Publié le 11 Mai 2008

 

Hakim (Né le 6 octobre 1961 à Maghagha, en Moyenne-Egypte) est un chanteur égyptien. Idole adulée de la jeunesse arabe et digne représentant de la jeel music égyptienne, genre cousin du raï.

L'énergie de sa musique n'a pas échappé à l'oreille aiguisée du Transglobal Underground, groupe vedette du dub anglo-pakistanais, qui a remixé plusieurs de ses succès, comme Ya Haddesh Ye Lomni.

Ses chansons, correspondant à un format volontairement court, parlent non seulement d'amour, mais également de thèmes tabous comme le sexe, la religion ou la politique. Afin de déjouer la censure, très pointilleuse et sévère au pays des pharaons, il use de métaphores et d'un langage codé bien reçu par les jeunes. Il devient populaire en 1991, avec Nazra (regard). Très différent, dans sa démarche et dans sa conception musicale de son compatriote Amr Diab, l'autre star de la jeel music, il apparaît comme plus naturel.

Artiste majeur de la scène internationale, Hakim s'est produit plusieurs fois en France et, à chacun de ses passages (à Nantes, Paris ou Marseille), il a marqué les esprits par son sens de la mélodie et son entrain.

Produit par Sony Music, Hakim sortait en 2005 son sixième album. Pour la première fois, il y inclut des chansons en arabe. Ce sont des pièces classiques de la tradition musicale arabe chantée dans un nouveau style. « Je réponds au désir de mes fans qui veulent me voir chanter du Farid El Atrache », explique l'artiste [1].

Il a participé à de grands festivals comme le Celebrate Brooklyn Festival, le Forum Economique Mondial à New York en 2002, avec Quincy Jones et d'autres artistes internationaux, ainsi qu'au Radio City Music Hall avec notamment Elton John, sans oublier d'autres rassemblements comme le Sfinks Festival (Belgique), Les Orientales (St Florent, France), Ghazala Beach (Sharm El Sheikh, Egypte), le Taj Mahal (Atlantic City) et Extra Fiesta (Milan).

Don Omar et Hakim, un nouveau duo qui regroupe un chanteur de Porto Rico et le célèbre chanteur égyptien. Cette union a eu lieu à l'occasion d'une chanson intitulée Tigi Tigi, qui est contre la discrimination raciale.




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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques égyptiennes

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Publié le 11 Mai 2008

La Jeel music ou plus rarement  al-jil est un courant musical en vogue proche du pop-raï algérien qui a pris naissance en Égypte dans les années 70 pour s'imposer dans le courant des années 1980.  Cette musique festive est appelée également la musique de la shababiya (jeunesse). Il est chanté en arabe dialectal comme le Raï. C'est un style de variétés orientales habilement occidentalisé dans les mélodies, les tempos, les orchestrations et...le marketing.

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Ziad Maher : "Quitte moi"

La musique populaire arabe contemporaine emprunte à la fois au style traditionnel et au style classique arabes. Les claviers électroniques accordés pour les maqamat et les tambours accompagnent généralement les chanteurs de poésies et de chansons populaires. Dans certains cas, les chanteurs adaptent leur style vocal ou leur langage au public non arabophone, tout en s'efforçant de préserver en partie la tradition musicale arabe.

Cameron Cartio, bien qu'iranien est très apparenté à ce style de musique.

Ce genre musical engendre de grandes stars sur la scène internationale, comme Mohamed Mounir, Amr Diab (il fut le premier chanteur à arabe à produire un vidéo-clip pour la promotion de ses chansons), Hakim, Haïfa Wehbe , Saber Rebaï, Ramy Ayachou encore Tamer Hosny sont des représentants de ce style musical qui évoque non seulement l'amour, mais également de thèmes tabous comme le sexe, la religion ou la politique. Afin de déjouer la censure, très pointilleuse et sévère au pays des pharaons, les chanteurs de Jeel music usent de métaphores et d'un langage codé bien reçu par les jeunes.

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Rédigé par Mario Scolas

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Publié le 11 Mai 2008

Raïna Raï, est un groupe de Raï-rock originaire de Sidi-Bel-Abbès en Algérie.

Cette formation édite son premier album, Zina en 1983 suivi de plusieurs autres, puis interrompt son activité en 1992 avant de se reformer pour sortir Datni en 2001. Depuis plus de 20 ans, ce groupe culte algérien a influence des groupes comme l'Orchestre National de Barbès ou Gnawa Diffusion. A la différence de tous les ‘Cheb', Raïna Raï est une vraie formation dont le son, et notamment les riffs de guitare de Lotfi Attar, est reconnaissable entre mille.

Plusieurs titres, comme Ya Zina ou Hagda, sont connus de tous les afficionados.

Discographie

  • Zina 1983
  • Raïna Hack 1985
  • Chouli 1986
  • SAF 1987
  • Waïlé 1988
  • Ghaba 1989
  • Rana H'na (collector sorti à 20 000 exemplaires)
  • Datni 2001

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    Ya Zina

    Yâ zîna diri l-î l-atay
    Ô belle fais du thé,

    Diri l-î l-atay u min al-kabsa li l-barrad
    Fais du thé, de la casserole à la théière

    Yâ zîna ribi li l-wad
    Ô belle va à la rivière,

    Ribi li l-wad u jibi n-naɛnaɛ jadid
    Va à la rivière et ramène de la menthe fraîche !

    Yâ zîna mâ-ni'š ɛali-k
    Ô belle, je ne parle pas sur toi

    Mâ-ni'š ɛlik la kharwduni ɛaynin-k
    Pas sur toi, tes yeux m'ont perturbé

    Yâ zîna guli l-î wah
    Ô belle dis-moi oui

    Wala lâ lâ wala gatɛini l-ayyâs
    Ou non, non, et mets fin à mon espoir

    Yâ zîna ɛaynin-ik kbar
    Ô belle, tes yeux sont grands

    Ɛaynin-ik kubar yâdakhlu l-maḥna lî d-dâr
    Tes yeux sont grands, ils apportent le bonheur à la maison

    Yâ zîna wa z-zîn az-zîn
    Ô belle, beauté des beautés

    Wa z-zîn az-zîn u sakin Sid-i Yâssin
    Ô belle, beauté des beautés habitant Sidi Yassin

    Yâ zîna wa l-fin wa r-ray
    Belle, l'art et le raï

    Wa l-fin wa r-ray u kharij min Bin Ɛabbas
    L'art et le raï venant de Ben Abbas

    Yâ zîna râ-nî mahmum
    Ô belle je suis perturbé

    Râ-nî mahmum min-ak ma jâ-ni num
    Je suis perturbé par toi, le sommeil ne me vient pas

    Yâ zîna guli lî bw-ak
    Ô belle, dis à ton père

    Guli lî bw-ak u rah al-galb yârd-ak
    Dis à ton père que le coeur te veut

    Yâ zîna guli lî yimma-k
    Ô belle, dis à ta mère

    Guli lî yamm-ak u râ-h al-ḥub bḡa-k
    Dis à ta mère que l'amour te veut

    Yâ zîna mâ-ni'š ɛalî-k
    Ô belle, je ne suis pas [en train de parler] sur toi

    Ma-ni'š ɛalî-k u rani ɛla r-rumiyyât
    Pas sur toi, mais sur les Occidentales

    Yâ zîna guli lî wah
    Ô belle, dis-moi oui

    Walâ lâ lâ, walâ gatɛî-nî l-ayyâs
    Ou non non, ou mets fin à mon espoir

    Ki râ-ni allî maḥmûm
    Comme je suis celui qui s'inquiète

    fi hadik kaḥlat la-ɛyun
    Dans le noir de ces yeux noirs là

    Najmât an-nujum
    Étoiles des astres

    Ki râ-nî alli maḡrum
    Comme je suis celui qui est amoureux

    Yâ zîna...
    Ô belle...

    Liens internet

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    Rédigé par Mario Scolas

    Publié dans #Raï

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