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Publié le 15 Janvier 2022

Le poète brésilien Thiago de Mello, l'un des principaux poètes lyriques du Brésil et connu pour ses causes de défense de l'environnement et de son Amazonie natale, est décédé ce vendredi à l'âge de 95 ans dans sa résidence de la ville amazonienne de Manaus.

Amadeu Thiago de Mello (né à Barreirinha le  et mort le 14 janvier 2022) est un poète et traducteur brésilien. C'est l'un des poètes les plus influents et respectés du pays, reconnu comme une icône de la littérature brésilienne. Il est l'une des principales voix lyriques du Brésil et connu pour ses causes de défense de l'environnement et de son Amazonie natale12. La poésie de Thiago de Mello est liée à la troisième génération du modernisme et est marquée par l'engagement politique et la préoccupation sociale, caractéristiques également présentes dans ses chroniques3.

Biographie

Thiago de Mello est le nom littéraire d'Amadeu Thiago de Mello, reconnu comme une icône de la littérature régionale brésilienne. Il naît dans la ville de Porantim do Bom Socorro, municipalité de Barreirinha, Amazonas, le 30 mars 1926, après avoir terminé ses études secondaires à Manaus, il a déménagé à Rio de Janeiro et est entré à la Faculté nationale de médecine, mais n'a pas terminé le cursus, il se consacre à une carrière littéraire4. Il est le frère du musicien Gaudêncio Thiago de Mello5.

Il a collaboré au journal "O Comício", un véhicule d'opposition au gouvernement de Getúlio Vargas. En 1950, il publie son poème « Tenso por Meus Olhos » en première page du supplément littéraire du Jornal Correio da Manhã. En 1951, il publie son premier livre de poésie "Silêncio e Palavra", qui est bien accueilli par la critique6.

Thiago de Mello était directeur du Département Culturel de la Ville de Rio de Janeiro. Il a été attaché culturel du Brésil en Bolivie7.

Certaines de ses œuvres ont été traduites en plus de 30 langues. Pendant la dictature militaire (1964-1985), il s'est exilé au Chili, où il a fait la connaissance de Pablo Neruda qui devint son ami et collaborateur8. Pendant son exil, il a vécu en Argentine, au Chili, au Portugal, en France, en Allemagne. Après la fin du régime militaire, il revint s'installer dans sa ville natale de Barreirinha.

Son poème le plus connu est Os Estatutos do Homem9 où il attire l'attention du lecteur sur les valeurs simples de la nature humaine. Dans son œuvre, on peut voir une ferme inspiration dans la nature, une capacité innée pour les lettres et une diplomatie et une fermeté qui sont fermement compatibles avec son immense combat pour la justice et les idées auxquelles il croyait10.

Outre son propre travail, il a eu une longue carrière en tant que traducteur de la poésie latino-américaine de Pablo Neruda, César Vallejo, Ernesto Cardenal, Eliseo Diego, Nicolás Guillén, et aussi TS Eliot en portugais.

Il meurt le 14 janvier 2022, à l'âge de 95 ans11.

Œuvres

Poésie
  • Silêncio e Palavra, 1951
  • Narciso Cego, 1952
  • A Lenda da Rosa, 1956
  • Faz Escuro, mas eu Canto: porque a manhã vai chegar, 1966
  • Poesia comprometida com a minha e a tua vida, 1975
  • Os Estatutos do Homem, 1964
  • Horóscopo para os que estão Vivos, 1984
  • Mormaço na Floresta, 1984
  • Vento Geral – Poesia, 1981
  • Num Campo de Margaridas, 1986
  • De uma Vez por Todas, 1996
  • Cantídio, André Provérbios, 1999
Prose
  • A Estrela da Manhã, 1968
  • Arte e Ciência de Empinar Papagaio, 1983
  • Manaus, Amor e Memória, 1984
  • Amazonas, Pátria da Água, 1991
  • Amazônia — A Menina dos Olhos do Mundo, 1992
  • O Povo sabe o que Diz, 1993
  • Borges na Luz de Borges, 1993
  • Vamos Festejar de Novo, 2000

Notes et références

  1.  (pt-BR) diariocausaoperaria, « Morre aos 95 anos o poeta Thiago de Mello - DCO » [archive], sur https://www.causaoperaria.org.br/ [archive],  (consulté le )
  2.  (es) Publicado por: Cine y Literatura, « [Crónica] Thiago de Mello, el gran poeta de la Amazonia y un amigo de Chile » [archive], sur Cine y Literatura,  (consulté le )
  3.  (pt) « Biografia Thiago de Mello (BR 1926-03-30) » [archive], sur Escritas.org (consulté le )
  4.  (pt-BR) « Thiago de Mello - Biografia » [archive], sur Pensador (consulté le )
  5.  (en) « Gaudêncio Thiago de Mello falece aos 80 anos | Entretenimento » [archive], sur A Crítica (consulté le )
  6.  (pt-BR) « Thiago de Mello - Biografia » [archive], sur Pensador (consulté le )
  7.  (pt-BR) « Thiago de Mello - Biografia » [archive], sur Pensador (consulté le )
  8.  (es) « Murió el poeta brasileño Thiago de Mello a los 95 años » [archive], sur Cubadebate,  (consulté le )
  9.  (es) « Murió el poeta brasileño Thiago de Mello a los 95 años » [archive], sur Cubadebate,  (consulté le )
  10.  « Thiago de Mello - Poemas de Thiago de Mello » [archive], sur www.poemas-del-alma.com (consulté le )
  11.  (es) « Murió el poeta brasileño Thiago de Mello a los 95 años » [archive], sur Cubadebate,  (consulté le )

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Publié le 18 Juin 2020

Les premières expéditions coloniales belges sous Léopold Ier.

Alors que Léopold Ier a tenté de fonder une colonie belge en Amérique centrale et que les Belges ont principalement émigré aux États-Unis et dans les pays hispanophones d’Amérique latine pendant la grande crise économique et sociale des années 1840, Léopold II s’est intéressé, pour des raisons stratégiques, à la région inexploitée du Brésil actuel. Comme il allait le constater plus tard aussi en Afrique, Léopold savait que les grandes richesses se trouvent surtout à l’intérieur des terres. Par ailleurs, il ne souhaitait pas entrer en compétition avec l’Angleterre, la France ou l’Allemagne afin de s’emparer d’une région côtière (et il ne disposait pas du soutien politique ni militaire nécessaire pour cela).

 

La première tentative de colonisation, qui portait sur l’Amazonie, a échoué à cause de l’enthousiasme irréfléchi du souverain qui souhaitait explicitement que le Brésil lui concède une colonie belge, ce que l’empereur du Brésil, Pierre II (un ami de Léopold II) a habilement refusé. En effet, depuis son indépendance, le Brésil s’efforçait de garantir sa souveraineté nationale et l’intégrité de ses frontières, de sorte qu’une « colonie » explicite ne pouvait être envisagée. Léopold a alors changé de cap et fait appel à des entreprises belges (Compagnie des Produits Civils, Compagnie des Caoutchoucs du Matto Grosso et, plus tard, Compagnie de l’Urucum) afin d’acquérir des terres à l’intérieur du pays, principalement dans le Mato Grosso. Son plan a fonctionné à merveille pendant les vingt dernières années du xixe siècle. Un territoire de pas moins de 80 000 km² était alors sous contrôle « belge » et Léopold était même parvenu à donner un caractère officiel à cette présence, en établissant un vice-consulat à Descalvados. Les plantations aménagées servaient à la culture d’une multitude de plantes très rentables ainsi qu’à l’élevage de bétail. Elles abritaient également un abattoir et des installations de production d’extrait de viande, sur le modèle de Liebig. Toutefois, au début du xxe siècle, alors que le Brésil redessinait ses frontières à la suite de la crise de l’Acre qui l’avait opposé à la Bolivie, les Belges ont tout simplement été rachetés et ont ainsi vu s’éteindre leur présence dans cette région.

En 1845, une colonisation particulière avait eu lieu lorsque, avec la garantie de l’empereur, une concession agricole avait été accordée dans la vallée de l’Itajaí et qu’une centaine de familles, principalement venues de la région de Bruges, s’était installée dans l’État de Santa Catarina, dans la ville actuelle d’Ilhota. La garantie impliquait que les matériaux importés n’étaient pas frappés de taxes. Lors du débarquement du deuxième chargement de matériaux et d’immigrants, une altercation aurait eu lieu avec les douaniers, lesquels auraient été jetés par-dessus bord par les Belges. Les immigrants, qui étaient accompagnés d’un consul, ont alors été emprisonnés quelque temps. La cupidité et le manque d’organisation ont conduit cette aventure vers une catastrophe financière. Toutefois, les familles sont restées sur place et ont réussi à éviter une assimilation complète avec les communautés italienne et allemande, beaucoup plus grandes. Aujourd’hui, il existe encore une enclave fière de ses origines belges et où les patronymes belges sont très répandus. Toutefois, la plupart des noms belges ont été adaptés à la langue portugaise au fil du temps, afin de faciliter l’intégration. Des noms tels que Dutra (de Hurtere), Goulart (Hoeilaart) et da Silveira (Van der Hagen), par exemple, sont très présents dans l’histoire du Brésil.

Plus tard, durant la première moitié du xxe siècle, d’autres Belges ont tenté de trouver une vie meilleure au Brésil. C’est ainsi, par exemple, qu’a été fondée la colonie agricole coopérative de Botucatu, dans l’État de São Paulo, bien qu’elle soit restée très petite et modeste par rapport à la Holambra néerlandaise toute proche. Le manque de savoir-faire et la pure malchance ont conduit à de nombreux échecs, à quelques exceptions près. Citrobrasil, propriété de la famille Van Parys, qui a fourni des oranges aux foyers belges sous le nom d’Elvépé à partir des années 1930, est une des rares histoires à succès. Elvepe a été racheté par l’Américain Cargill, mais la famille jouit encore d’une bonne réputation à São Paulo.

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Publié le 26 Août 2019

Grande puissance agricole, le Brésil est le premier producteur mondial de café, de canne à sucre et d'oranges, l'un des premiers producteurs de soja et le pays attire de nombreux groupes mondiaux de l'agroalimentaire et des biocarburants. Macron n’empêche pas l’agro-business français d’acheter le soja brésilien. Les principaux produits exportés en 2016, et leur part dans le total des exportations, étaient : le tourteau de soja (573 millions de dollars, soit 24,8% du total des exportations) ; le minerai de fer (219 millions de dollars, 9,5%) ; la pâte à papier (178 millions de dollars, 7,7%) ; le café non torréfié en grains (112 millions de dollars, 4,9%) ; et les graines de soja (94 millions de dollars, 4,1%).

Un moteur important de déforestation en Amazonie est la culture de soja, principalement pour la production et l'exportation et de tourteaux de soja pour l'alimentation animale et de biodiesel ; l'augmentation des prix du soja a poussé les cultivateurs de soja à continuer à déboiser des forêts au nord de la forêt amazonienne. À savoir : l'Union européenne est la principale consommatrice de soja non transgénique. Ce soja coûte 10% plus cher que le soja OGM.

Parmi les pays dits émergents, le Brésil est la première destination des investissements français.

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