Publié le 22 Mai 2018

Jules Jean Vanobbergen, né le  à Ixelles et mort dans la nuit du  au  à Grand-Bigard, est un chanteur comique belge mieux connu sous le nom de scène de Grand Jojo ou Lange Jojo chez les néerlandophones et les Bruxellois.

Il est le représentant d'une certaine belgitude. Son répertoire d’ambiance comprend de multiples titres emblématiques, tels que On a soif ! (souvent mentionné sous la forme : Chef, un p'tit verre, on a soif), Jules César et surtout E viva Mexico, qui ont marqué la culture populaire belge1.

Biographie

Il grandit à Molenbeek. À seize ans, il quitte l’école pour entrer à l’académie, voulant devenir peintre. Il effectue son service militaire d’abord à la base aérienne de Florennes, où il est membre du premier orchestre de chambre de l’armée en tant que batteur2.

Jules Jean Vanobbergen est tout d'abord un dessinateur publicitaire. Il est par la suite disquaire et musicien. Jules Jean Vanobbergen réalise assez vite qu'il manque de chansons d'ambiance sur le marché de l'époque. Il décide donc d'en produire lui-même et choisit le pseudonyme Grand Jojo. Le Grand Jojo est une icône belge et le représentant d'une certaine belgitude3,4,5.

Grand Jojo interprète surtout des chansons à boire telles que On a soif !, Sergent Flagada, La petite bête à bon Dieu, Jules César.

À ses débuts, il interprète Le Tango du Congo, Victor le footballiste et Sitting Bull6, des tangos aux textes surréalistes. En 1974, il interprète Le French Can-can qui obtient le succès escompté.

Le titre On a soif ! sorti en 1979 a notamment été utilisé par le « corbeau » pour harceler au téléphone Jean-Marie et Christine Villemin en 1981, trois ans avant le début de l'affaire Grégory7.

En 1985, à la suite du 3e titre consécutif de champion de Belgique du RSC Anderlecht, il crée le titre Anderlecht champion puis, sur le même air, il modifie les paroles et crée E viva Mexico pour la participation des Diables rouges (équipe nationale de Belgique) en 1986 à la Coupe du Monde de football au Mexique où l'équipe ira jusqu'en demi-finale8. En 1987, il sort Allez Lille dédié au LOSC dont il se déclare supporter.

Le  Jules Jean Vanobbergen est nommé Chevalier dans l'ordre de Léopold9.

Depuis l'année 2006 (aux Francofolies de Spa), le Grand Jojo a repris la route accompagné de groupes ska-punk de la scène belge actuelle lui rendant hommage : Skaïra10 et les Poulycroc11. Ils ont d'ailleurs sorti pour l'occasion un CD hommage au Grand Jojo. L'un de ses concerts hommages, appelé Grand Jojo Tribute, a eu lieu à Louvain-la-Neuve le , organisé par le CESEC (cercle des étudiants en sciences économiques, sociales et politiques) à l'occasion des trente ans du cercle et par la régionale athoise12. En 2012, sans maison de disque depuis quinze ans, il signe chez Universal Music Belgium13.

En 2014, il incarne le personnage d'une bande dessinée14 dont les histoires sont inspirées de ses chansons15. Il est nommé citoyen d'honneur de la ville de Bruxelles en 16 et Marollien d'honneur au début de l'année suivante17. En 2019, il inaugure son propre musée à Boussu-lez-Walcourt, situé dans une maison d'un de ses admirateurs, en présence de ses amis dont Frédéric François et Claude Barzotti18.

Fin , il annonce arrêter définitivement sa carrière, affaibli moralement et physiquement par le confinement, et annuler ses concerts prévus19.

Il meurt le  à l'âge de 85 ans des suites d'une longue maladie à Grand-Bigard20.

Ses obsèques se tiennent en la basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg le  au matin dans un recueillement festif et chantant21, suivies de l'inhumation au cimetière de Grand-Bigard.

Discographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Ik zeen a geire
  • 1967 : 'K Zeen ze vleige
  • 1972 : Le Tango du Congo
  • 1972 : Valencia
  • 1974 : Le Bal tyrolien
  • 1974 : Le French Cancan
  • 1974 : Le Tango russe
  • 1974 : Victor le footballiste
  • 1975 : Le Disc-jockey
  • 1976 : Schultz
  • 1978 : S.O.S.
  • 1978 : L'avion de Buenos Aires
  • 1979 : On a soif !
  • 1979 : Carmelita
  • 1980 : Ookie pookie
  • 1980 : Patrouille de nuit (Night patrol)
  • 1980 : La Petite Bête à Bon-Dieu
  • 1981 : Agence matrimoniale
  • 1981 : Les Petites Boules pour la toux
  • 1981 : Popeye le marin
  • 1982 : Jules César
  • 1982 : Clémentine
  • 1982 : Ma tute
  • 1983 : Sergent Flagada
  • 1984 : Vive les saints !
  • 1984 : Il fait chaud
  • 1984 : A outsiplou
  • 1985 : Anderlecht Champion
  • 1985 : Square dance
  • 1986 : E viva Mexico
  • 1986 : Les Oranges
  • 1986 : Le Téléphone
  • 1989 : La (New) Beat
  • 1989 : Sitting Bull
  • 1990 : Le Mondiale
  • 1993 : La mer du Nord
  • 1994 : Les petits Belges en Amérique
  • 2000 : Allez Belgique 2000
  • 2002 : Les Belges à Tokyo
  • 2007 : Vive la Belgique
  • 2012 : Best Of
  • 2013 : Viva Brasil
  • 2015 : Tout va très bien
  • 2018 : Goal Goal Gooaal

Notes et références

  1.  « Le Grand Jojo est mort à l’âge de 85 ans » [archive], sur Le Soir,  (consulté le )
  2.  « Le Grand Jojo est mort à l’âge de 85 ans » [archive], sur Le Soir,  (consulté le )
  3.  « Le Grand Jojo » [archive], sur universalmusic (consulté le)
  4.  « Biographie » [archive], sur legrandjojo (consulté le )
  5.  « "Icône de la belgitude", "hors-norme": les réactions affluent au décès du Grand Jojo » [archive], sur moustique.be,  (consulté le)
  6.  Lange Jojo – Sitting Bull (1989, Vinyl) (lire en ligne [archive])
  7.  « Affaire Grégory : ce que déversait le corbeau » [archive], sur ouest-france,  (consulté le )
  8.  « Belgique : Grand Jojo prépare son "grand retour" » [archive], sur france3-regions,  (consulté le )
  9.  «Ce qui était ringard est devenu tendance» [archive], sur Le Soir,  (consulté le )
  10.  « Poulycroc-skaïra-grand jojo chef un petit verre » [archive], sur dailymotion (consulté le )
  11.  « Poulycroc et grand jojo » [archive], sur youtube (consulté le)
  12.  « Louvain-la-Neuve Cette semaine : Le Cesec fête ses trente ans » [archive], sur Le Soir,  (consulté le )
  13.  « Le Grand Jojo a signé jeudi chez Universal » [archive], sur dhnet,  (consulté le )
  14.  « Le Grand Jojo devient un personnage de BD » [archive], sur RTBF,  (consulté le )
  15.  « Non, peut-être ! Le Grand Jojo vol.1 » [archive], sur bandedessinee.info(consulté le )
  16.  « Bruxelles: Manneken Pis habillé en Jules César en l'honneur du Grand Jojo » [archive], sur RTBF,  (consulté le )
  17.  « Le Grand Jojo nommé Marollien d'honneur » [archive], sur Le Vif,  (consulté le ).
  18.  « Le musée du Grand Jojo est ouvert » [archive], sur dhnet, (consulté le )
  19.  « Le Grand Jojo nous a quittés, il avait mis un terme à sa carrière en juin dernier : "Je prends ma retraite" avait-il déclaré à près de 85 ans » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le )
  20.  « Le Grand Jojo est décédé dans la nuit à l'âge de 85 ans » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le ).
  21.  « L'"Alléluia" version Grand Jojo sur l’air d'"Allez Allez Allez" chanté dans la Basilique de Koekelberg (vidéo) » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Lange Jojo, #Grand Jojo, #Zwanze, #Belgitude, #chansons à boire

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Publié le 22 Mai 2018

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Rédigé par Frédéric Sausse

Publié dans #Jean de La Fontaine, #Le Chêne et le Roseau

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Publié le 22 Mai 2018

Le Mexique peut réellement être qualifié de surréaliste, tant le rapport des mexicains à la religion et aux esprits de l'au-delà est parfois surprenant. A savoir que, La mort occupe une place très importante dans la culture populaire mexicaine. La tête de mort, loin d’être un symbole macabre, est festive !

Nuestra Señora de la Santa Muerte (« Notre dame de la Sainte Mort »), ou Santísima Muerte, est un personnage du folklore mexicain.
Nuestra Señora de la Santa Muerte (« Notre dame de la Sainte Mort »), ou Santísima Muerte, est un personnage du folklore mexicain.

Nuestra Señora de la Santa Muerte (« Notre dame de la Sainte Mort »), ou Santísima Muerte, est un personnage du folklore mexicain.

La mort occupe depuis toujours une place importante dans la culture populaire mexicaine. La tête de mort, loin d'être un symbole macabre, est festive, et les Mexicains s'offrent des pâtisseries sucrées en forme de crâne le lendemain de la Toussaint. Mais depuis peu, la mort est érigée en icône dans des chapelles improvisées à travers le pays. Des pèlerins s'y rendent pour y déposer des offrandes (comme des fleurs, des petites robes de mariée, et même des cigares) en échange de sa protection et son soutien. Aujourd'hui, on estime qu'environ six millions de Mexicains vouent un culte à cette déesse de la mort.

Nuestra Señora de la Santa Muerte (« Notre dame de la Sainte Mort »), ou Santísima Muerte, est un personnage du folklore mexicain.

La Santa Muerte est désignée sous de nombreux noms comme :

  • la Flaca ou la Flaquita (la maigrichonne), la Huesuda (l'osseuse)
  • la Niña Bonita (la jolie fille), la Niña Santa (la sainte fille)
  • la Niña Blanca (la fille blanche), la Hermana Blanca (la sœur blanche), la Señora Blanca (la dame blanche)
  • la Señora Negra (la dame noire), la Señora de las Sombras (la dame des ombres)
  • la Dama Poderosa (la dame puissante), la Madrina (la marraine)
  • la Santa Sebastiana (la Sainte Sébastienne), Doña Sebastiana (dame Sébastienne).

Les mexicains  prient la Santa Muerte dans les cas désespérés, c’est-à-dire quand les recours à Dieu, à la Vierge, à Jésus ou à d’autres saints n’ont pas obtenu les résultats espérés. Elle personnifie la mort, de manière similaire à la Grande faucheuse dans les folklores européens. Contrairement à elle, cependant, elle est associée à des attributs positifs comme la guérison ou la protection.

L'histoire du culte a un long processus d'évolution qui peut être divisé en deux étapes. Une longue étape de gestation où ils ont combiné les différents éléments qui vont de l'ère pré-hispanique, à travers le catholicisme de l'ère coloniale, atteignant jusqu'au milieu du XXe siècle. Une étape rapide où l'ensemble de ces éléments donne à la figure son apparence actuelle; ce dernier étant attribué à un environnement de marginalisation sociale, de pauvreté et de criminalité, de nombreux fidèles connaissent cette chanson en remerciant la fille blanche pour les faveurs qui ont été faites.

L'origine montre les détails d'un syncrétisme entre différents éléments du culte préhispanique pour les morts, les dieux liés aux Aztèques et aux Mayas et l'Église catholique.

Au Mexique, depuis 2005, le culte qui a promu le Santa Muerte a été annulé l'enregistrement constitutif par le ministère de l'Intérieur du Mexique (SEGOB) parce que son culte "dévie sérieusement les buts établis dans les statuts de la loi de Associations religieuses et culte public du Mexique ».

En pouvant opérer des églises de cette dénomination sans enregistrement, David Romo Guillén, leader du culte, a annoncé que la mort aura sa cathédrale à Mexico en l'an 2010 ayant une extension de mille 200 mètres carrés, deux niveaux, capacité pour 500 personnes assis et place pour les cryptes avec un coût total de 38 millions de pesos

Le pape catholique Francisco, lors de sa visite au Mexique en 2016, a condamné le culte de Santa Muerte en soutenant qu'il y a «tant de gens séduits par le pouvoir vide du monde, exaltant les chimères et arborant leurs symboles macabres pour commercialiser la mort ».

Ceux qui prient la Santa Muerte le font faute d'avoir obtenu des résultats satisfaisants auprès de Dieu, du Christ, de la Vierge de la Guadalupe ou d'autres saints. On prie la Santa Muerte pour les cas désespérés (malades, prisonniers, victimes de l'injustice…) et pour tout ce dont on a besoin (emploi, protection du foyer, santé, rivalités…). On peut l'invoquer pour tout type de demandes, tant pour demander le bien que le mal.

Il serait faux de penser que la vénération de la Santa Muerte se limite à la capitale. En réalité, cette dévotion est pratiquée dans tout le pays. On estime même à environ 6 millions le nombre de ses fidèles.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Religion, #Mexique, #Santa Muerte, #La Catrina, #La Calaca, #Toussaint

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