Publié le 1 Février 2008

 

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Khalid Douache alias DJ Key (né le 19 août 1979 à Agadir au Maroc) s'affiche comme un musicien incontournable du Deejaying marocain. Il est considéré comme l'agitateur du rap marocain dans la lignée de Don Bigg qui a une réputation pour son franc-parler, son côté provocateur et son côté grande gueule). Ce DJ est scratcheur hors pair mixe, compile et réalise allègrement de nombreux clips avec talent. Depuis plusieurs années, il collabore avec des turntablists réputés commee Dee Nasty, Cut Killer, ou encore DJ Abdel qui enflamment les discothèques du Royaume chérifien. Dj Key est réalisateur de clips vidéo et est considéré comme étant leader du turntablism au Maroc. L’artiste a évolué pendant une période de quinze ans dans l’univers du hip-hop avant de créer sa propre boîte de production Funky Noise, laquelle est spécialisée dans le conseil et la production de prestations de vidéo, de multimédia et d’évènementiel. Le label Funky Noise c’est aussi la première école de Djing à Casablanca. A signaler que le virtuose des platines joue régulièrement dans des festivals et des soirées aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. L’artiste a aussi réalisé un documentaire de 17 minutes titré « Maroc Streetlife » à propos du mouvement hip-hop au Maroc.

 

Dj key
envoyé par jingo


Parcours musical

  • En 1994, en parallèle avec sa scolarité, il se met à faire du break dance. Faciné par le métier de DJ'ing, il se met à tout apprendre comme autodidacte et devient DJ Key, tout en obtenant son diplôme de technicien en dessin du bâtiment et travaillant pendant deux ans dans un cabinet d’architecture qu'il abandonne pour la musique.
  • En 1995, époque des prémisses de sa carrière de DJ auprès de différents nightclubs marocains, il s'affirme musicalement dans des MixTape, "R&B Fusion Style", (vendue à plus de 2.000 exemplaires), puis l'année suivante un deuxième qui escompte le même succès. Suivront également deux autres MixTapes qui démontrent des succès commerciaux. En 2001 il créé la première association spécialisée en hip-hop au Maroc (Original HipHop), et comme il fallait se structurer autour de cette discipline, il crée son propre label Funky Noise. Au cours des années son style s'affine.

DJ Key est un élément indispensable de la scène marocaine qui maîtrise incroyablement les quatre principaux éléments de la culture hip-hop du pays qui sont le rap, et plus généralement la musique hip-hop, le graffiti, le deejaying, le break dance et les autres danses de cette culture musicale mais surtout le beatbox, le street-language, le street-fashion, le street-knowledge et bien entendu le street-entrepreneurialism. Non seulement cela, car depuis 2006, DJ Key devient un spécialiste et une référence de la technique de Vijaying (une sorte de deejaying, mais avec de la vidéos mais avec sons et clips vidéographiques), et dans cette mouvance crée dans sa ville natale une école de DJ réputée dédiée au hip-hop. Cette Dj School dispense des cours aussi bien aux débutants qu’aux professionnels.

DJ Key c'est aussi l'accompagnement par excellence de grands artistes issus de la scène hip-hop internationale et l'artiste ne manque aucune grandes manifestations culturelles organisée à Essaouira, Agadir, et bien entendu l'incontournable Festival du Boulevard des jeunes musiciens...DJ Key est bien entendu une figure de proue de la Nayda : la "contre-culture" du Maroc avec en particulier une grande dominante issu de la culture musicale du hip-hop et du rap marocain.

Dj Key s'est produit le 6 juillet 2009 au Montreux jazz Festival le 8 au 13 juillet en Suisse. Un show insolitedans le cadre du programme artistique du festival juste après le concert de l’éminent groupe américain Black Ayed Peas.

"Rap Lyouma Kayne"
DJ Key présente "Rap Lyouma Kayne", un morceau où il combine composition et turntablism. C'est un track exclusif, spécialement créé pour le livre-CD du festival La Mar de Musicas où il est invité à faire l’ouverture. Ce morceau a la même forme qu'une chanson, c’est à dire un refrain et des couplets.
Les paroles de "Rap Lyouma Kayne" sont des extraits de paroles de différentes chansons de plusieurs rappeurs marocains (Don Bigg, Steph Ragga Man, Would Chaâb, Masta Flow, Caprice, Chaht Man, et J-OK de Casa Crew, Sif Lsan et Othmane de H-Kayne, Achraf et Khlifa de Fnaïre, Muslim de Zanka Flow sans oublier Oubiz du groupe Darga). Leur combinaison forme des phrases qui ont un vrai sens.DJ Key envoie un message à la scène Hip Hop marocaine à travers ce morceau. C'est un message qui prêche l’union et la tolérance entre les rappeurs marocains peu importe la différence de leurs styles. La chose la plus importante est de s'unir pour améliorer le Hip Hop marocain. "Rap Lyouma Kayne" parle aussi de ces nouveaux rappeurs qui décident de faire du rap en pensant à l’aspect matériel. Ces rappeurs n'aident le Hip Hop marocain ni à s'améliorer ni à durer. DJ Key leur rappelle que le rap devrait être fait avec passion et amour, avec un réel message à faire passer et que l'argent devrait être secondaire. 

Film documentaire sur le hip hop au Maroc

Maroc Street Life est le titre du premier documentaire consacré à la scène hip-hop marocaine, réalisé par Dj Key.

Discographie sélective

  • R&B Fusion Style (2002)
  • Anthology (2003),
  • How We Do (2005)
  • Club Master (2005)

Notes et références de l'article

  1. ↑ COMNews
  2. ↑ Dj's : DJ School: des cours sans diplômes Raptiviste.net par: Qods Chabâa.

DJ Key is a prominent Moroccan DJ and video director, and the pioneer of Moroccan Turntablism. After fifteen years of hip hop activism, he holds now his own production company “Funky Noise Entertainement” which provides different services in graphism, web design, video direction and also deejaying courses. Although he started his career with breakdance, he is better known for being a turntables virtuoso!

In the first half of the 90s, small crews of Breakdance start to appear in the suburbs of Casablanca, from which one of the young dancers, Khalid Douache, becomes very fascinated by the DJs during battles. He starts to learn about DJ gears and techniques and, after one year of Breakdancing, he gets into Deejaying, under the alias of DJ Key. Then begins his quest for the rare tool: Vinyls. After 5 years, Khalid manages to get his own turntables and mixing desk. His music collection is now worth over 1500 vinyls. End of 2000, he creates “Original Hip Hop”, the first Moroccan NGO dedicated to the Hip Hop movement, which organises performances, workshops and parties in partnership with the French Institute. This will last for 4 years. Little by little, the artist gets impressive skills: mixes, beat-juggling and killer scratches. During his Deejaying career of almost 14 years, DJ Key goes regularly to Netherlands, France, Belgium, Spain, Germany, Egypt and Tunisia to mix at parties. He didn't only complete his skills by knowledge in producing, through MAO software but the turntablist gets also behind the camera: he goes to explore the Moroccan Hip Hop “small world” and the Breakdance battles to produce a 17 minutes documentary called “Maroc Street Life”, projected in different festivals around Paris. The idea of a complete Hip Hop structure starts to arise: progressively, DJ Key, with his basic equipments, directs the first videos of most of the Moroccan MCs. With the video component, graphic and web design, and above all, the DJ School, which was a goal for so many years, he creates his production company “Funky Noise Entertainement” in 2006. The Moroccan Hip Hop scene is now very enriched thanks to DJ Key, who will be remembered as the pioneer of turntablism in Morocco.

Funky Noise DJ School

6 Rue Baâlabak, 1er étage, Ben Jdia 20000 Casablanca, Maroc.

Tél : +212(0)22452330

Fax : +212(0)22452331

E-mail : contact@funkynoise.ma

Site Web : www.funkynoise.ma


Liens internet






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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Rap marocain

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Publié le 1 Février 2008


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Don Bigg, surnommé Al Khasser, de son vrai nom Taoufiq Hazeb توفيق حازب (né en 1983 à Casablanca) est un rappeur marocain. Pionniers du rap et du hip-hop au Maroc, il est connu pour son style franc, cru et direct, et pour les thèmes de ses chansons, très proche des préoccupations d'une large frange de la jeunesse actuelle. Son franc-parler, son côté provocateur et sa grande gueule... « il s’adresse au public sans langue de bois ». Interprète, compositeur et producteur de musique, il écrit lui-même ses chansons. Tout y passe : le chômage, la prostitution, la corruption, le 16 mai, la censure au Maroc...

 De l’incohérence dans les idées. Un niveau populiste de bas étage émanant d’un artiste jadis adulé et écouté. Il ne le sera plus. Un coté faussement « Fhamator » ennuyant. Une tendance Nationalo-monarchiste plus royaliste que le roi. On se demande si l’artiste craint un controle fiscal ou a peur de ne plus etre invité sur un des plateaux d’une télé locale. L’artiste a-t’il quelque chose à se faire reprocher ? Certainement ses fesses ne sont pas propres. Le mouvement du 20 Février, n’en déplaise à la baudruche bruyante, est citoyen, pacifique, démocrate et irréprochable. Don Bigg ? Don Corléone ? Non! Don Caméléone. écrit un chroniqueur musical quand à son style.(source).

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Au Maroc même les Ânes peuvent être "wissamisés"


Biographie et évolution musicale
Généralités

Né en 1983, dans le quartier Les Roches Noires à Casablanca, Bigg a grandi au sein d'un famille appartenant à la classe moyenne casablancaise. Son père est un employé de l'ONCF (Office Marocain des Chemins de Fer), et sa tante, Milouda Hazeb est une femme politique, actuellement parlementaire sous les couleurs du Parti national-démocrate. Bigg a fait ses études secondaires au lycée Imam Malik, et après avoir décroché son baccalauréat littéraire, il est entré à la Faculté de Droit à l'Université Hassan II à Mohammedia, section Droit français.[2]

Bigg a commencé son parcours musical en 1997 à l'âge de 14 ans en créant avec deux autres jeunes un groupe de rap en anglais, "Thug Gang". Il monte, avec ce même groupe, pour la première fois sur scène, au complexe culturel de Sidi Belyout. Il a ensuite rejoint le groupe "Cash Money", puis "X-Side". Alors qu'il chantait jusqu'alors uniquement en anglais comme la plupart des autres rappeur, il eut l'idée de faire du rap en darija marocaine. Ce qu'il concrétisa en créant le groupe "Mafia C", avec lequel il participa au Boulevard des jeunes musiciens en 2001; ce fut un succès total puisqu'ils remportèrent le prix du "meilleur groupe de rap". Comme le reste du groupe supportait mal que Bigg se reproduise de plus en plus en solo, il finit pas quitter l'aventure Mafia C pour entamer une carrière solo. Il participa brillamment au Festival de Casablanca. Et en avril 2007, il passe pour la première fois à la télé, précisément à Al Aoula, dans l'émission Al Aoula Show en compagnie des groupes les plus connus de la nouvelle scène Nayda marocaine.

Philosophe, il aborde également des thèmes métaphysiques. Dans une de ses chansons, il se demande si « nous sommes ou non réellement maîtres de notre destinée ». Dans certains de ses morceaux, il raconte sa vie de rappeur, avec ses joies et ses soucis. La jeunesse marocaine semble se reconnaître dans ces morceaux, chose tout à fait normale, Bigg met sur papier et en mélodie ce que plein de jeunes n’osent même pas murmurer entre eux ! Et contrairement à d’autres artistes qui optent pour un arabe soutenu ou carrément d’autres langues. 

L’enfant terrible du rap marocain, Don Bigg revient  le 11 octobre 2009 aux devants de la scène dans une version soft avec un remake de «Lik» de la chanteuse Oum. "Lik Mama", en featuring avec Oum, pour rendre un hommage posthume à sa mère, marque un nouveau tournant dans la carrière du rappeur «provocateur» d’où son surnom «Al Khasser». Marqué par cette douloureuse disparition, l’interprète de «Mgharba Hta L’mout» (son premier album avec lequel il connaît le succès en 2006), le célèbre rappeur, Taoufik Hazeb de son vrai nom, connu par ses paroles trash rompt avec le silence après un retrait de la scène pour retrouver son public dans un nouveau registre. Invité de Samid, il nous parlera davantage de ce retour en force, de son dernier concert au Zénith de Paris et de son duo avec Oum qui était également présente sur le plateau de télévision de l'émission Ajial.

Dans son dernier single, le rappeur Bigg se penche sur l'actualité chaude de son pays. Pour lui, ce n'est pas une bande de barbus et de mangeurs du ramadan qui vont représenter le peuple, allusion faite au mouvement du 20 février.

Son nouveau single, Mabghitch (je ne veux pas), par opposition à Mamfakinch (nous ne lâcherons pas prise), slogan levé par tous les refuzniks de la rue marocaine, explore la vie quotidienne marocaine sur toutes ses facettes. De la vie difficile des jeunes pour gagner leur vie, aux "retourneurs de veste". Il y va aussi critiquant les marocains qui votent pour qui leur donnerait un billet de 200dh, et la corruption qui ronge tous les corps de l'Etat.

"Ils nous gouvernent pour leurs intérêts, ils ne nous représentent pas (..) Et le peuple? qui gouverne le peuple? c'est surtout pas le peuple" chante-t-il, en darija." "Voulez-vous vraiment vous faire représenter par une bande de mangeurs du ramadan, et une bande de barbus qui nous croient tous impies?" poursuit-il dans la chanson.

Le refrain, "Mabghitch, iddar lina", littéralement "Je ne veux pas qu'on se fasse entuber", semble donc comme une réponse par la négative à la fois à la situation politique délabrée et ses responsables, et également aux mouvements de protestation actuelle, dont les jeunes du 20 février.

Revenus engendrés

Bigg est LE phénomène inflationniste de la nouvelle scène. Ayant débuté avec des cachets de 2000 dirhams, le succès de son album, Mgharba Tal Mout, lui a donné les coudées franches pour augmenter le prix de ses prestations. Il déclare ne plus se déplacer pour moins de 60 000 dirhams et a exigé, cette année, 150 000 dirhams (qui lui ont été refusés) pour chanter 20 minutes au prochain Festival de Casablanca. Soit 10 fois plus que l’année dernière ! Le rappeur XXL est aussi le grand gagnant de la bulle communication qui enveloppe la nouvelle scène. Maroc Telecom aurait déboursé entre 250 à 300 000 dirhams pour qu’Al Khasser pousse le nouveau cri de guerre de l’opérateur de téléphonie mobile : Sma3ni. 

Polémique quand à la proximité de l'artiste avec le Makhzen et le P.A.M

Don Bigg se targue de réduire les membre du Mouvement du 20 février comme étant des « Mangeurs du Ramadan », à croire que Don Bigg est un brave moujahid pachtoune qui voudrait défendre les principes de l’islam contre ce qui serait » des koufares » …Don Bigg, visiblement pour une question de rimes (pour sa chanson) à réduit l’islam en seulement un fait qui consiste à jeuner durant le mois du ramadan …De surcroit, Don bIGG se présente aussi comme étant un défenseur d’un islam des lumières ( vous comprendrez, celui des projecteurs) contre se qui serait des « takfiristes ». Don Bigg! En fait, on aimerait juste savoir ce que tu défends? Est-ce les valeurs de l’islam ? Si oui, est-ce par les insultes que tu prolifères à travers tes chansons? ou peut peut bien par le sens de la piété qui t’inspires le mode vie bling bling auquel tu recours ? Wa Chriiiif (don Bigg) : intulule à ce que je te rappelle que » فاقد الشيء لا يعطيه » (Tu ne donneras point ce dont tu ne disposes pas) et la seule chose que t’as vraiment , c’est seulement dak (ce) » l’ visage » alors, » Que Dieu Nous Donne Ton Visage ».

Nous ne parlerons pas de sa proximité « familiale » avec le P.A.M, le parti de l’ami du Roi. Nous nous ne demanderons même pas s’il y est encarté ou apparenté comme tel. C’est sa liberté après tout. Il suffit de remarquer que l’artiste et le parti du Roi ont le même discours ; la classe politique héritée de la « démocratie hassanienne » est décevante et si les choses se passent mal au Royaume c’est à cause d’une majorité de responsables politiques qui jouent aux mafieux corrompus dans l’arène de la gestion des choses de la cité. Nous nous contenterons seulement de partager avec lui ce moment patriotique, casablancais à l’image de la majorité des villes marocaines, des manifestations ramadanesques du Samedi 6 Août où on a pu constater des familles entières casablancaises scander les cris de la démocratie et la recherche du bien être du peuple marocain. Liberté, Dignité et Démocratie. Il y avaient des grands et des petits. Des Femmes et des hommes. Des bougies d’espoir allumées pacifiquement et des slogans revendicatifs et légitimes du mouvement du 20 Février. Ce mouvement, toujours selon l’égaré rappeur, composé de « mangeurs de Ramadan, de barbus takfiristes et de vandales ». Quand on regarde toutes les vidéos des manifestations à travers le Maroc, on se rend bien compte que l’artiste est à des années-lumière de la réalité marocaine. Don Bigg, le peuple marocain n’est pas derrière toi comme tu l’as chanté avec arrogance et absence d’humilité. Sinon, il ne serait pas descendu pas dans la rue, depuis l’heureux jour du 20 Février, pour scander sa soif de dignité et sa faim de démocratie. N’est-ce pas, l’artiste ? Ramadan karim et sans rancune…(source)


Discographie
  • Mgharba Tal'mout (2006)
  1. Intro
  2. Mgharba Tal'Mout
  3. Âaqel
  4. Family Familia (feat. Fnaïre)
  5. Banda Hamra (feat. Loubna)
  6. 6 Dqaïq Âlikoum
  7. Khellina Ghir Hna (feat. Masta Flow et 9mm)
  8. Sket
  9. Tgallia Hbesse
  10. Âqliyya (avec Dj Key)
  11. Bladi Blad (feat. Colonel
  12. Gaâ Nass (feat. Loubna)
  13. Lga3 Lli Bhalek (feat. 9mm et Y-cine)
  14. Interlude
  15. Hia
  16. Ma Bine Llil Ou Nhar (feat. Caprice et Lotfi)
  17. Marra Marra
  18. 1983...2006
  19. Mimti (feat. Tizaf & Loubna)
  20. Al Khouf
  21. Salute
  22. Wa7ed Jouj (feat. Muslim (rappeur))
  23. Skizo Friî (feat. Skizo)
  24. Outro
Notes et références de l'article
  1. ↑ Un « Big Man », c’est quelqu’un responsable de son quartier. Quand il atteint une certaine gloire, il utilise sa notoriété et son argent pour éduquer les siens et leur donner des opportunités.

  2. ↑ Portrait:Bigg,le plus fort, un article de l'hebdomadaire marocain Telquel (n°238)

  3. ↑ Télévision. Vieille dame et nouvelle scène, un article consacré à l'émission Al Aoula Show dans l'hebdomadaire Telquel (n°268)

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Rap marocain

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Publié le 1 Février 2008


Fnaïre (prononcer Fna-yer signifiant lanterne en langue arabe) est une formation de rap marocain formé en 2002 entre 4 musiciens originaires de Marrakech. Cette formation a pu conquérir le public marocain a été révélé comme le meilleur groupe dans la catégorie hip-hop à l’édition 2004 du Festival du Boulevard des jeunes musiciens. Fnaïre fusionne mélodies traditionnelles marocaines en empruntant parfois la “Dakka Marrakchia”, une tradition musicale ancestrale avec du beat-rap (ce rap est appelé taqlidi).

 Les intonations de la musique de Fnaïre évoquent le plus souvent une fluidité de sensualité vibrante d'onirisme intime et d'arrangements savants. D'une rare élégance instrumentale et poétique, l'art de cette formation se révèle tout aussi recommandable et vaporeux.


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Parcours

Fnaïre apparaît sur scène pour la première fois lors d'une série de concerts en 2002 au profit de l'Association de lutte contre le sida sur la place Jemaâ El Fnaa. Lors de ce même concert, les musiciens dédient au public un morceau dédié à leur ami Anas décédé : Mohcine avait les larmes aux yeux en chantant. Le lendemain, plusieurs restaurateurs de Jemaâ El Fna ont présenté aux membres du groupe leurs condoléances. Ils jouent aussi pour la première fois Bahjaoua, qui devient le titre phare de leur premier album.

Le groupe conserve son identité artistique puisque Mouhssine Tizaf détient son propre label discographique : « TIZAF », audiovisuel production distribution (TIZAF a.v.p.d) qui produit en 2004 le premier album intitulé Laftouhe.

 



En 2006, Fnaïre participe au festival Timitar d'Agadir.

Le groupe s'inspire directement du soufisme marocain avec des éléments de "rap", "hip-hop" et chaâbi se réclame d'une identité marocaine en puisant leurs paroles de la langue amazighe. Mais il se veut ouvert sur les autres cultures.
 

Du 22 au 28 mai 2008 avec  Nass El-Ghiwane ils font un périple musicale  en France pour y effectuer une tournée qui les mènera successivement à Asnières (banlieue parisienne), Paris, Mulhouse, Nice et Bordeaux. Après le succès "Attijariwafa Bank", sponsorise une tournée des deux célèbres groupes avec la jeune artiste marocaine
Cheba Maria, Ils donnent également un concert le 29 mai 2008 à Bruxelles.

A la suite du décès d'Hicham Belkacem (DJ Belqas), le groupe s'est produit en  hommage à leur ami trop tôt disparu au  Maroc Hit Parade, qui s'est déroulé à Rabat le 21 juin 2008.


Membres et personnalités autour de cette formation

Les musiciens sont :

  • Khalifa Mennani : mc
  • Achraf Aarab : mc
  • Mouhssine Tizaf : chanteur, compositeur.
  • Abel Damoussi : chanteur
  • DJ Belqas : DJ (décédé le 15 juin 2008)




Extraits d'interview : Fnaïre, symbole du rap traditionnel au Maroc par Hassan Benmehdi

L’essence de notre rap traditionnel n’est autre que le sens des paroles, le sens des textes qui tournent autour d’un seul message, à savoir reconnaître avec fierté son identité marocaine, ses origines et sa culture. Les sujets sont divers, dont les problèmes des femmes, l’amour pour sa patrie, la croyance en un avenir meilleur de notre pays… Contrairement à certains, d’ailleurs nombreux, qui véhiculent un discours pessimiste aux jeunes Marocains les poussant à quitter le pays, parfois au prix de leur vie… Fnaïre leur dit tout simplement qu’une dose d’optimisme est toujours nécessaire pour avancer. Ce n’est pas de l’utopie, mais nous pensons que le Maroc a besoin de ses jeunes pour évoluer, progresser et changer. C’est notre credo, nous y croyons fermement.

Caractéristiques

Fnaïre est le fruit du métissage musicale de la musique traditionnelle marocaine et du hip-hop américain et produit un son particulier ayant pour particularité d'offrir leur nouvelle vision du rap traditionnel en harmonisant des genres de musiques à priori incompatibles, et Fnaïre balaye tous les préjugés. Il mixent sans complexe rap et des sons de chaâbi marocain, look XXl et "bahjaoui attitude" dans ce qu'ils appellent eux-même du "hip hop traditionnel ".

Discographie
  • L'Ftouhe : 2003
  • Yed El Henna: 2007



Liens internets et sources





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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Rap marocain

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