Publié le 3 Juin 2014

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Sayed Darwish, #Cinéma, #Musiques arabes

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Publié le 2 Juin 2014

Son premier combat a fait de lui une icone en Grèce. Dans la nuit du 30 au 31 mai 1941, à 19 ans, il est allé avec son ami Apostolos Santas décrocher le drapeau nazi qui flottait sur l'Acropole.

Arrêté trois fois sous l'occupation, Manolis Glezos a échappé au peloton d'exécution. Il a continué à combattre pendant la terrible guerre civile grecque qui a suivi la guerre mondiale, quand les Anglais décidèrent de désarmer les résistants, communistes en général.


Militant communiste, il a survécu à plusieurs condamnations à mort. Il a connu la prison dans les années 50 puis sous la dictature des Colonels (1967-1974).

 

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Documents, #Grèce

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Publié le 2 Juin 2014

Ils ne représentent que 3% de la population péruvienne, mais les afro-descendants du Pérou se font remarquer dans les différents domaines de la vie quotidienne. Du sport à la gastronomie, en passant par les diverses expressions artistiques, l'influence de la culture afro-péruvienne est indéniable. La communauté afro-péruvienne se retrouve principalement dans la côte sud-centrale (Lima, Callao, et les provinces de Cañete, Chincha, Pisco et Nazca), et sur la côte nord (entre Lambayeque et Piura). Bien qu’il accuse du retard par rapport à d’autres pays d’Amérique latine, comme le Brésil et la Colombie, le Pérou se trouve désormais engagé dans un processus de reconnaissance et de visibilité de la communauté afro-péruvienne.

Le terme Afro-péruvien désigne la culture des descendants des diverses ethnies africaines subsahariennes qui vivent au Pérou depuis la conquête espagnole. Les Espagnols ont fait venir environ 300 esclaves lors de cette conquête, au XVIe siècle. De nos jours, Ils n’ont qu’une vague connaissance de leurs ancêtres, de leur pays d’origine, de leurs racines.

Aquarelle de Pancho Fierro (Lima, 1807 - Lima, 1879)

La communauté afro-péruvienne tient une place importante dans l'identité côtière péruvienne, dans la façon de s'exprimer, l'argot, et plus fortement dans les danses, le chant, la littérature et la gastronomie péruviennes. Les Afro-péruviens ont aussi participé à la création de manifestations religieuses et de sports populaires qui leur sont propres.

L’histoire des personnes d’ascendance africaine au Pérou commence avec l’arrivée des Africains réduits en esclavage dans les plantations de canne à sucre. Déracinement et migration forcée – décidés par les puissances impérialistes à partir du XVIe siècle-, et discrimination, exclusion et violation des droits au fil des siècles subséquents.

Les premiers Afro-péruviens sont arrivés avec les conquérants espagnols, la plupart d'entre eux étaient des esclaves d'origine malgache qui leur servaient de soldats lorsqu'ils en avaient besoin. Dû à leur passé culturel et leur connaissance de la langue espagnole, ils ont contribué directement à la colonisation hispanique. Peu à peu, les Afro-péruviens ont été concentrés dans des camps spécialisés où ils devaient pratiquer des travaux d'artisanat et d'agriculture en s'appuyant sur leurs connaissances. Avec le métissage, le rôle des Afro-péruviens comme intermédiaires entre les Indigènes et les Espagnols diminue. La population métisse augmenta avec les relations entre Indigènes et Espagnols. Désormais, une hiérarchie raciale devint importante pour protéger le privilège des souverains espagnols et leurs enfants.

Dans la « pigmentocratie » (hiérarchie par couleur de peau), les Espagnols étaient au-dessus, les métis au centre et les Indigènes et Africains au-dessous de tout le monde. Les métis héritèrent du privilège d'aider les Espagnols à administrer le pays. En plus, quand des immigrants additionnels arrivèrent d'Espagne et occupèrent agressivement le Pérou, ils ont gardé les travaux les plus rémunérés pour eux-mêmes. Par exemple, après la première étape de la période coloniale, peu d’Afro-péruviens sont devenus des orfèvres ou des argentiers. Néanmoins, dans cette étape de la période coloniale, les Afro-espagnols et les Afro-péruviens travaillèrent fréquemment dans les mines d'or, dû à leur familiarité avec les techniques. En fait, l'exploitation minière de l'or et l’orfèvrerie étaient communs en Afrique occidentale approximativement dès le quatrième siècle. Finalement, les Afro-péruviens prirent en charge les travaux d'agriculture comme les plantations de coton, de canne à sucre et des vignobles, sur la côte péruvienne. La population indigène eut tendance à travailler dans les mines d'argent, sur lesquelles ils avaient plus de connaissances que les Africains occidentaux ou les Espagnols. 

La libération des esclaves a été proclamée par Ramón Castilla dans la ville de Huancayo le 5 décembre 1854. Il y avait 25 505 esclaves au Pérou; Pour obtenir leur liberté, le gouvernement péruvien a dû verser à ses propriétaires une prime de trois cents pesos pour chaque esclave, ce qui représentait une dépense de près de huit millions de pesos qui était payée avec les exportations de guano. Il est documenté que de nombreux patrons prétendaient avoir plus d'esclaves afin de recevoir plus d'argent.

La littérature afro-péruvienne commence à se faire reconnaître grâce à Nicomedes Santa Cruz en 1950. C'est l'un des personnages les plus importants de la culture afro-péruvienne. Il a écrit de nombreux poèmes dont le plus connu est La escuelita. Dans ses œuvres il utilise beaucoup le langage populaire des Afro-péruviens de son époque et il raconte à travers ses écrits quelques coutumes de leur vie quotidienne.

Ce n’est qu’à partir des années 1960 -  début de l’émancipation de la communauté – qu’ils ont été acceptés au Pérou pour finalement s’imposer les décennies suivantes comme une fierté nationale.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Culture afro-péruvienne, #Pérou, #Culture péruvienne, #esclavage, #Racisme

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