2016

Publié le 24 Avril 2016

Le chanteur congolais Papa Wemba est décédé cette nuit à Abidjan en Côte d'Ivoire où il participait au Festival des Musiques Urbaines d'Anoumabo (Femua). Il s'est écroulé sur scène alors qu'il se produisait.
 
 
Avec plus de cinquante ans de carrière, il était une légendes de la musique congolaise et africaine. S'il n'est pas le créateur de la rumba congolaise, il en est un pilier et un des artistes qui propulsera ce genre à l'échelle internationale.

Avec plus de cinquante ans de carrière, il était une légendes de la musique congolaise et africaine. S'il n'est pas le créateur de la rumba congolaise, il en est un pilier et un des artistes qui propulsera ce genre à l'échelle internationale.

Il participera tout de même aux débuts du soukous. La rumba reste sa référence malgré les autres styles arborés comme le rock, ndombolo, la world music et d'autres.
 
En 1969, il est le co-fondateur de Zaïko Langa Langa avec Jossart N'yoka Longo, Evoloko, Pépé Felly et Andy Bimi Ombalé. Il quittera le groupe en 1974, pour fonder Isifi Lokolé et finalement fonder Viva La Musica en 1977. A la fin des années 1970, il crée le mouvement de la SAPE.
 
Homme solidaire et bon team player durant sa longue carrière, Papa Wemba n'a pas hésité à collaborer avec Tabu Ley Rochereau et son groupe Afrisa, Martin Meissonier (producteur de King Sunny Adé et de Ray Lema), Peter Gabriel, Ray Lema, Manu Dibango, Koffi Olomidé, Youssou N'Dour, Pepe Kalle, le vieux Wendo Kolosoy, Lutumba Simaro, Kwamy Mussy, et ses vieux copains de Zaiko (Evoloko Jocker, Bozi Boziana,Efonge Gina, Mavuela Somo) les quatuors du Clan Langa Langa, Alpha Blondy, Aretha Franklin participe à l'album Emotion Fa Fa, Lokua Kanza, Angélique Kidjo, Salif Keïta, JB Mpiana, Singuila, Ophélie Winter,Manu Dibango et Youssou N'dour.

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Papa Wemba, #musique africaine, #2016

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Publié le 21 Avril 2016

Prince est décédé à l’âge de 57 ans. Le corps inanimé du célèbre chan­teur a été décou­vert, de jeudi matin, à Pais­ley Park, dans le Minne­sota, où se trou­vait sa maison et son studio.

Sa carrière, entamée en 1978, est l'une des plus denses dans l'univers de la pop, avec plus de trente recueils studio parus en moins de quarante ans. . Il faut y ajouter de nombreux albums et chansons façonnés pour les Bangles, Sheena Easton, Chaka Khan, Patti LaBelle, Madonna, Sheila E., Mavis Staples ou The Time.

Sa carrière, entamée en 1978, est l'une des plus denses dans l'univers de la pop, avec plus de trente recueils studio parus en moins de quarante ans. . Il faut y ajouter de nombreux albums et chansons façonnés pour les Bangles, Sheena Easton, Chaka Khan, Patti LaBelle, Madonna, Sheila E., Mavis Staples ou The Time.

Son plus gros succès commercial est la bande originale du film Purple Rain (dans lequel il joue le rôle-titre), publiée en 1984 et vendu à vingt millions d'exemplaires. Il est également l'auteur de Sign "☮" the Times, des chansons du Batman de Tim Burton, des tubes Little Red Corvette, When Doves Cry, Kiss, Cream ou encore Sexy M.F. Le morceau phare de Sinéad O'Connor, Nothing Compares 2 U, est par ailleurs une composition de Prince.

Nous apprenons le décès du chanteur américain Prince : il avait 57 ans

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #décès, #2016

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Publié le 20 Avril 2016

Le saxophoniste syrien Basel Rajoub illumine son jazz avec la lumière de son Orient natal. Basel Rajoub est un saxophoniste syrien qui cultive la différence. Né à Alep mais habitant en Suisse, diplômé de l’Institut de Musique de Damas, c'est un improvisateur habile et un compositeur hautement original, qui crée une nouvelle musique à partir de racines culturelles millénaires, qu’il mêle aux tendances du Jazz contemporain.

La musique est un « don » que l’on reçoit. Elle m’a toujours accompagné, au point que j’ai toujours rêvé et eu des pensées en musique. Elle m’attire depuis mon plus jeune âge, et c’est pourquoi j’ai essayé beaucoup d’instruments pendant mon enfance à Damas. C’est à quatorze ans que j’ai découvert la trompette, et elle s’est imposée comme une évidence. Sitôt mes études au lycée terminées, je suis entré au conservatoire où j’ai étudié la musique classique occidentale. Aux sources du projet Soriana… Les premières années, on peut dire que je vivais « à l’intérieur » de la trompette. Je ne faisais qu’écouter, étudier, j’étais complètement immergé. Le jour où j’ai acheté ma première trompette professionnelle, je l’ai même prise dans mon lit pour pourvoir la regarder jusqu’à ce que je m’endorme ! Peu après avoir terminé le conservatoire, j’ai commencé à avoir des problèmes aux lèvres, ce qui est relativement courant chez les trompettistes. Il m’a fallu une année pour comprendre que je ne guérirai pas et qu’il me fallait changer d’instrument si je voulais continuer à faire de la musique. Ce fut une décision difficile, mais je me suis finalement tourné vers le saxophone. S’il s’agissait de l’un des nombreux instruments que j’avais essayé dans mon enfance, j’éprouvais moins d’affinités pour lui que pour la trompette, alors même qu’il était présent dans toutes les musiques que j’écoutais - le quintet de Miles Davis ou Louis Armstrong par exemple. Afin d’arriver au même niveau que celui atteint avec la trompette, j’ai consacré huit heures par jour pendant plusieurs années à l’étude du saxophone. Quand on joue d’un instrument, on adopte sa personnalité, et celle du saxophone est très différente de celle de la trompette. Il m’a donc fallu du temps pour sortir du côté fort et à la fois rêveur de la trompette et pour entrer dans l’atmosphère plus légère du saxophone. Si je devais recommencer ma vie maintenant, je ne saurais vraiment pas quel instrument choisir ! Je joue aussi du duclar, un tout nouvel instrument à vent que j’ai découvert par Internet alors que je cherchais quelque chose qui ressemble au saxophone, mais qui soit en bois. Le son m’a beaucoup plu et j’ai immédiatement pensé à changer les tonalités afin de les régler sur les gammes orientales. C’est un instrument à la fois très limité, puisqu’il n’a qu’une seule octave, et en même temps très riche parce qu’il suffit de jouer trois ou quatre notes pour être instantanément transporté en Orient. Le son du bois à lui seul est quelque chose d’unique et, dès que je l’ai essayé, je l’ai adopté et en ai joué pendant plusieurs mois. C’est de cette période que sont issus les trois morceaux au duclar qui figurent sur The Queen of Turquoise. J’ai commencé à m’intéresser aux musiques orientales plus ou moins au moment où je me suis mis au saxophone. J’ai d’abord réécouté les disques du compositeur arménien Aram Khachaturian, puis je suis passé au folklore syrien, et j’ai continué de plus en plus loin dans cette direction. C’est ainsi que le projet Soriana – qui signifie notre Syrie - est né. 

 

The Queen of Turquoise est mon troisième disque. Auparavant j’ai fait paraître Kamir en 2007 et Asia en 2009. Sur Kamir, mon groupe était constitué d’une contrebasse, d’une batterie et d’un piano, il n’y avait pas d’instruments orientaux. De 2009 à 2011, j’ai résidé au Liban et en Turquie et réalisé Asia, un mot qui signifie bien sûr Asie mais qui est aussi le nom de ma sœur. C’est dans ce projet que j’associe pour la première fois le qanûn, instrument traditionnel, au saxophone. Cela faisait quelques années que je cherchais le son qui me convenait, celui que j’entendais intérieurement. Je l’ai retrouvé quand je me suis mis à composer pour le qanûn. Cependant, cet instrument est à la fois harmonique et mélodique, et il n’est vraiment pas évident de l’associer au saxophone. J’ai dû par exemple développer de nouvelles techniques pour pouvoir jouer les microtons de la gamme arabe au saxophone. Les percussions quant à elles amènent la chaleur. Le titre de The Queen of Turquoise est la traduction littérale du nom de ma femme, Malika Fairouz : en arabe, Malika veut dire la reine et Fairouz c’est la turquoise. J’ai composé les morceaux de ce disque en Suisse, où je réside depuis 2011. J’y ai repris une discipline de travail et me suis beaucoup entraîné pour faire une mise à jour de mon son, de mes techniques et de ma façon d’improviser. J’ai en quelque sorte repris un processus d’étude, dont le but était de développer un son plus chaud, plus ample, plus coloré, afin d’affiner encore mon approche orientale.

 

Basel Rajoub, mars 2016

« The Queen of Turquoise » par Basel Rajoub, saxophoniste syrien.

Basel Rajoub : saxophone soprano, tenor et duclar

avec

Kenan Adnawi :  oud

Andrea Piccioni :percussions

Feras Charestan : qanun

Lynn Adib : chant

 

Produit par Basel Rajoub 

 

Enregistré au studio Entropya (Pérouse, Italie), par Stefano Bechini

Track n° 3 enregistré à Ragdoll Production (Suède) par Patricia Viguurs

Mixé et masterisé par Manfred Leuchter à Musentempel Aachen

 

Peinture (1° de couverture) : Ahed Alnaser Rajjoub

Artwork : Karma Tohme

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Rédigé par Last Night in Orient

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