2019

Publié le 12 Juin 2019

Douleur et Gloire, une œuvre d'art signée Pedro Almodóvar

Entre les couleurs saturées, le rouge de la douleur et de la mort prévaut. Il n'y a pas de larmes, ni de cris, ni hystérisme. Nous abordons une superbe réflexion sur ces expériences maintenues dans la mémoire, qui se sont terminées sans plus et qui n'ont pas fermé les cicatrices. Peut-être le film le plus intime et le plus sincère de Pedro Almodóvar de la dernière décennie: à mi-chemin entre l’histoire des coutumes et la biographie de fiction, expose ses obsessions de manière brillante.

Last Night in Orient - LNO ©

"Douleur et Gloire", un film intime mais énergique, où le protagoniste dissèque sans craindre de plonger dans ses propres démons, transformant sa vie et son expérience en inspiration de travail qui traite l’art comme un carburant vital.

Salvador Mallo est un réalisateur déjà à maturité. Il vit à Madrid et a connu un succès remarquable tout au long de sa carrière. Dans la solitude et avec trop de fantômes, il est paralysé par les douleurs physiques de toutes sortes qui le bloquent. Incapable d'écrire et de diriger à nouveau à cause de sa condition physique déplorable, cela ressemble au moment idéal pour se souvenir de toute sa vie et rendre des comptes au passé.

Le film commence avec Salvador Mallo immergé dans une piscine qui revient à la mémoire de son enfance. L'eau lui rappelle un jour de bonheur alors qu'il n'était qu'un enfant, jouant au bord de la rivière dans son village, pendant que sa mère et d'autres femmes lavent leurs vêtements. Sûrement l'un des jours les plus heureux de sa vie.

Mais dans la piscine, sous l'eau, une cicatrice traverse son corps, éloignant ainsi le bonheur innocent et insouciant d'un enfant souriant et nous ramenant à la réalité d'un homme adulte marqué par les blessures laissées par l'expérience. C'est ainsi que commence ce voyage régénérateur, où la réconciliation avec le passé devient la condition fondamentale pour un cinéaste vivant par et pour son travail.

Les scènes impressionnantes de l'enfance du protagoniste se démarquent. Ils sont abattus dans une grotte à Paterna, une ville très proche de Valence. Quelques habitats d’origine mauresque, excavés sur des terres avec des évents. Peu à peu, la majorité est partie et certaines ont été protégées par les autorités en tant que biens d'intérêt culturel.

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 1960, les années 1980 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Un film de Pedro Almodóvar, avec Antonio Banderas, Asier Etxeandía, Leonardo Sbaraglia, Nora Navas, Julieta Serrano, César Vicente, Asier Flores et avec la participation exceptionnelle de Penélope Cruz

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Publié dans #Pedro Almodóvar, #Cinéma, #2019, #Dolor y Gloria, #Douleur et Gloire

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Publié le 10 Juin 2019

Le Passage 44 a ouvert en 1969 ou 1970 (date exacte à confirmer). Il s'agissait d'une nouvelle galerie commerçante sponsorisée par le Crédit Communal de Belgique. 
 

Une traversée du désert dans la capitale belge. Personne dans les couloirs. Les commerces fermés. L'Auditorium 44 et ses 750 places dans l'obscurité. La Médiathèque au fond du passage éteint ses lumières au moment où je la croise. Le Passage 44 de l'architecte Marcel Lambrichs vit ses dernières heures. Il reste encore les vestiges d’une galerie presque oubliée.

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 Brussels 44 Center, ex passage 44. en 2019, cette galerie n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut.
 Brussels 44 Center, ex passage 44. en 2019, cette galerie n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut.
 Brussels 44 Center, ex passage 44. en 2019, cette galerie n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut.
 Brussels 44 Center, ex passage 44. en 2019, cette galerie n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut.

Brussels 44 Center, ex passage 44. en 2019, cette galerie n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut.

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Publié dans #Bruxelles, #Passage 44, #Photographie, #Marcel Lambrichs, #2019, #Urbex

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Publié le 9 Juin 2019

La Cité administrative située dans les Bas-Fonds de la rue Royale présente toutes les facettes d'un échec urbanistique.

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Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.
Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.
Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.
Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.
Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.

Elle s'inscrit dans le courant d'architecture fonctionnaliste international, voire tropical (monumentalité et modernisme), des années 1950 et 60.

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Publié dans #Bruxelles, #Cité administrative de l'État, #photographie, #2019, #Jardins, #architecture, #Tour des Finances

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