retrouvée couverte de peinture rouge, symbole de sang. Un autre monument lui a été érigé dans sa ville natale de Wetteren.

D'après ses propres notes, les campagnes menées par Storms et ses hommes n'ont pas été sans violences. Il s'attribue notamment l'exécution du chef Lusinga lwa Ng'ombe : « Je fais apporter la tête de Lusinga au milieu du cercle. Je dis : ‘Voilà l’homme que vous craigniez hier. Cet homme est mort parce qu’il a toujours cherché à détruire la contrée et parce qu’il a menti à l’homme blanc ».

 

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