bruxelles

Publié le 25 Juin 2020

Alabado en el momento de su creación, hoy controvertido.

"El heroísmo militar belga destruye al esclavo árabe": un monumento colonial del Congo belga en el Parque del Cincuentenario

Pero no hay duda de que el racismo es "una de las características estructurales" de la mentalidad colonial.

Ferro M., Le colonialisme, envers de la colonisation, in Ferro M., "Le livre noir du colonialisme", Editions Robert Laffont, 2003

Hay que recordar que "los árabes" (un nombre tan absurdo que están cargadas de significado) no ocuparon el Congo más de lo que introdujeron la esclavitud allí.  Así, el comercio de esclavos se extendió desde los Estados Unidos hasta Asia. Decir que Leopoldo II le puso fin es una interpretación que raya en el revisionismo histórico. Apropiándose del Congo como propiedad privada, él simplemente trataba a sus habitantes como propiedad.

M'Bokolo E., Afrique centrale : le temps des massacres, in Ferro M., "Le livre noir du colonialisme", Editions Robert Laffont, 2003.

El extremo izquierdo del monumento lleva un grupo esculpido que representa a un comerciante de esclavos arrojado al suelo y sometido por un soldado belga. Esta escultura titulada "El heroísmo militar belga destruye al esclavagista (árabe)

El hecho es que el comercio de esclavos en el mundo árabe-musulmán, hacia el Este, ha sido una realidad durante varios siglos, como lo confirman varios historiadores (Malek Chebel, Roger Botte, Serge Daget, Tidiane N'Diaye) como el comercio de esclavos. comercio transatlántico de esclavos, esta vez, por las potencias occidentales.

 

Muchos historiadores consideran el proceso colonial moderno como un crimen contra la humanidad, un juicio compartido por la mayoría de los países colonizados que lo han proclamado repetidamente como tal. Solo la oposición constante de los antiguos países colonizadores, incluidos los miembros del Consejo de Seguridad, impidió que Naciones Unidas lo reconociera formalmente. La ONU, cuya Asamblea General, no sujeta a los vetos de las "grandes potencias", sin embargo, condenó inequívocamente cualquier colonización como "una negación de los derechos humanos fundamentales contrarios a la Carta de las Naciones Unidas".

ONU, "Declaración sobre la concesión de la independencia a los países y pueblos coloniales", Resolución 1514 (XV) de la Asamblea General, 14 de diciembre de 1960.

El término "colonialismo", preferido al de "colonización", coloca inmediatamente el punto de vista y el comienzo del análisis del lado de lo que vivieron los colonizados y lo que sienten. Sobre todo, permite abarcar toda una serie de fenómenos, que van desde las conquistas, el exterminio, la esclavitud, la deportación hasta la explotación económica y las nuevas formas de colonialismo. Recordando que, para Hannah Arendt, el imperialismo colonial ocupa un lugar destacado junto al nazismo y el comunismo, los autores de este libro abordan el colonialismo como un totalitarismo, cuyos crímenes y los discursos de legitimación que los acompañan descifran.

No se trata aquí de hacer un "discurso de víctima", de llevar a cabo un informe morboso o de comparar a Leopoldo II "con Adolf Hitler". La colonización tiene su singularidad, el nazismo tiene la suya. Cada uno de estos personajes es a la vez actor y producto de su tiempo. Se trata de plantear la colonización tanto como un hecho histórico que Bélgica debe estudiar sin un "patriotismo" inapropiado, como un crimen contra la idea misma de lo que funda el humanismo contemporáneo.

La historia solo tiene sentido cuando es una fuente de lecciones. A través de esta historia, Europa está permanentemente vinculada a varias comunidades, una parte de la cual ya no puede considerarse "extranjera". Además, la ONU considera que más de un millón de seres humanos están bajo el yugo colonial.

ONU, "ABC des Nations Unies", ONU, 2012

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #esclavage, #Congo, #revisionismo histórico, #Leopoldo II, #Léopold II, #Black Lives Matter, #Bruxelles

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Publié le 13 Juin 2020

La municipalité d'Ixelles a récemment annoncé qu'elle souhaitait se débarrasser du buste.

De plus en plus de statues coloniales sont dégradées, endommagées ou enlevées à Bruxelles. Vendredi était une statue du général controversé Storms. Émile Pierre Joseph Storms était un général qui, par ordre de Léopold II, a conquis de grandes parties de l'État libre du Congo - la propriété privée du roi. Cela s'est produit régulièrement avec l'effusion de sang. Bien qu’un monument le célèbre, square de Meeûs à Bruxelles, l'histoire d'Emile Storms est largement méconnue dans son pays natal, un buste à son effigie est érigé au Square de Meeûs à Ixelles.

Si on creuse un peu, comme l’a fait le journaliste Michel Bouffioux que nous félicitons pour son travail d’enquête, on découvre que cet homme collectionnait les cranes de ses ennemis dans les premiers temps de la colonisation au Congo. Emile Storms commandait alors la 4ème expédition de l’Association Internationale Africaine dans la région du Lac Tanganyka. Sous les ordres de Léopold II, il faisait partie des chefs de file de l’entreprise de conquête coloniale que les belges menaient en Afrique.  Pour assoir sa domination et celle de son armée, il s’est livré à une guerre de territoire sanguinaire. Les villages des chefs locaux qui refusaient de se soumettre à son autorité étaient systématiquement incendiés et pillés, les femmes violées.

Mais Storms n’était pas qu’un soldat qui exécutait les ordres venus d’en haut. Il était ardent défenseur de l’idéologie raciste et convaincu de la supériorité des blancs européens. En témoignent les trois cranes de chefs insoumis qu’il ramena en Belgique comme des trophées des crimes qu’il a fièrement commis ainsi que les extraits de son journal conservé au Musée de l’Afrique centrale à Tervuren. Cette histoire méconnue du grand public n’est pas celle d’un seul homme.  

Pour consolider son pouvoir dans la région, pendant les années 1884 et 1885, Storms a lancé une série d'attaques contre Lusinga et ses partisans. Il a pillé leurs villages et a ramené le butin à son fort à Mpala, où une partie a été perdue lorsque le fort a brûlé.

Storms n’a jamais été condamné. Pis, à son retour, il est félicité par les autorités, invité à raconter ses aventures africaines et à exhiber ses « butins de guerre » macabres. Son zèle et son investissement dans la mission « civilisatrice » de l’Afrique centrale lui a valu d’être décoré à de nombreuses reprises. 

Aujourd’hui, deux des trois cranes sont toujours conservés à l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) mais n’ont jamais été exposés. Rangés puis oubliés, ces restes humains ont eu le même destin que l’histoire qu’ils renferment.

Les autorités communales ont toutefois annoncé le 28 mai 2020 que celui-ci serait déplacé sous peu au Musée royal de l'Afrique centrale en vue d'être "contextualisée". Deux semaines après cette communication, la statue est retrouvée couverte de peinture rouge, symbole de sang. Un autre monument lui a été érigé dans sa ville natale de Wetteren.

D'après ses propres notes, les campagnes menées par Storms et ses hommes n'ont pas été sans violences. Il s'attribue notamment l'exécution du chef Lusinga lwa Ng'ombe : « Je fais apporter la tête de Lusinga au milieu du cercle. Je dis : ‘Voilà l’homme que vous craigniez hier. Cet homme est mort parce qu’il a toujours cherché à détruire la contrée et parce qu’il a menti à l’homme blanc ».

 

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Publié le 11 Juin 2020

Zoológico humano, Bruselas, 1958

Este año, en el momento de la exposición universal, Bélgica expone a los congoleños en una aldea reconstituida. Fue hace apenas 60 años. Una historia triste y vergonzosa que debería hacer pensar a muchas personas que creen todo esto tan lejos

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Bruxelles, #Congo belge, #Belgique, #Racisme, #1958, #Zoológico humano, #Black Lives Matter

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