Publié le 24 Avril 2008


Abdellah Boulkhair El Gourd (né en 1947 dans la casbah de Tanger) est un musicien marocain initié à la philosophie de laconfrérie religieuse gnawa.

Biographie et évolution musicale

En 1967, il se lie d'amitié avec Le jazzman Randy Weston en séjour au Maroc qui, grâce à son ami, découvre la musique gnawi dans laquelle il puise d'excellentes sources d'inspiration.

En 1972, Abdellah Boulkhair El Gourd et Randy Weston participent en duo au premierfestival de jazz de Tanger.

En 1980, El Gourd, souhaitant préserver la culture gnawa accompli son rêve d'ouvrir "Dar gnawa" un centre culturel musical et un musée, mais aussi un centre d'apprentissage pour jeunes musiciens promouvant ainsi la pérennisations du genre musical.

Grâce, notamment, à son amitié avec le pianiste de jazz Randy Weston, le maâlem Abdellah Boulkhair El Gourd est l'une des principales personnalités gnawi à avoir propagé l'essence de cette philosophie et de cette musique à travers le monde.

Il a construit, dans la Médina de Tanger, un temple tout entier dédié à cette philosophie faite musique, danse, thérapeutique, cultivant l’harmonie et l’amour de l’autre, le Dar Gnawa.

Sa maison est la nôtre. Randy Weston, pour ne citer que lui, y a trouvé une source d’inspiration inépuisable, mais aussi sagesse et sérénité. Et Archie Shepp, rappelons-le aux plus jeunes d’entre nous, s’y est déjà livré à quelques mémorables arabesques, prêtant les élans sublimes de son saxophone aux sons affamés du guembri, des tambours, et des crotales. Cette collision, entre Shepp et les Gnawas, fonctionne à plein ; car il y a une filiation certaine entre le blues de l’un et la musique que les autres ont inventé pour perpétuer leurs rites et s’affranchir de leur condition d’esclave.


Voir aussi


Liens internet

Voir les commentaires

Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques traditionnelles marocaines

Repost0

Publié le 23 Avril 2008

Abdeslam Alikane (né en 1958 à Essaouira) est l’un des fondateurs avec Karim Ziad du Festival d’Essaouira, il en assure la direction artistique et programme les maâlems des différentes régions du Maroc.

Abdeslam Alikane est d’origine berbère (de la région d’Agadir). Il commence à jouer des crotales à 9 ans. Les descendants d’esclaves travaillant dans la maison familiale lui enseignent la musique gnaouie.

Il se spécialise dans le style “marsaoui” et devient une figure incontournable d’Essaouira, très apprécié lors des rituels de transe, ou lilas. Abdeslam Alikane se fait remarquer par une singulière maîtrise de la pratique thérapeutique. Il est aujourd’hui l’un des grands messagers de l’art Gnaoua à travers le monde, aux côtés de son groupe Tyour Gnaoua. Il a participé à plusieurs festivals internationaux et a joué notamment avec Peter Gabriel et Ray Lema, avec lequel il enregistre en 2000 un album intitulé “Safi”… Considéré actuellement comme un des plus célèbres maâlems Gnaoua au Maroc, Abdeslam Alikane est un fidèle d’Essaouira. Le fruit de ses expériences l’emmène à se distinguer par un style, qui sait allier musique gnaouie et world music et une réelle maîtrise de la scène.

Création musicale

Le maâlem Abdeslam Alikane a choisi de réunir les musiciens qu’il a rencontré au fil des éditions et avec lesquels une véritable collaboration est née. Cette création musicale réunira des artistes ayant déjà travaillé avec des musiciens gnaouis et dont la musique a une affinité avec la musique Gnaoua : le guitariste et pianiste congolais Ray Lema, le percussionniste Cyril Atef et le violoniste marocain Abdellah El Miry.

Voir aussi

Récupérée de « http://www.wikimusique.net/index.php/Abdeslam_Alikane »

Voir les commentaires

Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques marocaines

Repost0

Publié le 22 Avril 2008

Djamel Laroussi est un chanteur, compositeur arrangeur, producteur, multiinstrumentiste, spécialité guitare, gaucher mais jouant avec une guitare de droitier. Né en Algérie, il vit en Allemagne depuis 1989. Il a effectué des tournées internationales, en tant que guitariste du raïmen Cheb Mami, en 1992.

Il a participé régulièrement depuis 1995 en tant que guitariste et percussionniste à des concerts ainsi qu'à des rituels avec la confrérie des Gnawa du Maroc dont l'un des membres fabriquant de Guembri l'initia la pratique instrumentale.

Biographie et évolution musicale

Djamel Laroussi sait allier ses racines arabo-berbères à une connaissance profonde des courants de la musique occidentale, du Jazz au Rock en passant par les rythmes latino-américains. Par sa maîtrise du langage musical de l’Occident, il ouvre une fenêtre de la sphère musicale de son héritage spirituel.

Il ingurgite tout naturellement le Chaâbi et le Raï, la musique populaire des fêtes de son quartier. Il abandonne ses études pour s'installer à Cologne, en Allemagne, et y réaliser son rêve le plus cher: étudier à l'école supérieure de musique la "musikhochschule". Djamel se plonge alors dans le Jazz et sort major de promotion en composition. Les années 90 sont marquées par ses collaborations avec Cheb Mami, l'ONB, Graham Haynes ou Nelson Veras. En 1998, il se lance dans une carrière solo avec «Sapoutaly» (sortie Allemagne chez Polygram).

En 2003, il fait graver son deuxième opus, «Étoile Filante», inscrit comme un voyage plus mature et fulminant qui va du Baladi égyptien au Melhoun marocain; des rythmes berbères s'y mêlent à la salsa, le vocabulaire jazz et funk s'y établit superbement dans des arrangements subtils. Les rites gnaouas et une excursion dans les profondeurs du Sahara apportent un fond de tradition.

Etoile Filante a occupé la tête des hit-parades algériens pendant plusieurs mois. Le concert a été enregistré au Stadtgarten de Cologne et a donné lieu à un CD et un DVD («Live») qui permet d'apprécier un groupe parfaitement rodé. Peu de temps après, les DJ Djeepy King, Bob Humid et Tutu en ont fait des remixes, et la version club de «Laâfou» - «Alafo» - réalisée par Djeepy King est devenue un succès en Algérie.

Il a joué sur les scènes des festivals du monde entier, en Europe, en Algérie, en Malaisie, au Canada, au Brésil, aux JMJ et à Munich pour la Coupe du Monde de Football dans le cadre des festivités organisées par la FIFA.

Son album 3 Marabouts est sorti en 2006 en Allemagne et en 2007 en France (Dadoua France/Rue Stendhal) dans lequel il confectionne un album le plus personnel.

A la fois guitariste, multi-instrumentiste, auteur, compositeur, arrangeur et réalisateur, cet artiste, originaire d'Alger ne s'est jamais contenté d'une seule culture depuis l'adolescence où il joue sur sa guitare les chansons de Stevie Wonder, de Al Jarreau, ou des Beatles, enregistrées à la radio.

  • En 2006, il a composé un titre pour Biyouna. Avec ce troisième opus, Djamel Laroussi ouvre de manière fabuleuse la porte de son héritage spirituel. Il nous guide dans les secrets de ses propres racines, tout en nous dévoilant un aspect fascinant de la culture musulmane: le marabout - le saint qui joue un rôle primordial au Maghreb et dans les pays de l'Afrique Noire. Le marabout (de l'arabe Mourâbit) demeurait à l'origine dans un ribât, une forteresse dans laquelle les moines guerriers se préparaient pour le Jihâd. Le mot «Jihâd» n'avait alors pas encore l'effrayante connotation qu'il a aujourd'hui: l'objectif des marabouts était de remporter le combat qu'ils menaient contre eux-mêmes, contre leurs passions et leurs faiblesses.

Par son origine, Djamel Laroussi a accès au monde des marabouts. Le village dans lequel son père est né rend hommage à pas moins de trois maîtres : Sidi Rabah, Sidi Meftah et Sidi Ben Aâda, c'est pourquoi on a appelé ce lieu «3 Marabouts». Mais, la raison pour laquelle il a dédié son album à ce village est plus profonde. «À 3 Marabouts, mon oncle était à la tête de la confrérie des Hamdaouas », raconte Djamel. «J'ai toujours eu une relation privilégiée avec cet oncle et lorsque j'étais petit, j'ai toujours entendu parler de lui comme d'un «magicien». Plus tard, j'ai compris la véritable signification de ce mot: il pouvait guérir les gens à l'aide de rythmes et que le fait de jouer de la musique avait pour lui un sens spirituel. Je pense qu'en tant que musicien, j'ai dû hériter de certains de ses chromosomes.»

La famille Laroussi a toujours eu un rapport intime avec les marabouts, elle contient toute une lignée de maître. Plusieurs confréries soufies remercient souvent dans leurs chants un marabout Laroussi. Il existe aujourd'hui encore un temple Laroussi au Maroc (Zaouit Ben Arouss). «Mon père a découvert que nos ancêtres venaient de Tunisie, ils ont ensuite émigré dans le Sud du Maroc, puis dans le Nord. Une piste mène même au Sénégal.» Leur hérédité les fait ainsi appartenir à un espace culturel dont les ponts invisibles relient le Maghreb à l'Afrique noire.

Comme dans un puzzle, les pièces se complètent pendant la préparation de l'album et Djamel trouva sur son chemin plusieurs d'entre elles: Mama Binette, de nombreux saints vénérés dans les rites des Gnaouas et des marabouts de tous les villages d'Algérie. Et les liens rapprochant l'Afrique noire se resserrent encore, soutenus par la kora. D'un point de vue musical, Djamel Laroussi reprend ici les mélanges subtils de styles du précédent album. Il associe de manière raffinée des harmonies traditionnelles à des choeurs, y introduit du jazz et du funk, apporte une touche de couleur antillaise et brésilienne allant du reggae à la bossa nova, en passant par le zouk.

Actualités 2008

  • Toutes les concerts sont sur le site officiel de Djamel Laroussi[1]
  • Production du nouvel album de Boutaiba Sghir, le maître de Khaled.

 

Discographie
Albums studio
  • Etoile Filante (2003)
  • 3 Marabouts (2007)

Albums live
  • Live (2004-avec morceaux inédits)


Voir aussi

 


Liens internet

Voir les commentaires

Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques algériennes

Repost0