Publié le 22 Novembre 2023

Ode dédiée à l’élégante Avenue de Bruxelles qui, dans l’imaginaire, peut évoquer l’urbanité de cette ville telle que le jeune Bauchau l’a connue avant et pendant la deuxième guerre mondiale,

Là s’élevaient jadis les grands marronniers verts

C'était l'heure du thé, la conversation amoureuse

nous montions par le long, le timide escalier

nos ombres tremblaient sur le mur.

Il était écrit sur la porte : vie privée

Ô la déception de redescendre ayant cru toucher le bonheur

et désirant toujours la liberté sans luttes

la liberté douce. Celle qui n'existe pas.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Avenue Louise, #Henry Bauchau, #Bruxelles

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Publié le 21 Novembre 2023

À partir de la fin du xixe siècle, la littérature belge francophone prend véritablement son essor avec des grands noms comme : Camille Lemonnier, Georges Rodenbach, Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck.
Au xxe siècle, des auteurs comme Géo Norge (1898-1990), Marie Gevers (1883-1975), Thomas Owen (1910-2002), Jean Ray, Arthur Masson (1896-1970), Michel de Ghelderode, Simenon, les surréalistes Paul Nougé (1895-1967), Louis Scutenaire, Irène Hamoir, ou plus récemment Suzanne Lilar, Françoise Mallet-Joris, Conrad Detrez, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996), Henry Bauchau (1913-2012), François Emmanuel (1952-), Nicole Malinconi (1946-), Éric-Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb, Jean-Pierre Otte, Hubert Antoine montrent que la littérature belge francophone est bien vivante.

Sa petite enfance est marquée par l'invasion allemande et l'incendie de la maison maternelle à Louvain. Le romancier évoquera ce drame dans L'Incendie Sainpierre. Il fait des études de droit à la Faculté Saint-Louis, puis à l'université de Louvain. Avant d'être mobilisé en 1939, il exerce des activités dans le journalisme et milite dans des mouvements de jeunesse chrétiens. Pendant la guerre, il fait partie de la Résistance armée.

Henry Bauchau : cinq entretiens avec Catherine Pont-Humbert (2009 - À voix nue / France Culture). Photographie : Henry Bauchau (Sipa). Cinq entretiens avec Catherine Pont-Humbert (À voix nue / France Culture) [2009]. Par Catherine Pont-Humbert, réalisation : Bruno Sourcis. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Rediffusion des émissions du 31 août au 04 septembre 2009. « Poète, dramaturge, romancier, psychanalyste, Henry Bauchau est né en 1913 à Malines, en Belgique et décédé à Paris en 2012 à l'âge de 99 ans. Il avait un an et demi lorsqu'en août 1914, les Allemands, face à la résistance du peuple belge, décident d'incendier Louvain où il se trouvait avec ses grands-parents qui fuient la ville en flammes. Son entrée sur la scène du XXe siècle fut donc marquée par l'Histoire. Henry Bauchau ne l'a ensuite plus jamais quittée. Le récit de cet épisode fondateur de 1914 apparaît à plusieurs reprises dans l'oeuvre, notamment dans “La déchirure”, roman paru en 1966. Henry Bauchau a donc vécu les deux guerres mondiales du XXe siècle. L'écriture s'impose tardivement (il avait 45 ans lorsque parut, en 1958, son premier livre, “Géologies”, un recueil de poèmes) mais elle avait été préparée par de longs cheminements intérieurs, des explorations archéologiques intimes, dont la psychanalyse. Henry Bauchau entreprend une analyse chez Blanche Reverchon-Jouve (qu'il appelle “La Sibylle”), la femme de Pierre-Jean Jouve, avant de devenir lui-même psychanalyste dans les années 1970. L'expérience de l'inconscient dans la cure analytique donne naissance à un écrivain. Outre les richesses de l'inconscient (les rêves sont chez lui un matériau d'écriture essentiel), il découvre celles du langage poétique qu'il n'abandonnera jamais. Venant d'une famille où on lui avait donné à entendre que la vie en prose était la vie réelle, il a dû faire un immense effort pour reconnaître l'existence d'une vie poétique. C'est avec “Oedipe sur la route” en 1990 et le recours au mythe antique transposé à l'espace romanesque, que Bauchau accède à la reconnaissance en Belgique. Et c'est avec la publication d'un autre roman du cycle thébain, “Antigone” en 1997, qu'il s'impose en France. Autrement dit, c'est quand le roman ose réécrire le mythe, qu'arrivent reconnaissance et succès. Henry Bauchau n'écrit que ce qui s'est d'abord intériorisé en lui. C'est le retentissement intérieur des événements qui forme la chambre d'écho de l'écriture. L'oeuvre littéraire qu'il continue à bâtir aujourd'hui, à plus de 95 ans, est une oeuvre qui lui est “dictée”, dit-il. Cet ordre reçu le fait entrer dans ce qu'il appelle un “sillon d'oeuvre”. De là naissent des textes où s'impose l'idée que, derrière l'enfance, il existe un passé plus lointain, presque imaginaire, qui nous rattache à des forces ancestrales. Son oeuvre qui retrace les errements, les contradictions, les trébuchements d'un homme qui avance dans la vie et dans l'écriture, donne avec une rare beauté le sentiment du monde. Et si l'enfance a été perdue en partie, il en reste des “traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de la vie”. La Poésie complète d'Henry Bauchau est publiée chez Actes Sud, ainsi que le livret de l'opéra “La lumière d'Antigone”. » Catherine Pont-Humbert

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Henry Bauchau, #Littérature, #Belgique, #littérature belge francophone

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Publié le 19 Novembre 2023

Fayrouz ou Fairouz (arabe : فيروز), née Nouhad Haddad (en arabe نهاد حداد), est une chanteuse libanaise d’ethnie assyrienne par son père, et arabe par sa mère est née le 21 novembre 1934 au Liban, à Beyrouth. Elle est considérée comme l'une des divas de la musique arabe moderne. Son style se caractérise essentiellement par le mixage entre musique du Moyen-Orient et musique occidentale. Elle s'inspire également de la musique byzantine et maronite, du chant arabe traditionnel, de la musique symphonique, de l'Opéra, de la musique latine, et du jazz à partir des années 1980. Sa longue carrière, ses succès internationaux et son style unique font de Fairouz « la plus grande star arabe de tous les temps ».

Elle est remarquée très jeune pour la qualité de sa voix lors d'un concert donné par la chorale de son école. Fairuz exprime l'amour passionné du Liban, commémore la ville de Jérusalem…Elle se détache indéniablement des thèmes évoqués dans la musique arabe. Ses chansons racontent des histoires de villages, d'amour, avec un air tendre et poétique, rarement rencontré dans les autres formations musicales arabes. Elle est considérée comme la plus grande chanteuse arabe depuis la disparition d'Oum Kalsoum. Elle est aussi célèbre pour ses chants religieux .

Fairouz demeure sans conteste la personnalité la plus attachante de la musique libanaise. Celle-ci n'aurait pas connu une telle vogue si elle n'avait pas bénéficié de la voix sublime de cette chanteuse qui, même du vivant d'Oum Kalsoum, s'est imposée dans tout le monde arabe, en chantant non seulement le Liban mais aussi la Palestine, l'Égypte, la Syrie et La Mecque. 

Biographie et évolution musicale

Fairouz, une des plus grandes vedettes de la chanson arabe, a débuté sa carrière en 1947 alors qu'elle participait à la chorale de Mohamed Fleifel.

Elle fut présentée à Halim Elroumi qui dirigeait la radio du Proche-Orient " Mahattat Ach-Charq Aladna " créée en 1942 pour soutenir la politique des alliés dans les pays arabes. Halim Elroumi l'auditionna avec des chansons de Farid Al Atrache et Asmahan. Il lui ouvrit les portes de la radio et croyant en son avenir, il composa pour elle.

Son premier concert public a lieu en 1957. Elle devient très vite célèbre dans tout le monde arabe mais se fait rare pendant la guerre civile libanaise afin d'éviter d'être utilisée par un camp ou par un autre. Cette retenue lui vaut l'affection et l'intérêt du public de toutes confessions. Cette même année, elle inaugure le Festival de Baalbek où, pour la première fois, elle rencontre le public en plein air, sur des planches installées au pied des gigantesques colonnes du temple romain. Elle remporte un tel triomphe qu'on la surnomme aussitôt la "septième colonne".

A l'automne 1975, Alors que la capitale est mise à feu et à sang, elle chante tous les soirs sur la scène du Picadilly de Beyrouth. 

En septembre 1994, après vingt ans de silence volontaire, elle a retrouvé son public lors d'un concert donné au cœur d'un Beyrouth qui a perdu ses points de repères mais pas le souvenir de la voix de sa diva.Née au sein d'une famille chrétienne syriaque installée à Beyrouth en 1935 dans le quartier de Zouk El Blat où elle grandit.
Avec les frères Rahbani, Assi et Mansour (Assi deviendra son mari), elle crée un nouveau style de musique libanaise initialement très influencé par la musique latino-américaine.  Depuis la fin de la guerre civile, elle travaille avec son fils Ziad Rahbani. Sa musique est de plus en plus influencée par les rythmes de jazz.

Le métissage

On peut parler de métissage dans la musique chez cette chanteuse dans le sens où : par ex dans "Lei Berout"

La mélodie et l'instrumentation sont conservées.

Ajout de la voix, texte en arabe.

C'est un métissage entre la musique classique occidentale et la musique vocale orientale.

Œuvres musicales

Une partie importante des textes et de la musique de ses œuvres musicales est composée par les frères Rahbani qui sont également ses producteurs.

Ayyam al Hassad (Le jour de la récolte, 1957)

Al 'Urs fil qarya (Noces villageoises, 1959)

Al Ba'albakiya (La jeune fille de Balbek, 1961)

Jisr el Amar (Le pont sur la lune, 1962)

Awdet el 'Askar (Le retour des soldats, 1962)

Al Layl wal Qandil (La nuit et la lanterne, 1963)

Biyya'el Khawatem (Le marchand d'alliances, 1964)

Ayyam Fakhreddine (Les jours de Fakhreddine, 1966)

Hala wal Malik (Hala et le roi, 1967)

Ach Chakhs (La personne, 1968-1969)

Jibal Al Sawwan (Les montagnes de Sawwan, 1969)

Ya'ich Ya'ich (Viva-viva, 1970)

Sah Ennawm (Garde les yeux ouverts, 1970-1971)

Nass man Warak (Les personnages de papier, 1971-1972)

Natourit al Mafatih (La gardienne des clés, 1972)

Al Mahatta (La gare, 1973)

Qasidit Houb (Un poème d'amour, 1973)

Loulou (Loulou, 1974)

Mais el Rim, 1975

Petra, 1977-1978

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

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