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Publié le 13 Juin 2026

La obsesión colonial en Bélgica comenzó desde 1831.

A menudo asociamos la colonización belga con Leopoldo II y el Congo. Sin embargo, la obsesión colonial en Bélgica comenzó desde 1831 con su padre, Leopoldo I.

​Recién instalado en el trono de un país minúsculo, ultraindustrializado pero privado de los mercados del antiguo imperio neerlandés, Leopoldo I estaba convencido de una cosa: sin colonias para dar salida a sus mercancías y aliviar la miseria social, Bélgica se asfixiaría.

​Durante más de veinte años, el rey multiplicó los proyectos secretos, los montajes financieros y las expediciones por las cuatro esquinas del planeta. Todas terminaron en fracasos rotundos.

​El intento mayor: Santo Tomás de Guatemala (1843-1855)

​Esta fue la aventura colonial más concreta y trágica del reinado. En 1841, con el acuerdo discreto del rey, varios inversores crearon la Compañía Belga de Colonización. Compraron los derechos de un inmenso territorio (casi 400.000 hectáreas) en Santo Tomás, en la costa atlántica de Guatemala.

​El objetivo era fundar una verdadera colonia de poblamiento llamada «Comunidad de la Unión».

​El plan parecía perfecto sobre el papel, pero la realidad en el terreno fue un infierno:

  • Un clima hostil: La región era un foco de mosquitos, gangrenada por la malaria, la fiebre amarilla y el cólera.
  • Una logística desastrosa: Los colonos (a menudo familias pobres o utopistas venidos de Amberes y de toda Bélgica) llegaron sin herramientas adecuadas, sin infraestructuras y sin médicos cualificados.
  • El balance: En pocos años, el cementerio de la colonia se llenó más rápido que las plantaciones. De los cientos de colonos que desembarcaron, una gran parte murió por las enfermedades, otros huyeron hacia la capital y los supervivientes terminaron siendo repatriados. En 1855, la experiencia se abandonó oficialmente.

​La fiebre compradora: Otros proyectos frustrados

​Leopoldo I no se detuvo en Guatemala. Como si fuera un auténtico "agente inmobiliario" de la colonización, envió a emisarios, diplomáticos y oficiales de marina a explorar decenas de opciones. El método era simple: buscar territorios en venta, en alquiler o listos para ser arrebatados a imperios en decadencia.

​La siguiente tabla resume los principales objetivos de esta intensa diplomacia colonial:

Región / Territorio

Periodo

Tipo de proyecto

Por qué fracasó

Río Nuñez (Guinea)

1847 - 1849

Puesto comercial y protectorado

La firme oposición de los británicos y los franceses, sumada a escaramuzas militares locales.

Creta y Chipre

Década de 1840

Compra directa al Imperio otomano

Las arcas del Estado belga estaban vacías y el Imperio otomano finalmente se negó a ceder estas islas estratégicas.

Abisinia (Etiopía)

Década de 1850

Concesión agrícola y comercial

Demasiado complejo a nivel geopolítico e inestabilidad flagrante de los reinos locales.

Nueva Zelanda

1840

Compra de una isla vía una compañía privada

La corona británica proclamó su soberanía absoluta sobre el archipiélago justo antes de que los belgas concretaran el plan.

Islas Feroe (Dinamarca)

1845

Compra de los derechos de pesca y soberanía

El gobierno danés cortó de raíz las negociaciones.

¿Por qué fracasaron estos intentos?

​A diferencia de su hijo, que actuaría como un soberano absoluto en el Congo, Leopoldo I tuvo que lidiar con las estructuras de la joven Bélgica. Tres grandes obstáculos condenaron sus ambiciones:

1. Un gobierno constitucional cauteloso

El Parlamento y los ministros (tanto liberales como católicos) se negaron categóricamente a comprometer el dinero público en aventuras coloniales de alto riesgo. Bélgica aplicaba entonces una estricta política de neutralidad internacional.

2. La ausencia de una armada y de proyección militar

Para mantener una colonia se necesita una marina de guerra potente, algo de lo que Bélgica carecía. Sin protección militar, las iniciativas privadas belgas eran sistemáticamente bloqueadas o aplastadas por la Royal Navy británica o la marina francesa.

3. Falta de apoyo de la burguesía industrial

Los industriales belgas (textil, metalurgia) preferían exportar directamente sus productos a los mercados europeos o americanos ya existentes, en lugar de invertir fortunas en crear mercados coloniales desde cero.

 

​Aunque el reinado de Leopoldo I se cerró sin haber adquirido ninguna colonia, esta frustración sirvió de lección para su hijo. Leopoldo II comprendió que no podría contar con el Estado belga: para tener éxito allí donde su padre había fracasado, debía concebir su empresa colonial como un negocio puramente privado y personal.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #1831, #Colonialisme, #Belgique

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Publié le 11 Juin 2026

« Fabiolo » était le surnom de Don Jaime de Mora y Aragón (1925–1995), un aristocrate, acteur, pianiste et chanteur espagnol.

​Ce pseudonyme lui a principalement été attribué en Italie et à l'international en clin d'œil à sa sœur cadette, Fabiola de Mora y Aragón, devenue la célèbre reine des Belges en épousant le roi Baudouin en 1960.

​Une figure de la "Jet-Set"

​Contrairement au style de vie très discret et pieux de sa sœur à la cour de Belgique, Jaime de Mora y Aragón était un personnage haut en couleur, excentrique et une figure incontournable de la jet-set des années 1960 et 1970 (notamment à Marbella).

Jaime de Mora y Aragón (surnommé « Fabiolo ») n'était pas homosexuel.
L'aristocrate espagnol était au contraire célèbre pour sa réputation de grand séducteur hétérosexuel et de coureur de jupons invétéré (qualifié de mujeriego en Espagne).
Sa vie sentimentale et personnelle s'est articulée autour de relations très médiatisées avec des femmes :
  • Ses deux mariages : Il a d'abord épousé l'actrice mexicaine Rosita Arenas en 1958, avant de se remarier avec le mannequin finlandais Margit Ohlson, qui est restée sa compagne jusqu'à sa mort en 1995.
  • L'origine de la confusion : Les rumeurs ou amalgames l'associant parfois à la communauté homosexuelle proviennent uniquement de sa vie nocturne. En tant que roi de la nuit à Madrid et à Marbella, il a créé et fréquenté des cabarets et des bars bohèmes. Certains de ces établissements ou les quartiers où ils se situaient sont devenus, bien des années plus tard, des lieux pionniers de la culture gay espagnole.
 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Fabiolo, #Fabiola, #Belgique, #Espagne, #Cultura gay, #Cinéma espagnol

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Publié le 23 Mai 2026

Fraudes aux logements sociaux en Belgique

En Belgique, la fraude liée aux logements sociaux est un sujet courant évoqué par la presse. Elle regroupe plusieurs réalités, allant du comportement de certains locataires jusqu’aux dysfonctionnements internes des organismes d'attribution.

​Comme le logement est une compétence régionale, la manière de traquer et de punir ces fraudes varie fortement entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles.

​1. Les différentes formes de fraude

​La fraude peut intervenir à deux moments : lors de la demande (pour passer devant tout le monde) ou pendant la location (lorsque les critères ne sont plus respectés).

  • La fraude patrimoniale (propriété à l'étranger) : C'est la forme de fraude la plus médiatisée. Pour avoir droit à un logement social, il est interdit d'être propriétaire d'un autre bien immobilier. Certains locataires dissimulent une propriété acquise ou héritée dans leur pays d'origine.
  • La fraude aux revenus et à la domiciliation : Mentir sur ses revenus réels (travail au noir) ou cacher que l'on cohabite avec un conjoint qui travaille (pour conserver un loyer social calculé au plus bas).
  • Le passe-droit ou l'irrégularité interne : Il arrive que la fraude vienne de l'intérieur, par la manipulation du système informatique ou l'intervention de décideurs pour attribuer des logements de manière prioritaire à des proches.

​2. Des approches régionales très différentes

​Les trois régions du pays n'appliquent pas du tout la même politique pour lutter contre ce phénomène.

​En Flandre : Tolérance zéro et détectives privés

​La Flandre est la région la plus stricte. Pour débusquer les propriétaires de biens à l'étranger, le gouvernement flamand a mis en place un budget permettant aux sociétés de logement de mandater des bureaux de détectives privés spécialisés.

  • Résultats : Des millions d'euros d'allocations indues ont été récupérés, et de nombreux baux ont été résiliés.
  • Sanctions complémentaires : Amendes pour les locataires occupant un logement trop grand par rapport à la taille de leur ménage (sous-occupation) pour les pousser à déménager.
​À Bruxelles : Tensions et récentes affaires internes

​La Région bruxelloise privilégie une approche moins offensive sur le patrimoine étranger, estimant qu'un contrôle systématique s'apparenterait à une "chasse aux sorcières" et que les accords de coopération internationaux manquent pour valider formellement les données. Toutefois, le secteur fait face à d'importantes secousses :

  • Irrégularités dans les dossiers : Récemment, des centaines d'interventions jugées "inhabituelles" et suspectes ont été détectées dans le système informatique de la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale), menant à des enquêtes judiciaires.
  • Soupçons de clientélisme : Des enquêtes et des perquisitions touchent parfois la gouvernance de certaines Sociétés Immobilières de Service Public (SISP), comme au Foyer anderlechtois, où des suspicions de distribution de logements "au choix" par des dirigeants ont déclenché l'ouverture d'enquêtes pour abus de position.
​En Wallonie : Vers un durcissement

​La Wallonie a choisi de s'inspirer du modèle flamand. La Société Wallonne du Logement (SWL) cherche à collaborer avec ses homologues pour mettre en place des procédures de contrôle plus strictes concernant le patrimoine à l'étranger, estimant qu'il est injuste de bloquer des places alors que les listes d'attente s'allongent.

​3. Risques et conséquences pour les fraudeurs

​La fraude sociale en matière de logement est sévèrement punie lorsque les faits sont avérés :

  • Résiliation immédiate du bail : Expulsion du logement social.

 

  • Remboursement des loyers : Le fraudeur doit rembourser la différence entre le loyer social réduit dont il a bénéficié et le prix du marché réel sur plusieurs années (ce qui chiffre souvent à des dizaines de milliers d'euros).
  • Poursuites pénales : amendes financières lourdes et risques d'inscription au casier judiciaire.

​Si vous suspectez une fraude sociale en Belgique (qu'il s'agisse de domiciliation fictive ou d'abus d'allocations), l'État a mis en place une plateforme officielle et sécurisée : le Point de contact pour une concurrence loyale. Les signalements n'y sont pas anonymes (pour éviter les dénonciations calomnieuses), mais l'identité du signalant est strictement protégée par la loi.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Logement social, #Peterbos, #Logement, #Belgique

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