Publié le 3 Février 2008

Ahmed Wahby de son vrai nom Ahmed Driche Tedjini (né à Marseille en 1921 et mort à oran en 1993) est un chanteur, compositeur et oudiste de raï algérien. Il fut l'un des pionnier de ce genre musical avec Blaoui El Houari. On le désigne aussi comme un maître du "gharbi", un genre typiquement oranais. Il était doté d'une voix de velours, majestueusement grave.

Ahmed Wahby a réussi tout au long de sa carrière le pari de l’équilibre entre mélodies orientales et l'expression des poésies d’essence bédouine. Auteur de plusieurs de ses chansons, il fera appel à d'autres poètes pour des textes authentiquement oranais. C'est ainsi qu'il sollicitera le poète Abdelkader Khaldi - l'auteur de Bakhta qui eut une grande influence sur la chanson oranaise - ou encore certains maîtres de la poésie populaire comme Mostefa Benbrahim, Cheîkh Saïd ou Cheîkh Benkablia.

L'essentiel de son œuvre se fera dans l'exil puisqu'il vécut à Paris de 1947 à 1957 avant de rejoindre Tunis où il fonde la troupe musicale du FLN. Période où il mène une activité de propagande pour la cause nationale. Résidant à Oran depuis l'indépendance, il ne quittera cette ville qu'à deux reprises : de 1965 à 1967 en séjournant à Paris puis de 1969 à 1971 pour le Maroc. De retour à Oran, il prendra la direction musicale du Théâtre Régional d'Oran.

Ahmed wahbi


Biographie et évolution musicale

Ce grand maitre de la chanson oranaise, né à Marseille d'une mère Italo-Française et d'un père Algérien, chanteur Dader qu'il ne connut jamais et qui fut membre du groupe S'hab El Baroud ou Banda Zahouaniya.

Ahmed est orphelin, à l’âge de quatre mois et élevé, dans le quartier « M’dina Jdida », par ses grands-parents et sa sœur aînée.

C'est à à travers le scoutisme en 1937 (Il appartiendra à la troupe de scouts musulmans d'Oran - En-Najah avec Hamou Boutlélis et Kada Mazouni) qu'il se lance dans sa vocation de chanteur.

Mobilisé sur les fronts de Tunisie, du Rhin et du Danube lors du second conflit mondial, il profite d’une permission qui lui est octroyèe en 1942, pour se produire à l’Opéra d’Oran, avec l’orchestre dirigé par Blaoui El Houari (né en 1926 à Oran).

Il vécut à Paris de 1947 à 1957, pour s'établir ensuite à Tunis où il fonde la troupe musicale du FLN. Période où il mène une activité de propagande pour la cause nationale.

Il s'établit à Oran depuis l'indépendance de l'Algérie. Il séjournera dans dans cette ville avec deux interruptions : de 1965 à 1967, il s'établit à Paris, ensuite de 1969 à 1971 au Maroc.

En 1950, il enregistre chez Pathé-Marconi sa chanson phare sur le thème de l'exil qui le consacre dans la tradition algérienne : Wahran Wahran. Chanson où il évoque son père Dader : tu pars en pure perte/Les gens valeureux t'ont quitté/Mais l'exil est dur et traître chez Pathé-Marconi. Ce titre phare est repris plus tard par Cheb Khaled.

Les gens de la poudre mes souvenir vont vers eux

Pingui était leur chef

Je me souviens de Dader, le plus brave d'entre eux

Le groupe de Shab el baroud était connu pour sa rivalité avec une autre bande de musiciens composé de Noirs du quartier Sidi Blal (de Bilal, premier Noir musulman et compagnon du prophète). On chantait au sujet de cette dernière :

Darouli chara

El qawm el ghedara

'ala Bellili

bghaou yaqatlouni

Ils m'ont pris pour cible

La gente des traîtres

A cause de Bellili

Ils ont voulu me tuer.

Le Bellili en question, de son vrai nom Chikh jouait de la flûte. Il y avait des musiciens ambulants qui se produisaient sur des esplanades où se commerçaient denrées et histoire légendaires. A Oran, le lieu dit Ed-dara (actuel Palais des Sports) connaissait des halka (station en cercle) où jouaient de nombreuse structures musicales.

A Oran, le cheikh Ahmed Wahby assumera la direction musicale du Théâtre Régional de sa ville.

Accusant de sérieux problèmes de santé, il est contraint au fil des ans de réduire son activité musicale et meurt à Alger en 1993 dans une quasi-indifférence le 29 octobre 1993.

En 2007, on apprend par le journal El Watan qu' un conservatoire de musique portera le nom de Ahmed Wahby à Oran.

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques algériennes

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Publié le 3 Février 2008

El Mokhtar Jedwane mieux connu sous le nom de Jedwane est un chanteur-compositeur marocain de chaâbi. Il est connu pour avoir personnalisé et modernisé le genre musical. Connu par tous les marocain, il est reconnaissable et indissociable au port d'une belle moustache, qui le distingue des autres chanteurs marocains !

Né à Rabat, d'un père marrakchi et d'une mère fassie, El Mokhtar Jedwane a baigné depuis son enfance dans l'atmosphère musicale des deux origines riches par elles-mêmes en sonorités et en répertoires populaires.

Depuis 1983, ce musicien met sur place sa propre formation orchestrale en incorporant de des violons, une batterie, une guitare électrique, un orgue électronique) et se produit surtout lors de fêtes familiales ou publiques.

Il devient une véritable star nationale. C'est la période où il commence à se produire en France et en Belgique pour satisfaire la demande de la communauté marocaine sur place. De toute sa démarche peut se dégager une ambition d'élever le niveau musical du chaâbi sur les plans thématique, rythmique et mélodique ; nous sommes donc en présence d'un style élégant et "chic". Il tient, tout en respectant la contrainte du marché, à proposer une nouvelle thématique pudique et réaliste en reprenant à partir de 1996 le chemin des studios : en 1996, "Chkoun kan sbab", quelques "hagouzat" du Moyen-Atlas puis en 1998, "Bghini nebghik" où il insère sa chanson en "tachelhit" "Ourigh amma lma'qoul".

Il mène actuellement une carrière internationale et se représente pour des tournées pour la diaspora marocaine, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada, en Allemagne, au Danemark, en Italie et enEspagne.

En décembre 2007, il fait son pèlerinage à la Mecque.

En 2007, la chanson “Fine m’chti” est revisité par le jeune chanteur Tarik Lamirat dans son album "Mektab".

Discographie

  • Khalitini n'sayine
  • Lalla essoltana
  • Chkoun kan sbab
  • Chahdou alih
  • moul nya

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Jedwane
envoyé par anouarparis

jedwan
envoyé par tansikhte

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Rédigé par Mario Scolas

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Publié le 3 Février 2008

Abdel Halim Isma'el Shabana(عبدالحليم إسماعيل شبانة) mieux connu sous le nom de Abdel Halim Hafez (عبد الحليم حافظ) (né le 21 juin 1929, mort le 30 mars 1977) était un chanteur et un acteur jouissant d'une très grande popularité et réputatuin en Égypte et dans le monde arabe durant les années 50 jusqu'aux années 70. Surnommé "al andalib al asmar" (le rossignol brun) en raison de sa voix envoûtante, il est considéré comme l'une des figures emblématiques du monde des chanteurs arabes.

Ses disques et cassettes sont les plus vendus (il a été démontré que les chiffres de ses ventes dépassent celles de la chanteuse Oum Kalthoum). Les chansons d'Abdel Halim sont régulièrement transmises sur les ondes des radios arabes, et nombreuses sont celles qui sont reprises par des chanteurs contemporains.

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Biographie et évolution musicale

Il naît le 21 juin 1929 à Al-Hilwat, un village situé dans la province d'Ash Sharqiyah en Égypte. Il est le quatrième enfant du cheikh Ali Ismaïl Shabana. Il a eu deux frères, Ismaïl et Mohammed, et une sœur Aliah. Sa mère meurt par la suite de son accouchement, et son père meurt cinq ans après, le laissant orphelin. Il part au Caire vivre avec son oncle et sa tante qui l'élèveront. Il se fait remarquer pour ses talents musicaux dès l'école primaire, ou il impressionne son professeur de musique Mahmoud Hanafi. Son frère Ismaïl était son premier professeur de chant.

En 1940, à l'âge de 11 ans, il étudie la musique à l'institut arabe de musique au Caire ou il est connu pour chanter des chansons de Mohammed Abdel Wahab. Là-bas, il apprend en particulier à jouer du hautbois, et il ressort diplômé de cette école de musique en 1946.

Il devient professeur de musique, mais il accumule les absences préférant se concentrer sur ses chansons. Il se fait licencier par le ministère de l'éducation nationale en 1951.

Il chante dans des clubs du Caire et connait l'échec quand il se fait huer et jeter des tomates en 1952 à Alexandrie par un public qui n'appréciait pas qu'il chante ses propres chansons. Mais il devient définitivement célèbre lorsque qu'il doit remplacer à la radio à la dernière minute le chanteur Karem Mahmoud.
Abdel Halim Hafez devient l'un des plus célèbres et un des acteurs et chanteurs les plus sollicité de sa génération. Contemporain de géants tels que Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab, Farid El Atrache pour ne citer que ceux-là, il s'est détaché d'eux en apportant un nouveau souffle pour le «tarab» et l'art de la chanson. Ainsi, on le voyait décontracté et souriant sur scène; il aimait s'amuser avec le public et jouer le chef d'orchestre. Cette amour de la scène et du public est une des raisons de sa popularité. Ses performances scéniques et cinématographiques nous montrent qu'elle sont impressionnantes et pleines de passion restent impressionnantes, malgré qu'il était atteint de la bilharziose, qu'il souffrait de crises d'asthme, mais aussi des douleurs due à des séquelles d'une fracture à la jambe. 
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Parmi ses inoubliables concerts, souvenons-nous d'une prestation historique à l'Olympia de Paris en 1974. Sa dernière apparition sur scène remonte à mars 1976. Il  décède alors qu'il préparait l'interprétation de "Min ghir lih". Abdelwahab n'a jamais voulu donner cette chanson à d'autres personnes d'autre, et l'a interprétée en son honneur en 1990.

Il travailllait en équipe avec ses vieux amis Mohamed el Mougy, Kamal Ettaouil, Abdelwahab, et d'autres artistes tels que Baligh Hamdi, Mohamed Hamza ou le poète syrien Nizar Qabbani.

Poètes ou compositeurs, ils furent nombreux a apporter leur contribution au succès de Halim. Celui ci, après avoir gagné sa popularité grâce à des chansons courtes et gaies, que l'ont retrouve dans ses films, interpréta plus tard des chansons longues qui pouvaient durer entre 30 minutes et 1 heure (Mawoud, Hawel teftekerni, Ay dameet hozn, Qariat el fingan, ...), et ce sans compter ses  surprenantes improvisations sur scène où il mettait toute sa passion et son énergie. Cette période marqua l'apogée de l'artiste, et celle de la chanson arabe. Malheureusement, après Abdelhalim et Oum Kalthoum, cet art va quasiment disparaitre.

Abdelwahab, qui avait pris la protection du chanteur et avait été impressionné par la voix de son jeune concurrent. Il a même été dit d'après un journal marocain qu'Abdelwahab aurait abandonné la chanson pour se consacrer a la composition dès l'émergence de Halim en tant que superstar.

Une grande amitié naîtra entre lui et Abdelhalim, et fondent même avec l'avocat Magdi el Amroussi la maison de disques Soutelphan en 1961; Abdelhalim était aussi l'ami du grand chanteur Farid el Atrache. En revanche, le rossignol a connu la dispute avec deux stars de la chanson arabe,  Oum Kalthoum et  Warda el Djazaïra.

Abdel Halim connu son succès à l'époque de la révolution nassérienne et était aussi un grand ami du président égyptien Gamal Abdel Nasser. Abdelhalim a interprété plusieurs chansons patriotiques qu'il chantait lors des fêtes de célébration d'anniversaire de la révolution.

Abdel Halim ne s'est jamais marié, mais des rumeurs persistantes parlent d'un mariage secret avec l'actrice Souad Hosni qui aurait duré six ans. Les amis d'Abdel Halim et de Souad Hosni continuent toujours aujourd'hui à nier ce mariage. Souad se suicide le 21 juin 2001, à l'anniversaire d'Abdel Halim.

Quand il était jeune, il est tombé amoureux d'une jeune fille avec laquelle il voulait se marier. Mais les parents n'ont pas donné leur accord. Quatre ans après, les parents ont donné leur permission pour le mariage, mais elle meurt d'une maladie juste avant le mariage. Abdel Halim ne s'en est jamais remis, et il a consacré ses plus tristes chansons à cette femme, dont Fi Youm, Fi Shahr, Fi Sana et Qariat el-Fingan.

Il meurt le 30 mars 1977 au King's College Hospital de Londres, des suites de cette bilharziose chronique qui l'a affecté depuis 1940 après une baignade dans le Nil.

Des milliers de personnes ont assisté à son enterrement au Caire, ce sont les plus grandes funérailles d'Égypte après celles du président Nasser et de la chanteuse Oum Kalsoum. La presse rapporta que quatre femmes se sont suicidées à l'annonce de sa mort.

Le chanteur Jay-Z  reprend en 1999 la musique de la chanson Khosara pour sa chanson Big Pimpin.

En 2006 sort un film dans le quel Ahmed Zaki incarne son ami Halim; après son décès d'un cancer pendant le tournage en 2005, c'est son fils qui finira le tournage. La chaine MBC a, elle, difusé pendant le mois du ramadan 2006 un feuilleton qui retrace la vie de cette légende. C'est dire la popularité et l'intérêt que suscite Abdelhalim, 30 ans après sa mort prématurée qui avait plongé dans la tristesse des milliers de fans.

Il nous reste de lui quelque 300 chansons d'amour pour la plupart, mais aussi religieuses et patriotiques. Il a également tourné 16 films, dont le dernier "Abi fawq el shajara" est sorti en 1969. A noter que sa maladie l'a empêché de tourner d'autres longs métrages.

Ses chansons les plus célèbres sont "zay el hawa", "gana el hawa", "ahwak", "fatet ganbina", "sawah", "bilomoni leih", "nebtedi mnin el hikaya" ou encore l'immense "qariat el fingan" (N.Qabbani et M.Mougy). Cette chanson fait parler une sorte de voyante, qui s'adresse a un jeune homme, lui parlant de sa vie, de sa bien aimée qu'il cherchera toute sa vie mais qu'il ne trouvera jamais. Cet ultime et célèbre succès de Halim, interprété en 1976, illustre le tragique destin de l'artiste.

Parmi ses chansons patriotiques, il y a "Nasser ya horeya" (dédiée au président Nasser), "al watan al akbar""bil ahdhan" ou encore "ehna el shaab".

Filmographie complète

  • Lahn El Wafa (The Song of Truth) as Galal

    • Released: March 1, 1955

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Shadia

    • Directed by: Ibrahim Amara

  • Ayyamna al-Holwa (Our Beautiful Days) as Ali

    • Released: March 1, 1955

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Faten Hamama, Omar Sharif, Ahmed Ramzy

    • Directed by: Helmy Halim

  • Ayam We Layali (Days and Nights)

    • Released: September 8, 1955

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Eman

    • Directed by: Henry Barakat

  • Mawed Gharam (Promised Love) as Samir

    • Released: January 3, 1956

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Faten Hamama

    • Directed by: Henry Barakat

  • Dalila (Dalila) as Ahmed

    • October 20, 1956

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Shadia

    • Directed by: Mohamad Karim

    • Notes: This was the first Egyptian colored movie in Cinemascope.

  • Banat El Yom (The Girls of Today) as Khaled

    • Released: November 10, 1957

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Magda, Amal Farid

    • Directed by: Henry Barakat

    • Notes: In this movie, Abdel Halim Hafez the song "Ahwak" for the first time.

  • Fata Ahlami (The Man Of My Dreams)

    • Released: March 7, 1957

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Amal Farid

    • Directed by: Helmi Rafleh

  • Alwisada El Khalia (The Empty Pillow) as Salah

    • Released: December 20, 1957

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Lubna Abed El Aziz

    • Directed by: Salah Abu Yousef

  • Share' El Hob (Love Street)

    • Released: March 5, 1958

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Sabah

    • Directed By: Ez El Deen Zol Faqar

  • Hekayit Hob (A Love Story) as Ahmed Sami

    • Released: January 12, 1959

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Mariam Fakher El Deen

    • Directed by: Helmy Halim

  • El Banat Wel Seif (Girls and Summer)

    • Released: September 5, 1960

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Suad Husni, Zizi El Badrawi

    • Directed by: Salah Abu Yousef, Ez El Deen Zol Faqar, Fateen Abed El Wahhab

    • Notes: This movie consisted of 3 stories. Abdel Halim Hafez acted in one

  • Yom Men Omri (A Day of My Life) as Salah

    • Released: February 8, 1961

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Zubaida Tharwat

    • Directed by: Atef Salem

  • El Khataya (The Sins) as Hussien

    • Released: November 12, 1962

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Madiha Yousri, Hasan Yousef, Nadia Lutfi

    • Directed by: Hassan El Imam

    • Songs: Wehyat Alby, Maghroor, Last Adry, Olly Haga, El Helwa

  • Maabodat El Gamahir (The Beloved Diva) as Ibrahim Farid

    • Released: January 13, 1963

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Shadia

    • Directed by: Helmy Halim

    • Songs: Haga Ghareeba, Balash Etaab, Last Kalby, Gabbar, Ahebek

  • Abi Foq El Shagara (My Father Atop a Tree) as Adel

    • Released: February 17, 1969

    • Starring: Abdel Halim Hafez, Nadia Lutfi, Mervat Amin

    • Directed by: Hussein Kamal

    • Songs: Ady El Belag, El Hawa Hawaya, Ahdan El Habayeb, Ya Khali El Alb, Gana El Hawa

 

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques égyptiennes

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