Publié le 17 Mars 2015

Qu’est ce que l’éveil musical et peut on parler aujourd’hui en Tunisie de l’existence de cette discipline pédagogique aussi bien dans les écoles de musique que dans les établissements chargés de l’enfance?

L’éveil musical est défini selon les experts comme un apprentissage dès le bas âge, à l’ouverture vers le monde sonore dont l’écoute est la base essentielle. Selon les psychologues, l’éveil des sons, des rythmes et des voix se fait dès le bas age jusqu’à l’age préscolaire car c’est cette tranche d’age qui est à la base de la construction de l’identité musicale de l’enfant et de sa personnalité.

Le musicologue et expert en éveil musical Ridha Benmansour estime que cette démarche d’apprentissage balbutie encore entre la théorie et la pratique: l’éveil est enseigné dans la théorie mais n’a aucune présence dans la pratique. L’éveil musical, comme il le définit, est un ensemble de démarches d’expérimentation liées aux sons et primordiales pour la découverte du talent chez l’enfant à travers son initiation précoce à la musique.

Il s’agit d’un excellent outil, sinon le premier, pour développer le sens de l’écoute et donc de faire connaître petit à petit chez l’enfant les ingrédients de base du langage musical. C’est cet éveil qui lui permettra par la suite d’avancer vers un autre stade, celui de la philosophie de la musique qui évolue selon les personnes et donc de dégager cette résonance de l’instrument dans la résonance du corps. Ce sont ses sessions d’éveil musical qui permettent, a-t-il expliqué, à l’enfant d’apprendre à écouter, à apprécier, à juger et donc de stimuler l’imagination à travers la voix, le rythme et le corps.

Dans la pratique, le responsable du département de musique et de danse au ministère de la culture Fethi Ajmi a tenu à préciser que les méthodes d’enseignement musical enseignées dans les 20 écoles publiques de musique (2 à Tunis et 18 dans les régions) n’accordent aucune importance à la matière d’éveil musical, bien que cette discipline est enseignée à l’Institut supérieur de musique de Tunis et à l’Institut supérieur des cadres de l’enfance à Carthage Dermech.

Partageant cet avis, Leila Ben Rhouma professeur universitaire à l’Institut supérieur des cadres de l’enfance a mis l’accent sur l’absence de cet apprentissage et d’exercice d’identité musicale dans les institutions de musique publique ou privées. Malheureusement, a-t-elle mentionné, les dioplomés dans l’éveil musical ne trouvent pas leur place dans les crêches.

Et les jardins d’enfants n’accordent pas à cette démarche l’importance requise pour faire découvrir aux petits « le jardin musical ». La musique, a-t-elle relevé, est enseignée comme une matière qui se prête plutôt à la déclamation pour préparer un spectacle scénique de fin d’année.

 

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Publié le 17 Mars 2015

Depuis plus de 35 ans, Abdelahmid Hadded, un artisan installé à Korba, une petite ville au gouvernorat de Nabeul, a été le maître d’œuvre de centaine de luth arabe fabriqués avec amour et passion.

Installé au milieu de ses créations, M.Abdelhamid (60 ans), qui possède un petit atelier situé au centre ville de Korba, est une référence incontournable pour les professionnels parmi les musiciens et les chanteurs.

Parmi ses clients, on compte feu Ali Sriti, Lotfi Bouchnak, Zied Gharsa, Noureddine Beji ou encore les enseignants de musique en Tunisie ou à l’étranger.

Lors d’un stage d’apprentissage, en 1980, dans un atelier à proximité Bab Lakouas dans la vieille ville de Tunis, M. Abdelhamid a pu recevoir, sous la conduite de Ibn Abdelaziz Jmil, cheikh des artistes tunisiens, les secrets de la fabrication du oud.

Son attachement à sa ville natale Korba a fait qu’il a installé un atelier à proximité de son domicile avant de transmettre ce métier à ses deux frères. La fabrication du oud constitue, désormais, une source de revenus pour les trois familles.

Malgré les difficultés, Abdelhamid, grand fan de l’art musical et de la culture orientale, réaffirme son attachement à son métier de luthier. Parmi les difficultés, on relève l’importation de la plupart des matériaux utilisés de l’étranger. Ainsi le bois est importé de l’Inde et de Turquie et les cordes d’Italie.

Le processus de fabrication du luth nécessite, à chaque étape, un savoir-faire spécifique pour soigner les détails. Le luthier doit être aussi musicien et connaisseur des notes musicales pour pouvoir améliorer la sonorité de l’instrument tout en veillant à ses aspects esthétiques.

L’artisan veille au choix des matières premières et du bois. Le luth tunisien est généralement fabriqué avec une qualité de bois bien déterminée tels l’ébène, l’Erable sycomore ou encore le Palissandre du Brésil qui sont des matières adaptées au travail d’ébénisterie et la lutherie. M. Abdelhamid a souligné qu’un intérêt doit être aussi accordé au choix des instruments qui serviront pour le travail du bois ou encore des teintures et des produits chimiques.

Le luth, dont le prix peut atteindre 700 dinars en Tunisie et 3500 euros en France, est parmi les instruments de musique les plus demandés particulièrement durant la période des vacances estivales.

Outre les musiciens et les artistes plusieurs jeunes et enseignants de musique sont attirés par cet instrument de musique, considérés comme l’un des plus prestigieux instruments de la musique orientale.

 

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques tunisiennes, #Instruments de musique

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Publié le 17 Mars 2015

Il n'a que 16 ans et sa chanson en anglais s'intitule "Golden Boy" a du peps !

Nadav Guedj représentera Israël au concours Eurovision de la chanson 2015 à Vienne, en Autriche.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #2015, #Concours Eurovision de la chanson

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