Publié le 3 Juin 2026

Molenbeek en difficultés financières - Qu'impliquerait une fusion des communes ?

La fusion des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale en une seule et unique entité (ou en un nombre restreint de blocs) est l'un des serpents de mer les plus célèbres de la politique belge. Qualifiée de "lasagne institutionnelle" par ses détracteurs, l'organisation actuelle fait l'objet de débats intenses.

​Une telle réforme impliquerait des bouleversements politiques, électoraux et communautaires majeurs.

​1. La redistribution du pouvoir : de 19 barons à un super-maire

​Actuellement, Bruxelles compte 19 bourgmestres dotés d'une influence politique considérable, souvent perçus comme des "barons" sur leur territoire.

  • ​Concentration du pouvoir : Une fusion supprimerait ces 19 postes au profit d'un seul bourgmestre pour toute la capitale (ou de quelques-uns si la fusion est partielle). Ce "Super-Bourgmestre" de Bruxelles pèserait politiquement aussi lourd, voire plus, que le Ministre-Président de la Région.
  • ​Le modèle des "districts" : Pour maintenir une gestion de proximité, le modèle le plus souvent évoqué est celui d'Anvers ou de Paris : transformer les anciennes communes en districts. Ces districts géreraient les compétences du quotidien (culture locale, sport, état civil), mais le vrai pouvoir politique, budgétaire et sécuritaire serait centralisé au niveau de la ville-région.

​2. Le séisme électoral et la représentation des partis

​Modifier la carte communale changerait radicalement les dynamiques de vote.

  • ​Fin des fiefs locaux : Certains partis ont des bastions historiques très marqués (par exemple, le PS à Molenbeek ou à la Ville de Bruxelles, le MR à Uccle ou à Etterbeek, les Engagés à Woluwe-Saint-Lambert). Une fusion globale lisserait ces votes.
  • ​Le poids des coalitions : Les majorités communales ne ressembleraient plus à des micro-alliances locales parfois baroques, mais s'aligneraient plus naturellement sur les blocs politiques régionaux.

​3. L'équilibre communautaire (Francophones vs Néerlandophones)

​C’est le cœur du blocage politique. Historiquement, la demande de fusion des communes est portée par les partis néerlandophones, tandis que les partis francophones y opposent une forte résistance.

  • ​La crainte francophone : Les francophones craignent qu'une fusion des communes n'aboutisse à une fusion complète avec la Région. Or, au niveau communal, la stricte parité linguistique n'est pas obligatoire dans les collèges (contrairement au gouvernement régional où elle est de mise). Une fusion globale risquerait de rouvrir la boîte de Pandoure des clés de répartition linguistique et de la protection des minorités.
  • ​L'efficacité flamande : Côté néerlandophone, on avance que la division actuelle nuit à l'efficacité de la capitale. Ils réclament une structure simplifiée pour une meilleure gestion globale (notamment en matière de mobilité et de sécurité), en garantissant la représentation flamande via le système des districts.

​4. La centralisation de la sécurité (Déjà en marche)

​La sécurité est l'argument n°1 des partisans de la fusion. Jusqu'ici, Bruxelles est divisée en 6 zones de police broad-communales, ce qui crée parfois des problèmes de coordination (la criminalité ne s'arrêtant pas aux frontières d'une commune).

​Actualité : La fusion des 6 zones de police bruxelloises en une seule zone unique fait l'objet d'un bras de fer intense. Portée par le gouvernement fédéral, cette réforme a été votée, mais elle suscite la fronde des bourgmestres bruxellois (via l'association Brulocalis), qui contestent cette mesure devant la Cour constitutionnelle, y voyant une atteinte à l'autonomie locale et un gouffre budgétaire potentiel pour leurs finances.

 

​Si la fusion des polices se concrétise et se maintient, elle constituerait la première brèche politique majeure vers une centralisation totale, privant les bourgmestres de leur casquette de "chef de la police locale".

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Molenbeek-Saint-Jean, #Bruxelles, #Politique, #Molenbeek

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Publié le 1 Juin 2026

Le Tournesol est une célèbre chanson interprétée par la chanteuse grecque Nana Mouskouri, sortie au début des années 1970 (en 1970 sur l'album du même nom, puis popularisée à la télévision en 1971-1972).

​Les paroles poétiques de la chanson jouent sur l'image de la fleur qui n'a besoin « ni de boussole ni d'arc-en-ciel » pour se tourner naturellement vers le soleil.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Nana Mouskouri, #Le Tournesol, #Chanson française, #1970

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Publié le 1 Juin 2026

En France et dans le monde francophone, la frontière entre "chanson engagée à gauche" et "chanteurs d'extrême gauche" est parfois poreuse. De nombreux artistes se revendiquent de l'anarchisme, du communisme, de la lutte des classes ou de l'antifascisme radical, sans pour autant être toujours encartés dans un parti politique.

​Voici une liste d'artistes et de groupes emblématiques dont l'œuvre et les prises de position publiques sont historiquement ou actuellement ancrées à l'extrême gauche.

​Les figures historiques de la chanson engagée et anarchiste
  • ​Léo Ferré : Grand nom de la chanson française, il s'est ouvertement revendiqué anarchiste toute sa vie. Ses chansons comme Les Anarchistes ou La Révolte en sont les exemples les plus purs.
  • ​Jean Ferrat : Compagnon de route historique du Parti communiste français (PCF), ses textes chantent la révolte ouvrière (Potemkine), l'engagement politique (Ma France) et la mémoire de la Déportation (Nuit et Brouillard).
  • ​Georges Brassens : Bien que plus individualiste et réticent aux dogmes des partis, Brassens a collaboré de près avec le journal Le Libertaire au début de sa carrière et a écrit de nombreux morceaux à la fibre profondément libertaire et antimilitariste (La Mauvaise Réputation).
​La scène Rock, Punk et Alternative (génération 80/90)
  • ​Bérurier Noir : Le groupe phare du punk français des années 1980. Leurs textes sont radicalement antifascistes, anticapitalistes et libertaires (Porcherie, Salut à toi). Ils sont une référence absolue du milieu militant autonome.
  • ​Manu Chao / Mano Negra : Figure de proue de la musique altermondialiste. Ses morceaux et ses engagements soutiennent activement les luttes des peuples d'Amérique latine (notamment les zapatistes au Mexique) et critiquent férocement les dérives du capitalisme mondialisé.
  • ​Zebda : Groupe toulousain très ancré dans les luttes sociales, les mouvements de l'immigration et des banlieues. Ils ont notamment créé le mouvement Motivé-e-s pour présenter des listes citoyennes et de gauche radicale aux élections municipales.
​La scène Rap et Hip-Hop radicale
  • ​Keny Arkana : Rappeuse marseillaise ouvertement altermondialiste et anticapitaliste. Ses textes (La Rage, Cinquième Soleil) prônent la désobéissance civile, la révolution et la critique radicale du système politique et économique actuel.
  • ​Medine : Rappeur dont les textes sont profondément politiques, abordant la décolonisation, les violences policières, les luttes sociales et l'antiracisme radical.
  • ​La Rumeur : Groupe de rap connu pour ses textes sans concession sur le passé colonial de la France, le capitalisme et la justice sociale. Leurs morceaux sont très étudiés dans les milieux de la gauche radicale.
  • ​Skalpel / Première Ligne : Acteurs majeurs du rap "antifa" et anticapitaliste en France, très proches des mouvements militants de terrain.
​La chanson et le rock militant contemporain
  • ​HK et les Saltimbanks : Mené par Kaddour Hadadi, ce groupe est devenu incontournable dans les manifestations et les luttes sociales en France. Leur titre On lâche rien est devenu un véritable hymne syndical et militant (repris notamment par le Nouveau Front Populaire ou la France Insoumise), tout comme Danser encore pendant la crise sanitaire.
  • ​La Parisienne Libérée : Chroniqueuse et chanteuse, elle compose des morceaux directement liés à l'actualité sociale et politique (réformes des retraites, luttes ouvrières, écologie radicale) souvent diffusés dans les médias de gauche indépendants (comme Là-bas si j'y suis).
Les figures historiques de la chanson française engagée

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Léo Ferré, #Georges Brassens, #Chanson française, #Manu Chao, #Jean Ferrat

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