Publié le 23 Février 2008

Avec la confrérie des Hamadchas et son moqqadem Abderrahim Amrani Marrakchi


Amri Saurel (née Magali Saurel à Montpellier, le 14 juin 1965) est une auteur, compositeur et interprète française. Elle chante aussi bien en français qu'en arabe grâce aux traductions de ses textes réalisées par l'artiste franco-algérien Mabrouk Abdendi.

Biographie et évolution musicale

Dernière née d'une fratrie de trois enfants, son père exerçait le métier d' enseignant et sa mère celui d'infirmière. Elle embrasse également la profession exercée par sa mère, sans vraiment cacher sa passion pour la la poésie chantée et récitée en arabe, qu'on appelle aussi qasida.

En 2001, elle rencontre le grand pianiste connu Michel Tardieu avec qui elle profile une carrière artistique.

En 2006, elle rencontre Christel Buffard, ensemble elles créent le label discographique Kyriel Productions et en août de la même année elles produisent l'album «Subtil». Cet album est un ensemble de onze chansons où se mêle l'orient et l'occident. Il s'agit de ballades raffinées, mélodies de velours et rythmes suggestifs transportent l'auditeur dans un univers intimiste. Les musiciens qui l’accompagnent sont Michel Tardieu au piano, Oliver Roman Garcia à la guitare, Joël Allouche aux percussions, Séga Seck à la batterie, Philippe Panel à la basse, et Bertille Fraisse au violon.

Men Raïrek Enta est le titre d'un deuxième album enregistré au Maroc aux côtés d’un orchestre oriental.

Amri Saurel a déclaré que parmi ses chansons en arabe, elle allait produire une chanson en arabe sur le thème de la paix dans le monde. Ecrite par l'auteur compositeur marocain Ahmed Selmouni  (Tétouan), « l'invitation à la paix ou daawatou salam » (titre de la chanson) sera interprétée avec les musiciens de l'orchestre d'Ahmed  Selmouni  et les enfants du groupe scolaire de la même ville.

Lors de la conférence de presse qui lui a été organisée par le Club de Presse Méditerranéen, l'artiste française a déclaré : « Je cherche à véhiculer la bonne image que je connais du peuple arabo-musulman trop souvent contradictoire avec celle que véhicule quelques médias occidentaux.  La langue arabe me permet de sentir la profondeur et la beauté de l'orient. Ce n'est pas moi qui ai choisi la langue arabe, c'est elle qui m'a choisie. Malgré les stéréotypes négatifs qui collent à l'image des arabo musulmans, je chante autour de différents thèmes dont l'émigration pour une meilleure connaissance des uns et des autres, contribuer au rapprochement des deux cultures . Je suis sensible à la pauvreté, aux faibles et aux enfants ».


Liens internet

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #influences de fusion musicales

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Publié le 22 Février 2008

Abdelmoumène Bentobal (1928- 2001) également orthographié Abdelmoumen Bentobal fut un chanteur, musicien et pédagogue algérien.

Biographie

Abdelmoumène Bentobal est né le 12 mars 1928 à Constantine au sein d'une famille aux traditions musicales bien établies.

Il a appris la musique arabo-andalouse auprès de ses oncles paternels, Allaoua et Ameur, fidèles compagnons des célèbres frères Ahmed et Abdelkrim Bestandji.

A huit ans, il entre au " Chabab El Fenni ", une association que dirigeait Brahim Amouchi. Le jeune mélomane allait de 1936 à 1939 découvrir petit à petit les secrets de l'art qui devait l'adopter tout en interprétant des chants patriotiques.

Après la fin de la guerre mondiale, il fit partie de l'association de l'" Etoile Polaire " dont le président était Zouaoui Belguechi et le chef d'orchestre Abderrahmane Bencharif.

Toutefois, ce n'est qu'après son passage à Radio qu'il a été pris sérieusement par son oncle Allaoua et que son apprentissage du Malouf réellement débuté. En côtoyant les grands maîtres tels que Maâmmar Berrachi, Larbi Belamri, Mohamed Bendjelloul, Zouaoui Fergani.

Il perfectionne sont art jusqu'au début de la révolution. Après l'enthousiasme des premières années de l'indépendance, la musique arabo-andalouse pataugea et les trois festivals de 1966, 1968 et 1972 ne furent qu'une éclaircie.

En compagnie de certains amis fidèles dont Abdelmadjid Djezzar, Rachid Boukhouiet, et le Dr Hamadi Hamdane, il crée en mai 1983, l'association musicale " EL BESTANJIA dont la mission est de transmettre tout le patrimoine musical de l'école de Constantine (Malouf, Zjoul et Mahjouz).

L'association El Bestanjia a même remporté le premier lors du Festival du Printemps d'Alger. Elle participera aux festivals du Malouf de Testour (Tunisie ) et de la musique andalouse d'Oujda (Maroc). Ce puriste du Malouf a enregistré 05 noubas pour le compte de l'ONDA (Office National des Droits d'Auteurs ) qui activait pour la préservation du patrimoine musical national.

Abdelmoumène Bentobal veille scrupuleusement à garder l'esprit du malouf des anciens, dans toute sa simplicité, sans fioriture, se rapprochant davantage de l'authentique, du vrai. Le succès public et des distinctions nationales et internationales hautement méritées ne lui ont guère fait oublier sa vocation de pédagogue.

Sa bonne connaissance du répertoire du malouf constantinois et ses qualités de pédagogue lui ont permis, par le biais de son association El Bestandjia, de former une pléiade de jeunes artistes talentueux.

Dans le cadre de l'Année algérienne en France en janvier 2003, il fait partie de l'Ensemble de Constantine (adoptant le style de Séville tout comme l'école de Rabat et Salé au Maroc qui se caractérisent par sa filiation cette ville et au courant musical propre à Ziryâb) composé des musiciens Hamdi Benani, Hadj Mohamed Tahar Fergani.

Abdelmoumène Bentobal meurt l'année suivante, le 10 juillet 2004, à l'âge de 76 ans.

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musique arabo-andalouse

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Publié le 21 Février 2008

Les frères Bouchenak est un groupe musical familial créé en 1974 à Oujda, considérée comme la ville du reggada qu'on appelle aussi le raï marocain. Leurs textes véhiculent un langage imagé de la tradition et de la culture marocaine en ancrant  un discours ancré sur la réalité politico-sociale du pays. La modernité de leur musique, l’introduction de synthétiseurs et leur look en font très vite un groupe phare à la fin des années 1970.

Biographie et évolution musicale

Bercé dans une influence musicale favorable, les frères Bouchenak, fils de Benyounès dit "Afandi"(un musicien gharnati qui est une référence musicale prisée au Maroc) commencent leur parcours par des animations lors des saisons de mariages et de circoncision et parviennent même à effectuer quelques circuits dans des petites salles. En 1983, encouragés par leur père, Réda, Omar, Mohamed et Hamid enregistrent leur première casette...

Quatre frères et un cousin qui imposent un style raï électrisé où se confondent toutes les facettes du patrimoine musical marocain : arabo-andalou, malhoun, gnawa, chants berbères.

En 1996, ils participent au Concours de l'Eurovision avec le titre Aynou Hara. Peu de temps après, les Frères Bouchenak se divisent, Hamid et Reddha émigrent en France (Tourcoing) et produisent deux album dont Marocan rock dans lequel on retrouve notamment la chanson Bentennass.

Le raï est essentiellement une musique provenant d'Algérie, mais Oujda par sa proximité avec la frontière algérienne a bien sur développé un style particulier qui est une variante de cette musique qu'on appelle reggada au Maroc.

Devenus de stars, ils sont réclamés un peu partout dans le monde arabe et en Europe, particulièrement aux Pays-Bas où ils comptent de nombreux admirateurs. Très actifs lors des tournées en Europe, ils participent à des festivals de musique et signent avec Sony music. C'est une sorte de démarcation par rapport auraï, mais c'est dans le même style. Le principe de base est identique, la différence est au niveau de l'exécution. Leur parcours discographique montre une progressive amélioration de leur maîtrise des outils électroniques.

 



 

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques marocaines

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