Publié le 7 Avril 2008

Le Festival Transes Atlantic de Safi (une ville située sur la côte atlantique marocaine) était un festival de musique se dédiant comme un espace de valorisation des traditions régionale et d'expression des musiques actuelles et de faire connaître la ville de Safi comme destination touristique. Il est créé en 2005 à l’initiative du reggaeman Monsif qui se proclame aujourd'hui comme le précurseur d'un reggae nouveau, empreint de rythmiques roots et de musique gnawie.


La musique de Safi : Al-Aita

A l’origine, Al-Aita est un appel de ralliement, elle est en rapport avec les pleurs et les joies et elle constitue, comme toute poésie digne de ce nom, un écho répertoire des joies et soucis quotidiens qui dessinent en filigrane le destin des êtres humains et à travers eux des peuples et figure la partie intime et toujours vivante de la mémoire comme un cœur qui bat[1].


Les origines de cette musique de la plaine est née sur les territoires des tribus Abda, Doukkala et Chaouia au gré des fêtes et des circonstances. Tentative réussie, elle montre les difficultés de remonter le temps, de reconstituer l’histoire de cet art de la fête depuis l’installation des tribus arabes parmi les tribus amazigh, et la naissance de darija sur le littoral atlantique entre Casablanca et Safi[2].


La musique de Safi s’adressait originellement aux notables et aux dignitaires dont elle exalte la vaillance, le courage et la bravoure...Par beaucoup d’aspects, elle s’apparente à la Hilalienne (une tranche importante des tribus des Béni Hilal)[3].


Elle est un fait social, elle peut être un cri de ralliement, un soupir d’amour ou une complainte. Al Aïta raconte la nostalgie et les aspirations, les plaisirs comme les douleurs, et devient une chanson gazette, un refuge. En plus, il existe à Safi une Aïta spéciale appelée Haçba. Son caractère triste et secret le rend sacré et mystérieux. Les Ayout sont souvent chantées par un groupe d’hommes et de femmes (chikhates) qui exécutent devant le public des danses sensuelles (jeux de ventre, de hanches, ondulations et frémissements du corps, balancement de la chevelure…)[4].


C'est à travers le cheminement de ces chants et danses que l'on découvre une histoire sociale, des héros, des personnages mythiques, une mémoire rurale ancestrale. L’on se rappelle encore de Fatima al Kobbas, de chikha Zahhaf, de Bouchaib al Bidaoui, de Mohamed Da’baji et Fatna Bent Lhoucine ou encore de Hajja Hamdaouia qui continue à intéresser des nostalgiques par sa représentation du vrai Aïta[5].


Étrange destin de cette culture dont celles qui en constituent la cheville ouvrière, les chikhats, sont aimées d’un côté et rejetées de l’autre par une volte-face sociale schizophrénique. Or ce travail leur rend hommage comme étant celles qui ont fait don de leur vie et talents pour la perpétuation de la mémoire d’une culture et poésie dont les auteurs sont des anonymes.


Programmation du festival

Le programme du festival de Safi présente une grande variété de genres musicaux et de la fusion des rythmes musicaux locaux et du monde.


Jazz, Reggae, Pop Rock, la World music, Hamadcha, Aïssaoua, l’Aïta et Gnaoua… autant de styles invités à composer avec les mélodies locales. Les organisateurs de cette manifestation prévoient une fusion de l'art de L'Aïta avec d'autres styles musicaux.


Après une première édition en 2005, quelque 450 000 spectateurs y avaient applaudi des centaines d’artistes venus de tous horizons, ce festival aurait pu devenir un haut lieu musical mais cette initiative qui avait pourtant démarré en force est annulée en 2006.


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Rédigé par Mario Scolas

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Publié le 7 Avril 2008

 

Reda Doumaz (né en 1956 en Algérie) est un interprète de chaâbi algérois. Il utilise le chant comme forme d'expression avec une modernité en empruntant des influences musicales extérieures. Ses thèmes musicaux évoquent l'amour impossible, la jeunesse, les quartiers populaires d'Alger et son pays. Il est considéré comme un innovateur du genre musical dans le sens qu'il le recontextualise intelligemment dans son époque en lui donnant de nouvelles sonorités grâce à une instrumentation appropriée.


Biographie et évolution musicale

Son itinéraire artistique de chanteur chaâbi est des plus classique.

Né en 1956, il grandit au sein d'une famille de mélomanes, dans un quartier populaire où les fêtes sont omniprésentes. Cependant, il ne se voue pas entièrement à sa passion parce qu'il choisit de terminer ses études. C'est ainsi qu'il devient cadre supérieur dans une entreprise nationale.

C'est la radio qui contribue à le faire connaître auprès du public en l985, et trois enregistrements lui ont valu la reconnaissance de ce dernier.

Il affirme que : toutes les musiques et les influences peuvent subir une relecture chaâbi, notamment le jazz, pour insuffler un zeste de modernité et un goût de liberté sans s'éloigner pour autant de l'esprit. Amoureux de poésie symbolique, il n'aime pas imposer une idée toute faite au public, afin que celui-ci découvre sa propre lecture.

Le « chaâbiste » voue également une admiration pour Mohamed El Anka et précise que peu de choses sont connues de lui actuellement de manière plurielle. « Il y a un consensus autour de son génie, on est tous d’accord, mais il faut le démontrer et jusque-là, cela n’a pas été fait », nous dit-il. Et d’ajouter : « Il y a El Anka l’homme et le père de famille, El Anka le citoyen, et El Anka l’artiste, chimère. Est-ce que l’homme père de famille et les autres facettes se ressemblent, se superposent… ? Ou est ce qu’El Anka chimère est détaché du reste ? »[1]

Thèmes de ses paroles

Reda Douma utilise le chant comme forme d'expression. l'amour impossible, la jeunesse, les quartiers populaires, son pays... les thèmes sont de tous les temps et constituent un patrimoine commun aux artistes. Le chanteur chaâbi perçoit son impact directement au sein des familles et il est donc en contact permanent avec la société. Il exprime la quête de son travail artistique de la façon suivante : Ma mission est de dire l'identité culturelle de mon pays avec le souffle d 'aujourd'hui.



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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques algériennes

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Publié le 7 Avril 2008

Cheb Bilal (né le 23 juillet 1966 à Cherchel en Algérie sous le nom Bilal Mouffok) est un chanteur de raï moderne. Ses chansons connaissent un grand succès dans son pays d'origine et en Europe. Il est apprécié pour sa voix aux sonorités sentimentales, douces et des paroles qui disent la réalité dans la vie au quotidien.

Biographie et évolution musicale

Il grandit à Oran, et étudie au conservatoire de musique. Il est alors éduqué par son grand père, Bilal Mouffok était connu pour être un adolescent exemplaire[1]. Il participe régulièrement au Festival National de la Chanson Raï d'Oran.

C'est en 1980, qu'il créé le groupe El Ahouar.

Emigrant à Marseille en 1989, il se fait l’artisan d’une renommée française et algérienne en éditant une soixantaine de cassettes ultra populaires et se fait remarquer par la communauté algérienne de sa ville d'adoption.

En 1997, Cheb Bilal sort son premier album "Babor Li Jebni", qui traduit donne "Maudit soit le bateau qui m'a amené", un album qui reçoit une notoriété en Algérie, sur l'album figure la célèbre chanson "Ghorba ou L'hem".

Cheb Bilal a collaboré avec Akil, Big Ali et le Magic System sur la chanson C'chô, ça brûle, qui a fait un malheur sur les pistes de danse et sur les ondes.

Il sort en 2008, une compilation Best of, composée de deux volumes et un album, Amine Ya Rabi Amine. 

Dans un clip et sur le single Bienvenue chez les Bylka Bilal  interprète aux côtés de Sinik et Big Ali, un morceau qui figure sur la nouvelle compilation Rai’NB fever3.

Le 28 mars 2009, il se présente en concert à Paris pour soutenir les enfants de Gaza.

 

  1. Depuis sa jeunesse, Cheb Bilal n'appréciais pas les sorties, les boites...et comme Cheb Bilal le cite "A Oran j'étais trop sérieux ..." aussi "Il y a que lorsque je suis sur scène devant des fans que je me sens bien dans ma peau"

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Raï

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