Publié le 25 Mai 2015
Tiré de la série "Maroc corps et Âme" réalisé par Izza Genini, 1989
La musique pour la construction du dialogue interculturel, la Fraternité et la Paix.
Publié le 25 Mai 2015
Tiré de la série "Maroc corps et Âme" réalisé par Izza Genini, 1989
Publié le 25 Mai 2015
Je n'ai vu de ton film - Much Loved - que quelques bribes.
Comme ceux qui te critiquent , te sanctionnent, te crucifient et te brident. Et pourtant ! Bien avant toi, il y ' a près d'un siècle et demi, un des plus grands poètes du melhoun, ce fleuron de notre patrimoine littéraire populaire, Driss Benali , l'auteur des célèbres qacidas ''ghita'' et ''fatma '', avait osé écrire une qacida appelée « louwatiya », Personne ne s'en était alors ému, elle a même traversé, sans brouhaha, les méandres du temps, puisque l'Académie du Royaume du Maroc l'a publiée en 2012 dans le diwan de ce grand poète ( cf diwan Driss Benali, page 427, édition Maarif el Jadida 2012 ).
Sans commentaires, je cite ci dessous, au hasard, un extrait de cette qacida. Que tes détracteurs aillent alors faire condamner par contumace ce célèbre auteur ! Non ! Mon cher Nabil, tu as osé lever un tabou {d'ailleurs ce mot tabou ne dériverait-il pas d'un autre terme auquel il ne manque qu'un petit n...) . Tu as osé évoquer le calvaire d'une frange de notre société de consommation, où la misère des uns nourrit l'opulence des autres. Ne devraient-ils plutôt avoir quelques droits, ces êtres qui participent à calmer les pulsions de ces comparses dont la baguette flamboie...
Sans tarder, voici un passage de cette fameuse qacida :
روم الطبون وسير له
عنداك اتفضل شي عليه
مولاي الحر امبرد الغدايد
كيخضع ليه كل واحد
وكثير الي حواه
من داقه عمره لانساه
ديما فمه محلول
للدخول أموجب مبلول
غير ضربه فيه وتركه ايجول
يدخل ختى للفول
دق واتصنت على اجنابه
وتهلى لا تكون فيه الرخوة
نوصيك كن رجل قوي
فتش في الادخال بقوة
في ايمن وشمال وساوي
وتهلى في اطريش القلوة
الا انت معلم حاوي
تسطاب على الحر النشوة
وتصب فيه شلا ناوي
حتى اجيك راسك ويلوي
واعطي لعانسك القلاوي
تمسح ما تخلي رغوة
هديك سيرة العدراوي شهوة الا مثلها شهوة
عدات العسل وحلاوي
هي لكل شوال ادوى
مولاها امسلي ضاوي
واللي متبع الكر
اسفيه ولا ايله انضر
ما عندوشي باش يفتخر
كان هو يا فهيم نال امناه أو قصده ايبات زاهر
بالزب ايسرح المطاهر
واللي جيتي النيته راه اقضى المزية
لهلا يعمي حد كيف معمي داك المغبون
Pour ceux qui veulent la version complète ou la traduction de ce beau poème, ils les trouveront in -''Anthologie de la poésie du melhoun marocain''édition l'Harmattan 2014, page 516
- diwan Driss Benali, Académie du Royaume du Maroc, 2012
/image%2F1043068%2F20150410%2Fob_3ab166_malhoun-marocain-poesie-marocaine-fou.jpg)
Anthologie de la Poésie du Melhoun marocain - Fouad Guessous - Last night in Orient
La poésie du Melhoun est sûrement la plus brillante et la plus florissante du génie marocain. Né il y a plus de cinq siècles, le Melhoun a d'abord fait son apparition dans le sud du Maroc, pou...
Publié le 20 Mai 2015
Dans l'ample paysage du soufisme marocain, la confrérie des Hamadcha occupe une place singulière. Cette confrérie a la particularité d’avoir eu, au début du 18e siècle, deux fondateurs : Sidi Ali ben Hamdouch et Sidi Ahmed Dghoughi. Elle est au croisement de l’islam et du monde africain, où convergent des aspirations mystiques et des pratiques de guérison via des formes de « commerce avec l’invisible » – un invisible polarisé par les djinns, dont la belle et redoutable Lalla Aicha Soudanya. La musique, la danse et la transe sont les axes du rituel, tout comme les sacrifices d’animaux et autres rites dévotionnels et thaumaturgiques. Abderrahim Amrani poursuit cette tradition séculaire avec sa troupe depuis son enfance dans le monde entier.