bolivie

Publié le 7 Août 2021

Les styles vestimentaires varient considérablement parmi les Aymaras. Les hommes dans les villes portent des vêtements occidentaux ordinaires et les femmes portent leurs polleras (jupes) traditionnelles superposées réalisées avec des matériaux nobles, tels que le velours et le brocart. Elles portent des châles brodés et un chapeau melon appelé bombín (dont certains sont fabriqués en Italie). Ce couvre chef représente la recherche d'une identité esthétique et culturelle de la chola andine devenue citadine.

Selon la légende, sa popularité est née d'une erreur. Au tournant du xxe siècle, une importante cargaison de chapeaux a été commandée en Europe pour les cheminots britanniques, mais ils étaient de la mauvaise couleur (marron au lieu de noir, qui était la couleur à la mode pour les messieurs à l'époque) Plutôt que de les renvoyer, les chapeaux ont été remis aux femmes aymara et quechua qui avaient migré vers les villes et qui étaient à la recherche d'une identité esthétique et culturelle. Certaines versions de l'histoire disent qu'on a dit aux femmes que le fait de porter le bombín aiderait à la fertilité.

Dans l'altiplano, l'histoire est différente. Les vents forts et froids nécessitent des vêtements chauds en laine. Les femmes portent des jupes et des chandails longs et tissés à la maison. Les jupes se portent en couches. Pour les festivals ou les occasions importantes, les femmes portent jusqu'à cinq ou six jupes les unes sur les autres.

Les aguayos ou encore quepina sont des châles aux couleurs vives sont utilisés pour attacher les bébés au dos de leur mère ou pour transporter des charges de marchandises.

Les hommes portent des pantalons longs en coton et des bonnets en laine avec des oreillettes (Chullo). Dans de nombreuses régions, les hommes portent également des ponchos. Les deux sexes peuvent porter des sandales ou des chaussures, mais beaucoup marchent pieds nus malgré le froid.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Aymaras, #Mode vestimentaire, #Bolivie

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Publié le 4 Août 2021

La richesse musicale des peuples andins, comme dans ce cas des Aymaras, puise ses origines dans les cultures qui habitaient ces terres. Forte d'une forte influence du folklore bolivien, où vit le plus grand nombre d'Aymaras de la région, elle s'est ouverte à de nouveaux instruments qui ont fini par enrichir et définir un son reconnaissable dans le monde entier. Les instruments de musique traditionnels sont le charango, le quena, le zampona, le bombo, et le rondador.

Il existe de nombreuses danses d'origine aymara. Elles sont classées en deux groupes : les danses indigènes et les danses métisses. Les origines des danses indigènes sont anciennes (précolombiennes), elles ont donc peu d'éléments d'origine européenne. Malheureusement, ces danses ne sont guère acceptées dans les villes, n'étant pratiquées que par les Aymara ruraux. Parmi ces danses : Sikuris, Pinkillus, Chaqallus, Lawa K'umus, Chuqilas, K'usillos. D'autres sont la manifestation des rapports avec les nouvelles communautés africaines (Tundiqui par exemple).

Jusque dans les années 1960, ces instruments étaient rejetés par les citadins et n'étaient joués que par les autochtones des zones rurales et reculées. A partir de la seconde moitié des années 1960, la jeunesse chilienne entame un mouvement politico-culturel à caractère rebelle. Cette attitude prend comme symbole un mouvement musical appelé Nueva canción ou encore chant de protestation interprété exclusivement par ces instruments de musique indigènes. Les premiers ont été Victor Jara, Inti Illimani, Kollawara et Quilapayún (qui ont également collaboré avec de multiples personnalités, telles que Victor Jara, Mikis Theodorakis, Jean-Louis Barrault, Jane Fonda, Mercedes Sosa, Daniel Mesguich, le groupe Inti-Illimani, Roberto Matta, Julio Cortazar, etc.). Plus tard, cette musique est diffusée par les étudiants des autres pays andins, en particulier de la Bolivie et du Pérou, qui étaient à l'époque sous des gouvernements militaires et dictatoriaux.

Au début des années 1980, la Nueva canción met de côté son message politique et est commercialement acceptée, se transformant en musique andine.

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Publié le 1 Août 2021

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Cuba, #AMLO, #Bolivie, #Mexique, #Joe Biden

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