Publié le 20 Septembre 2026

Berlin bascule à gauche ! Die Linke triomphe aux élections régionales
Berlin bascule à gauche ! Die Linke triomphe aux élections régionales
​Une victoire historique et enthousiasmante !

​C’est un véritable vent d'espoir qui souffle sur la capitale allemande ! À l'issue des élections régionales, les premières estimations placent Die Linke en tête du scrutin avec un magnifique score compris entre 24,5 % et 26 % des voix. La gauche radicale devance nettement la CDU du chancelier Friedrich Merz (autour de 20 %), infligeant un camouflet magistral à la droite qui dirigeait la mairie. C'est une immense et réjouissante bouffée d'oxygène de voir la voix du progrès l'emporter ainsi !

​Le choix clair de la justice sociale et du logement pour tous

​Cette superbe percée démontre que les Berlinois ont plébiscité un programme ancré dans la solidarité, l'audace et la réponse aux urgences du quotidien :

  • ​La lutte sans concession contre la crise du logement : Face à l'explosion des loyers et aux ravages de la spéculation, les électeurs ont dit un « stop » retentissant aux logiques de marché.
  • ​Le pouvoir d'achat et le progrès social : C'est un choix fort pour une politique qui protège les travailleuses et les travailleurs, loin des recettes libérales et des politiques d'austérité.
​Un signal éclatant envoyé à Berlin... et bien au-delà !

​Au-delà de la joie immense de voir la gauche triompher dans cette métropole vibrante, ce résultat est un avertissement cinglant pour le gouvernement fédéral et le chancelier Friedrich Merz. Il prouve que lorsque la gauche propose de vraies solutions de rupture et de justice sociale, elle mobilise massivement et redonne espoir à la population.

​C'est une magnifique victoire et une formidable source d'inspiration pour toutes les luttes à venir !

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Berlin, #Allemagne, #Politique, #2006

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Publié le 20 Septembre 2026

Rentrée à Louvain : quand l'université fait rimer accueil et dialogue
​Rentrée à Louvain : quand l'université fait rimer accueil et dialogue

​Par Mario Scolas — Last Night in Orient

Le 20 septembre 2026

 

​Et si la grande force d’une institution séculaire était précisément sa capacité à s’accorder au diapason de son époque ? À l’occasion de la rentrée académique de l’Université Catholique de Louvain (KU Leuven), la traditionnelle célébration d'ouverture a été le théâtre d’un geste fort et inspirant : l’intégration d’une récitation coranique au cœur de l'événement.

​Pourtant, cette belle initiative n'a pas manqué de susciter les foudres de certaines figures politiques, à l'instar d'Alain Destexhe. Opposant notoire à toute manifestation des pratiques musulmanes en Belgique, celui-ci s'est échiné à jeter le discrédit sur cet événement, incarnant par ses prises de position réactionnaires un véritable contradicteur de l'esprit d'ouverture de l'université, en quête évidente de profits électoraux. Mais à quoi bon prêter attention à ces polémiques stériles et bassement politiciennes, si ce n'est pour constater qu'elles passent à côté de l'essentiel ?

​Loin de ces caricatures, l'acte de l'université illustre au contraire une vision vivante et généreuse. Née il y a près de six cents ans, l'institution rappelle que le mot « universel » n'est pas un vain mot. Déjà au XVIe siècle, le grand humaniste Érasme, figure incontournable de l'histoire intellectuelle de Louvain, rappelait que la quête du savoir et la sagesse s'affranchissent des frontières étroites pour embrasser l'humanité tout entière. En ouvrant ses portes à d’autres traditions spirituelles, l'université ne renie rien de son riche héritage chrétien ; elle l’enrichit au contraire en le plaçant dans une posture d'écoute, de curiosité et de respect mutuel.

​Sur un campus universitaire, qui rassemble des étudiants et des chercheurs venus du monde entier, la diversité n'est pas un simple mot d'ordre abstrait : c’est la texture même du quotidien. Permettre aux différentes cultures de se côtoyer et de dialoguer lors des grands moments de la vie académique, c'est offrir une véritable école du vivre-ensemble et apprendre à conjuguer ancrage et hospitalité. Comme le soulignent souvent les chercheurs engagés dans le dialogue interculturel, « l'université n'est pas seulement un lieu de transmission des savoirs, c'est le laboratoire vivant de la citoyenneté mondiale ».

​En choisissant de tisser des ponts plutôt que des murs, l'Université de Louvain rappelle que la connaissance s'accompagne toujours d'une ouverture du cœur et de l'esprit. C'est précisément cette belle dynamique de dialogue et de métissage des cultures que nous défendons à travers Last Night in Orient : tisser inlassablement des liens pour que la diversité devienne notre plus grande richesse commune.

​Portée par cet élan d'intelligence collective, c'est une excellente année académique que nous souhaitons à toutes les étudiantes et à tous les étudiants qui viennent de s'inscrire : qu'elle soit riche en découvertes, en belles rencontres et couronnée de plein succès !

​Par Mario Scolas — Last Night in Orient

Le 20 septembre 2026

 

​Et si la grande force d’une institution séculaire était précisément sa capacité à s’accorder au diapason de son époque ? À l’occasion de la rentrée académique de l’Université Catholique de Louvain (KU Leuven), la traditionnelle célébration d'ouverture a été le théâtre d’un geste fort et inspirant : l’intégration d’une récitation coranique au cœur de l'événement.

​Pourtant, cette belle initiative n'a pas manqué de susciter les foudres de certaines figures politiques, à l'instar d'Alain Destexhe. Opposant notoire à toute manifestation des pratiques musulmanes en Belgique, celui-ci s'est échiné à jeter le discrédit sur cet événement, incarnant par ses prises de position réactionnaires un véritable contradicteur de l'esprit d'ouverture de l'université, en quête évidente de profits électoraux. Mais à quoi bon prêter attention à ces polémiques stériles et bassement politiciennes, si ce n'est pour constater qu'elles passent à côté de l'essentiel ?

​Loin de ces caricatures, l'acte de l'université illustre au contraire une vision vivante et généreuse. Née il y a près de six cents ans, l'institution rappelle que le mot « universel » n'est pas un vain mot. Déjà au XVIe siècle, le grand humaniste Érasme, figure incontournable de l'histoire intellectuelle de Louvain, rappelait que la quête du savoir et la sagesse s'affranchissent des frontières étroites pour embrasser l'humanité tout entière. En ouvrant ses portes à d’autres traditions spirituelles, l'université ne renie rien de son riche héritage chrétien ; elle l’enrichit au contraire en le plaçant dans une posture d'écoute, de curiosité et de respect mutuel.

​Sur un campus universitaire, qui rassemble des étudiants et des chercheurs venus du monde entier, la diversité n'est pas un simple mot d'ordre abstrait : c’est la texture même du quotidien. Permettre aux différentes cultures de se côtoyer et de dialoguer lors des grands moments de la vie académique, c'est offrir une véritable école du vivre-ensemble et apprendre à conjuguer ancrage et hospitalité. Comme le soulignent souvent les chercheurs engagés dans le dialogue interculturel, « l'université n'est pas seulement un lieu de transmission des savoirs, c'est le laboratoire vivant de la citoyenneté mondiale ».

​En choisissant de tisser des ponts plutôt que des murs, l'Université de Louvain rappelle que la connaissance s'accompagne toujours d'une ouverture du cœur et de l'esprit. C'est précisément cette belle dynamique de dialogue et de métissage des cultures que nous défendons à travers Last Night in Orient : tisser inlassablement des liens pour que la diversité devienne notre plus grande richesse commune.

​Portée par cet élan d'intelligence collective, c'est une excellente année académique que nous souhaitons à toutes les étudiantes et à tous les étudiants qui viennent de s'inscrire : qu'elle soit riche en découvertes, en belles rencontres et couronnée de plein succès !

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Louvain, #Islam

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Publié le 19 Septembre 2026

La pauvreté infantile et juvénile en Belgique
La pauvreté infantile et juvénile en Belgique : analyse multidimensionnelle, dilemmes distributifs, arbitrages politiques et réalité vécue

​En Belgique, un enfant sur sept vit dans une famille exposée à un risque de pauvreté, un enfant sur cinq à Bruxelles.

​Ces chiffres, qui interpellent dès qu'on s'y attarde, m'ont poussé à creuser le sujet. Sur mon blog, j'ai voulu aller au-delà du simple constat statistique pour analyser en profondeur cette réalité alarmante, en examinant ses dimensions cachées, les choix politiques qui la régissent en cette année 2026, et surtout la détresse humaine qui se cache derrière les lignes de budget.

​Par Mario Scolas pour Last Night in Orient

​1. Vérification empirique et ancrage territorial de la précarité

​La proposition selon laquelle « en Belgique, un enfant sur sept vit dans une famille exposée à un risque de pauvreté, et un enfant sur cinq à Bruxelles » repose sur des bases empiriques solides, corroborées par les données statistiques récentes (notamment l’enquête EU-SILC de Statbel et les rapports d’organismes de veille sociale).

​Sur le plan national, le risque de pauvreté monétaire chez les mineurs et les jeunes adultes demeure structurellement élevé. À cette précarité financière s’ajoutent des indicateurs de privation matérielle et sociale qui se traduisent par des restrictions concrètes au quotidien. Des disparités territoriales marquées traversent par ailleurs le pays : si la Flandre affiche des taux de précarité plus modérés, la Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale concentrent les niveaux de vulnérabilité les plus aigus. À Bruxelles, les indicateurs de risque de pauvreté et d’exclusion sociale dépassent fréquemment le seuil d’un enfant sur cinq, confirmant l’acuité particulière du phénomène en milieu urbain dense.

​2. Une problématique multidimensionnelle et systémique : l'impact global sur les parcours d'études

​L’analyse de la précarité ne saurait se limiter à une approche purement monétaire ou se restreindre aux seuls jeunes enfants. Elle s’inscrit dans une trajectoire générationnelle continue qui fragilise l'ensemble des parcours d'apprentissage, qu'il s'agisse de l'enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Cette dynamique systémique se structure autour de plusieurs dimensions interconnectées :

  • ​La dimension résidentielle et matérielle : La tension chronique du marché locatif urbain expose les familles, mais aussi les étudiants et jeunes actifs, à l’insalubrité, à la suroccupation et à des charges financières disproportionnées. À cette précarité du logis s’ajoute la fracture numérique, devenue une barrière invisible mais redoutable : l'absence d'équipements informatiques performants ou d'une connexion internet stable pénalise lourdement les élèves, les adolescents et les étudiants dans leur scolarité, tout en complexifiant l'accès des parents aux démarches administratives en ligne (favorisant ainsi le non-recours aux droits).
  • ​L’impact direct sur les parcours scolaires et académiques :
    • ​Dans l'enseignement primaire et secondaire, les coûts indirects de la scolarité (achats de matériel, frais d'excursions, de photocopies ou de repas chauds) pèsent lourdement sur les budgets des ménages. Cette réalité accentue le décrochage larvé, la peur du regard des autres lors des activités payantes et prive les enfants d'un cadre d'étude serein à domicile.
    • ​Dans l'enseignement supérieur (hautes écoles et universités), la précarité prend une forme nouvelle mais tout aussi destructrice. L’envolée des prix des kots (logements étudiants), du coût des syllabus, des frais d'inscription et des transports met en péril l'accès et le maintien dans les études. Nombreux sont les jeunes qui doivent cumuler des jobs étudiants intensifs au détriment direct de leur réussite académique, ou qui renoncent par crainte de l'endettement.
  • ​La dimension sanitaire : Les restrictions budgétaires des ménages et des étudiants en autonomie précaire se répercutent directement sur la santé, affectant l'accès aux soins préventifs, au soutien psychologique et à une alimentation saine et régulière.
  • ​La dimension intersectionnelle et genrée (la monoparentalité) : La pauvreté est profondément sexuée. Elle touche massivement les familles monoparentales, dirigées pour l'écrasante majorité par des mères seules. Les inégalités salariales structurelles, le temps partiel contraint et les difficultés de recouvrement des pensions alimentaires placent ces foyers en première ligne, exposant directement les enfants et les jeunes à des ruptures de parcours de vie.

​3. Le dilemme des politiques publiques : universalisme versus ciblage

​Face à ces défis multidimensionnels, la conception des transferts sociaux oscille traditionnellement entre deux modèles de justice distributive :

  • ​Le modèle universel, qui garantit des aides inconditionnelles à l’ensemble des ménages et des étudiants (allocations familiales, bourses d'études élargies), protège la cohésion sociale et éradique le phénomène du non-recours aux droits, mais se heurte à des contraintes budgétaires strictes.
  • ​Le modèle ciblé, qui concentre les ressources sur les publics les plus vulnérables, maximise l’efficacité allocative à budget constant, mais comporte des risques d’effets de seuil (les « pièges à pauvreté ») et de stigmatisation.
  • ​L’universalisme proportionné, souvent prôné par les experts en politiques publiques, cherche à articuler un socle universel de base et des compléments modulés selon les revenus, offrant ainsi une alternative plus équilibrée.

​4. L’inflexion politique en 2026 : les arbitrages de la coalition « Arizona », le rôle des CPAS et la fracture sémantique

​En cette année 2026, l’examen de cette architecture redistributive s’inscrit pleinement dans le contexte des choix budgétaires et socio-économiques du gouvernement fédéral dit « Arizona ». Alors que les mesures d’envergure de cette coalition se déploient, la trajectoire politique choisie suscite de vifs débats et des alertes répétées de la part des réseaux de lutte contre la pauvreté et du secteur associatif :

  • ​La primauté de l’activation par l’emploi : La stratégie gouvernementale mise fortement sur l’incitation et l’obligation de retour à l’emploi, combinée à des restrictions progressives de certaines allocations. Les critiques soulignent toutefois qu’en 2026, cette approche pénalise sévèrement les personnes éloignées du marché du travail, les jeunes diplômés ou sortant du système scolaire, les travailleurs à temps partiel et les familles monoparentales.
  • ​Le durcissement des conditions d’accès et la saturation des CPAS : Les réformes touchant les statuts de cohabitation ou les critères d’octroi des minima sociaux continuent d’être analysées par les travailleurs sociaux comme des facteurs de risque accrus de basculement dans la précarité. En bout de course, les Centres Publics d'Action Sociale (CPAS) font face à une saturation chronique de leurs files d'attente — englobant désormais une proportion croissante d'étudiants en détresse —, peinant à absorber l'urgence sociale.
  • ​La posture sémantique et le ton des formations libérales : Les prises de position de certains représentants politiques, notamment issus du Mouvement Réformateur (MR), sont fréquemment épinglées par les acteurs sociaux pour leur ton perçu comme péremptoire ou empreint d’une forme de condescendance. L’insistance récurrente sur le mérite individuel, la lutte contre la prétendue « paresse » ou la focalisation sur la fraude sociale tendent, selon les critiques, à culpabiliser les ménages précaires et les jeunes, tout en niant les déterminants structurels de la pauvreté.
  • ​La tension entre rigueur budgétaire et investissement social : Soumis à des impératifs stricts d’assainissement des finances publiques et de respect des trajectoires budgétaires européennes, les arbitrages de l’Arizona restreignent les marges de manœuvre nécessaires pour financer des politiques structurelles d’envergure en faveur de la jeunesse et de l'enseignement, en dépit des engagements européens liés à la Garantie européenne pour l'enfance.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Pauvreté, #Belgique, #Actualités, #2006

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