Publié le 19 Mars 2018

L'Hymne d'Espagne a un problème musical important ... Mais pour le comprendre, il faut d'abord voir ce qu'est son histoire, qui l'a composé, qui doit payer chaque fois qu'on le joue, pourquoi cela sonne militaire, et à quoi un compositeur russe du XIXe siècle l'a donné. Et comment cela se rapporte à Marta Sánchez. Cette vidéo est complètement apolitique. Je parle juste de la façon dont l'hymne a évolué musicalement.

La Marcha Real (la Marche royale) est l’hymne national et royal de l'Espagne. C'est l'un des plus vieux hymnes nationaux officiels encore utilisés au monde (avec l'hymne japonais). Il n'a pas de paroles officielles, malgré plusieurs tentatives pour lui en fournir.

L'hymne est un des plus vieux d'Europe, mais la musique n'a été imprimée pour la première fois sur un document daté qu'en 1761, dans un recueil intitulé El libro de Ordenanza de los toques militares de la Infantería Española (Le livre des sonneries de l'infanterie espagnole), par Manuel de Espinosa, sous le titre de la Marcha Granadera (la Marche des grenadiers). Le nom de son compositeur est inconnu.

En 1770, le roi Charles III déclara la Marcha Granadera « marche d'honneur » officielle, utilisée pour les cérémonies (il est le premier de tous les hymnes actuellement joué dans le monde à être ainsi officialisé). Elle était toujours jouée lors des événements où la famille royale était présente et les Espagnols l'ont peu à peu considérée comme leur hymne national. Ils la renommèrent Marcha Real (en français, Marche royale).

Sous la Seconde République (1931–1939), l'Himno de Riego remplaça la Marcha Real comme hymne officiel de l'Espagne. À la fin de la guerre civile, le général Francisco Franco restaure la Marche royale comme hymne national sous son ancien nom de la Marcha Granadera. Quoique officiellement il continuera à ne pas avoir des paroles, souvent l'hymne sera chanté avec une variation des paroles commandées par Miguel Primo de Rivera en 1928 à José María Pemán. En démocratie, la version musicale de la Marche royale sera modifiée par le Décret royal 1560/1997

Vive l’Espagne !
Chantons tous unis
Avec une voix distincte
Et un seul cœur

Vive l’Espagne !
Des vertes vallées
À l’immense mer,
Un hymne de fraternité

Aime la Patrie
Car elle sait embrasser
Sous son ciel bleu
Les peuples en liberté

Gloire aux fils
Qui donnent à l’Histoire
Justice et grandeur
Démocratie et paix
Vive l’Espagne !

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Marcha Real, #Jaime Altozano

Repost0

Publié le 19 Mars 2018

Pornocrates (Pornokratès, ou La Dame au cochon) est un tableau de l'artiste belge Félicien Rops réalisé en 1878. Il est considéré comme son œuvre la plus connue. Différentes interprétations pour le travail existent. La femme peut être considérée comme une femme puissante, menée par le porc, qui peut être considérée comme une image de l'homme, dans un état bestial, soumis et ignorant, tenu en échec par la femme.  Le cochon à queue dorée peut aussi être vu comme une allégorie du luxe, ou même comme un animal du diable,  un symbole de fornication, dirigeant la femme dans l'aveuglement. En tout cas, l'œuvre représente la vision de Rops de la femme de son temps: une femme fatale de plus en plus autoritaire, impitoyable et séduisante.

Pornocrates (Pornokratès, ou La Dame au cochon) est un tableau de l'artiste belge Félicien Rops réalisé en 1878. Il est considéré comme son œuvre la plus connue. Différentes interprétations pour le travail existent. La femme peut être considérée comme une femme puissante, menée par le porc, qui peut être considérée comme une image de l'homme, dans un état bestial, soumis et ignorant, tenu en échec par la femme. Le cochon à queue dorée peut aussi être vu comme une allégorie du luxe, ou même comme un animal du diable, un symbole de fornication, dirigeant la femme dans l'aveuglement. En tout cas, l'œuvre représente la vision de Rops de la femme de son temps: une femme fatale de plus en plus autoritaire, impitoyable et séduisante.

à voir au musée Rops à partir du 24/03/18.

à voir au musée Rops à partir du 24/03/18.

« Une grande femme nue sur une frise, les yeux bandés, conduite par un cochon ‘à queue dorée’. Voilà l’oeuvre et elle a pour titre : Pornocratie», écrivait Félicien Rops en décembre 1878. C’est sans conteste l’une des oeuvres les plus connues de l’artiste qui en dessina plusieurs versions, de dimensions différentes. « J’espère que c’est moral ! », dira-t-il encore en parlant de ce couple étrange unissant une femme à moitié nue et un cochon à la queue dorée. « Je viens de terminer une grande étude de femme d’après mon nouveau petit modèle que j’ai eu la cruauté de faire poser par 8 degrés sous zéro, nue comme la Vérité. L’Art rend féroce ».
Exposée en 1886 lors du Salon du groupe d’avant-garde les XX à Bruxelles, la Pornocratès ne passa pas inaperçue au point que des visiteurs indignés demandèrent au bourgmestre de faire retirer le dessin. « J’ai fait la trouée dans l’hypocrisie de notre temps, voilà tout », écrira-t-il ! Quelle est la symbolique de cette oeuvre ? Comment fut-elle accueillie au 19e siècle ? De nombreuses questions se posent face à ce dessin que d’aucuns considèrent comme le point de départ du symbolisme belge alors que d’autres évoquent son caractère surréaliste…
Cette exposition-dossier est l’occasion de présenter pour la première fois une vingtaine d’états de la gravure en couleurs réalisée par Albert Bertrand en 1896. Une campagne de restauration réalisée par le service du Patrimoine de la Fédération Wallonie-Bruxelles permet la présentation des différentes étapes de cette technique d’impression colorée, mises en images par la Cinémathèque de Bruxelles.
Pour évoquer la modernité toujours actuelle de Pornocratès, des artistes comme Pol Bury, Jacques Charlier, Jacques Lennep ou encore Antoine Roegiers exposent leurs créations à côté de ce chef-d’oeuvre de l’art belge, qui continue de représenter, aujourd’hui, une certaine « belgitude ».

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Félicien Rops, #Pornocratès, #2018, #Belgique

Repost0

Publié le 19 Mars 2018

Vous aimez la viande de bœuf et vous faites confiance à votre boucher pour sélectionner de la viande tendre et savoureuse. Une bonne côte de bœuf, c’est délicieux mais il n’est pas toujours facile de déterminer la cuisson parfaite. Comment réussir la cuisson de votre entrecôte de bœuf !
 

L’entrecôte ou faux-filet, n’est pas, comme son nom l’indique, un morceau de viande situé entre les côtes. Elle est constituée du même morceau que la côte, mais désossé. Dans cette recette, on vous explique comment cuire une pièce de viande style entrecôte ou faux filet en utilisant une méthode très simple où on retourne sans arrêt la viande, pendant toute la cuisson, pour un résultat parfait, homogène, en deux temps trois mouvements. Une cuisson digne d'un pro, c'est facile.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Cuisine

Repost0