Publié le 20 Février 2021

Alors qu'en Europe mène sa course chaotique aux vaccins contre le Covid-19. L’Amérique latine adopte le vaccin russe. La Russie envoie les premières doses de vaccin Spoutnik V au Mexique ce week-end.

Jusqu'à présent, 15 autres pays, dont l'Argentine, la Hongrie et la Serbie, ont approuvé le vaccin Spoutnik V pour une utilisation d'urgence. Les chercheurs ont développé leur vaccin à partir de différents adénovirus, un type de virus qui cause le rhume. Ils ont ajouté le gène de la protéine de pointe du coronavirus à deux types d'adénovirus, l'un appelé Ad26 et l'autre appelé Ad5, et les ont modifiés afin qu'ils puissent envahir les cellules, mais sans se répliquer.

Bien qu'historiquement considérée comme «l'arrière-cour» géopolitique de Washington, l'Amérique latine se tourne de plus en plus vers Moscou pour l'aider à faire face à la pandémie. Six pays de la région (Argentine, Bolivie, Mexique, Nicaragua, Paraguay et Venezuela) ont déjà autorisé l'utilisation du vaccin Spoutnik V. D'autres examinent des demandes d'autorisation, qui sont de plus en plus urgentes compte tenu de la pénurie mondiale de vaccins disponibles. Le vaccin russe est sûr et efficace, selon une étude. La publication stimulera sans aucun doute la promotion du vaccin par le gouvernement russe à la fois dans le pays et dans le monde et renforcera l'implication du Kremlin dans la diplomatie vaccinale en recevant une validation crédible de la sécurité du produit.

Dix pays ont monopolisé 75% des vaccins COVID-19 administrés, dénonce António Guterres au Conseil de sécurité. À l'heure actuelle, la distribution équitable des vaccins est le plus grand test moral auquel l'humanité est confrontée; cependant, la vaccination a été extrêmement injuste et inégale, dit le chef de l'ONU. «Si le virus est autorisé à se propager comme une traînée de poudre dans le Sud, il muterait encore et encore», prévient-il et appelle le G20 à former un groupe de travail pour développer un plan mondial de vaccination et mobiliser ses financements.

Nouvelles de l'ONU

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Covid-19, #Russie, #Amérique latine, #Spoutnik V, #Vaccins, #Vaccination, #Coronavirus, #2021

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Publié le 19 Février 2021

L'Église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage - un engagement marqué en faveur des pauvres et des émigrants

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli; j’étais nu, et vous m’avez habillé; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi!

Matthieu (25, 31-46)

"à partir de la réalité des plus pauvres, favoriser la rencontre entre tous, habitants et personnes de passage, jeunes et moins jeunes, privilégiés et exclus, croyants de multiples convictions et non croyants, offrant ainsi le visage d’une Église qui soit celui de l'accueil, l'ouverture et la solidarité. Dans un bâtiment parmi les plus beaux de Bruxelles, accueillir et célébrer avec les personnes «de la périphérie» constitue un acte religieux profondément chrétien, qui revêt aussi une dimension politique, dans la pure tradition des Béguines, ces femmes engagées et résistantes, précurseurs d’une pensée chrétienne audacieuse".

House of Compassion

L'église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage, sise place du Béguinage dans le centre historique de la ville de Bruxelles, est un édifice religieux catholique de style baroque italo-flamand. Sa construction date de la fin du xiiie siècle. Construite à cette époque en style gothique, elle sera partiellement détruite par les troupes protestantes et reconstruite par la suite. D'abord en style gothique mais rénovée ensuite en style baroque. est attribuée à l'architecte Lucas Faydherbe (attribution incertaine). L'église est une église paroissiale catholique. Elle fut restaurée après l'incendie qui ravagea sa charpente en 2000. Cette église est étroitement liée à l’histoire récente des sans-papiers en Belgique et à leur combat pour une régularisation1.

Vivant d'abord dispersées dans le bourg, des béguines reçoivent de l'évêque de Cambrai (dont dépend le doyenné de Bruxelles) la permission (en 1252) de construire un vaste enclos fait de maisons individuelles qui leur permettent de vivre communautairement autour d'une petite chapelle dénommée: "Notre Dame-à-la-vigne" c'est ce qui deviendra le grand béguinage de Bruxelles . Celui-ci devient très important, possédant au meilleur moment de son histoire, sa blanchisserie, son moulin sur la Senne, son hôpital.

En 1579, l'église gothique du béguinage fut mise au pillage par les Calvinistes. Une nouvelle église, de style baroque, remplaça l'ancienne. La première pierre est posée en 1657. L'architecte n'est pas connu bien que Lucas Faydherbe soit parfois cité. On ne sait pas dans quelle mesure l'ancienne église gothique fut démolie ou pas mais fut atteinte deux fois par des destructions dont la dernière remonte à 1584. Il faudra attendre 1657 pour qu'elle soit reconstruite entièrement.

Au xviiie siècle le coût de s'installer au béguinage est relativement élevé. Ce qui entraîne son déclin. Au début du xixe siècle les maisonnettes, peu entretenues, sont mises à la disposition de personnes âgées indigentes. En 1824, une grande partie des constructions béguinales est jugée vétuste : elles sont démolies pour faire place à la construction d'un grand hospice, devenu l'hospice Pachéco. Les dernières maisons du béguinage disparaissent en 1856. Quelques retables majeurs de l'infirmerie se trouvent au musée du CPAS de la Ville de Bruxelles et valent le détour.

En novembre 2000, l'église fut victime d'un incendie qui ravagea la toiture. En 2006, on entreprit la reconstruction de la charpente en employant du chêne de la Loire. Cette structure reçut ensuite 3 000 m2 d'ardoises provenant d'Espagne.

En 2015, l'association de fait "BegijnhofVrienden", dirigée par le prêtre Daniel Alliët, prend l'initiative d'aider le groupe le plus vulnérable de migrants et de réfugiés en Flandre, à savoir les mères célibataires avec enfants qui sont littéralement à la rue. Le prêtre commence en mars 2020 avec un nouveau projet "House of Compassion"2,3.

Références

  1.  « "Me battre pour les autres ? Le sens de ma vie ! " » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le 4 août 2021)
  2.  « Project Time-out, Begijnhofkerk Brussel » [archive], sur Caritas (consulté le 4 août 2021)
  3.  « "Me battre pour les autres ? Le sens de ma vie ! " » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le 4 août 2021)

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Publié le 19 Février 2021

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Vacío, #Rauw Alejandro, #Luis Fonsi, #2021, #A Puro Dolor

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