bruxelles

Publié le 6 Mai 2011

Le palais Stoclet se dresse au 279/281 avenue de Tervueren à Bruxelles (non loin du parc de Woluwe), dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre. Dès sa création, le palais inspira de nombreux architectes en Belgique et au-delà. Il annonce l’Art déco et le Mouvement moderniste en architecture. Il témoigne du rayonnement de la Sécession viennoise et de la diffusion de ses idées en Europe, au début du XXe siècle. Il apporte le témoignage d’un monument d’une qualité esthétique et d’une richesse exceptionnelle, destiné à l’expression idéale des arts. Véritable icône de la naissance du modernisme et de la recherche de ses valeurs, son état de préservation et de conservation sont des plus remarquables. Construit à partir de 1905 par l'architecte autrichien Josef Hoffmann à la demande du banquier et collectionneur Adolphe Stoclet, le palais Stoclet représente un point culminant de l'Art nouveau, en même temps qu'il annonce sa fin, avec, d'une part, un plan qui émane des principes rationalistes d'Otto Wagner et, d'autre part, une décoration d'une finesse propre au symbolisme viennois, que certains disent décadent. D'une symétrie absolue, cette maison de trois niveaux avec toit à deux pentes, par sa façade aux redents et rentrants successifs annonce, malgré tout, le jeu des volumes des années 1920. Cet édifice rectiligne, révolutionnaire à l'époque des méandres de l'Art nouveau, ouvre l'ère Art déco avec vingt ans d'avance sur son temps.

Le palais Stoclet se dresse au 279/281 avenue de Tervueren à Bruxelles (non loin du parc de Woluwe), dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre. Dès sa création, le palais inspira de nombreux architectes en Belgique et au-delà. Il annonce l’Art déco et le Mouvement moderniste en architecture. Il témoigne du rayonnement de la Sécession viennoise et de la diffusion de ses idées en Europe, au début du XXe siècle. Il apporte le témoignage d’un monument d’une qualité esthétique et d’une richesse exceptionnelle, destiné à l’expression idéale des arts. Véritable icône de la naissance du modernisme et de la recherche de ses valeurs, son état de préservation et de conservation sont des plus remarquables. Construit à partir de 1905 par l'architecte autrichien Josef Hoffmann à la demande du banquier et collectionneur Adolphe Stoclet, le palais Stoclet représente un point culminant de l'Art nouveau, en même temps qu'il annonce sa fin, avec, d'une part, un plan qui émane des principes rationalistes d'Otto Wagner et, d'autre part, une décoration d'une finesse propre au symbolisme viennois, que certains disent décadent. D'une symétrie absolue, cette maison de trois niveaux avec toit à deux pentes, par sa façade aux redents et rentrants successifs annonce, malgré tout, le jeu des volumes des années 1920. Cet édifice rectiligne, révolutionnaire à l'époque des méandres de l'Art nouveau, ouvre l'ère Art déco avec vingt ans d'avance sur son temps.

Josef Hoffman a pu travailler en grande liberté esthétique et sans limite financière à son projet architectural à géométrie épurée. Cet édifice rectiligne, révolutionnaire à l'époque des méandres de l'Art nouveau, ouvre l'ère Art déco avec vingt ans d'avance sur son temps. Le palais et le jardin (achevés en 1911) marquent un changement radical au sein de l'Art nouveau, changement qui annonce l'Art déco et le mouvement moderniste en architecture représentative du concept d'œuvre d'art totale (Gesamtkunstwerk) développé au début du siècle, indissociable de sa décoration extérieure et intérieure, de son mobilier et objets usuels et de ses jardins.

Le Palais Stoclet est une des réalisations les plus abouties de la Sécession viennoise. La décoration intérieure a été réalisée notamment par Gustav Klimt et Fernand Khnopff.

Il abrite des œuvres de Koloman Moser et de Gustav Klimt, liées à la conception du Gesamtkunstwerk (architecture, sculpture, peinture et arts décoratifs s'intègrent dans une même œuvre). Le Palais témoigne du renouveau artistique de l'architecture européenne et présente un haut niveau d'intégrité dans ses dimensions d'architecture extérieure, d'architecture et de décoration intérieures, avec des meubles et objets originaux.

Le Palais Stoclet a été inscrit en juin 2009 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Historique
Adolphe Stoclet naît en 1871 au sein d'une famille de banquiers belges. Il devient ingénieur civil, puis directeur à la Société Générale. Il voyage régulièrement à Vienne pour affaires (1902-1904). C'est là qu'il rencontre l'un des maîtres de la Sécession viennoise, l'architecte Josef Hoffmann dont il partage les goûts avant-gardistes. Stoclet entend construire son propre hôtel particulier. Il envisage momentanément de l'installer à Vienne, avant de se décider définitivement pour Bruxelles. L'homme d'affaires s'adresse à Hoffmann pour s'occuper des travaux. L'architecte reçoit non seulement carte blanche, mais aussi un budget illimité.

Hoffmann dirige les artisans de la Wiener Werkstätte, un atelier qui influença à jamais tous les styles d'avant-garde en ce début XXe siècle (Art nouveau, Art déco). L'union inédite entre artistes et artisans crée le concept d'oeuvre d'art totale. Ainsi, la propriété est pensée dans les moindres détails : des boutons de portes aux bacs à fleurs, en passant par les luminaires et les jouets pour enfants. Hoffmann a également choisi les meilleurs marbres, les bois les plus précieux et les cuirs les plus raffinés.

Les grands de ce monde firent partie des habitués de la maison. Le livre d'or de la famille, dessiné par Hoffmann, fait mention des visites de Jean Cocteau, Anatole France, Sacha Guitry, Darius Milhaud,Diaghilev, Stravinski… Plus récemment, George H. W. Bush a eu également le privilège de visiter cette demeure, fermée au public.

Classé monument historique en 1976, le palais fut habité jusqu'en 2002, date à laquelle décède Anny Stoclet, la belle-fille d'Adolphe Stoclet.

Description


Intérieur

L'architecte a aussi créé dans ses ateliers le mobilier et de nombreux éléments de décoration intérieure depuis les lustres jusqu'à la vaisselle et l'argenterie. La salle à manger est entièrement couvertes de mosaïques conçues d'après des esquisses de Gustav Klimt et exécutées par Leopold Forstner en marbre, verre et pierres semi-précieuses. Aujourd'hui les dessins de Klimt se trouvent dans l'exposition permanente du musée des Arts appliquées de Vienne (Autriche).

Extérieur

Après l'inauguration, une rumeur populaire bruxelloise prétendait que le palais Stoclet tournait le dos à l'avenue de Tervuren, pour marquer l'hostilité de son propriétaire au roi Léopold II, initiateur de l'allée majestueuse destinée à relier le parc du Cinquantenaire au domaine royal de Tervuren. Plus sérieusement les Bruxellois étaient sans doute déconcertés par l'aspect épuré de cette façade aux lignes cubiques couvertes de marbre de Carrare décoré de baguettes de bronze. La tour est surmontée de sculptures de Frantz Metzner.

Si côté rue, le palais présente un aspect urbain quelque peu austère, il s'ouvre de l'autre côté vers le jardin, également conçu par Hoffmann, avec deux avancées symétriques surmontées de terrasses qui assurent la liaison de l'ensemble palais-jardin indissociable.

Le jardin reprend les lignes géométriques du bâtiment. La succession des éléments architecturaux et végétaux procure une impression continue, une promenade relie pièce d'eau, cabinets de verdure, pergolas, charmilles et ifs taillés, vasques et bacs à plantes qui ont été préservés jusqu'à aujourd'hui.

Durant plusieurs années, la propriété a fait l'objet d'une querelle juridique entre les héritiers et la Région bruxelloise. Si cette demeure, conçue par Hoffmann comme une « œuvre totale » a été classée monument historique en 1976, son contenu – évalué à plus 30 millions d'euros – ne l'était pas.

La Région bruxelloise a ainsi souhaité classer tous les éléments du mobilier, afin de le proposer à l'Unesco en tant que chef-d'œuvre du patrimoine mondial, malgré l'opposition des héritières d'Adolphe Stoclet, qui exigeaient de disposer de leurs biens librement. L'Autriche a même tenté de se porter acquéreur, mais en vain.

Il n'en restait pas moins que pour beaucoup, la dispersion d'un tel patrimoine aurait été catastrophique. Un bien triste débat pour un palais que ses fondateurs voyaient comme « un lieu enchanté, un coin du monde où l'on se sentirait plus beau et meilleur ».

La procédure de classement du mobilier s'est enfin terminée en novembre 2006, après un inventaire détaillé en 277 rubriques, des meubles, œuvres d'art, éléments de décoration, objets divers, y compris la vaisselle, l'argenterie et les objets de toilettes, luminaires et du mobilier de jardin.

Ce classement complet d'un bâtiment et de son contenu est une première en Belgique.

Le palais n'a connu aucun changement important au cours de son histoire. Il a été l'objet de modifications purement secondaires, à caractère fonctionnel ou technique, ou de travaux d'entretien dans le but de maintenir son intégrité. Il a principalement subi les interventions suivantes :

Les autorités d'occupation allemande ont procédé à l'enlèvement des éléments en cuivre de la toiture durant la première Guerre mondiale. Ils ont été remplacés depuis par les propriétaires suivant les plans initiaux.
Le porche d'entrée donnant sur la rue a été agrandi en 1954 à l'occasion de l'extension du jardin, par achat d'une parcelle voisine.

Des travaux d'étanchéité des terrasses ont eu lieu à la fin des années 1980.

Dans les années 2000, le carrelage du seuil de la porte d'entrée a été refait, les menuiseries des façades ouest puis sud ont été repeintes ; l'abri de bois du jardin a été reconstruit suivant les plans de Hoffman ; de nouvelles chaudières ont été mises en place.
Une mise en conformité des installations électriques a eu lieu en 1950, à nouveau en 2006.
L'intérieur du bâtiment n'a fait l'objet d'aucune modification, seuls quelques meubles ont été restaurés et certains tissus d'ameublement changés, dans le respect des originaux. Quelques tapis et luminaires ont été déposés au grenier, dans l'attente d'une réfection.

Côté jardin
L'authenticité du jardin a été préservée jusqu’à aujourd’hui : les bacs à plantes et les éléments architecturaux conçus par Hoffmann sont toujours là. Bien que certaines plantes, arbres et rosiers entre autres, aient été remplacées, toujours dans l’esprit originel, et que certains topiaires aient été taillés différemment pour accommoder leur croissance exubérante, la création d’Hoffmann et des époux Stoclet transparaît toujours aussi nettement. Cet espace permet de tirer des conclusions sur l’esprit ouvert de ses commanditaires, qui étaient à la recherche du perfectionnisme artistique, dans un esprit minimaliste très novateur pour l’époque, et toujours d’actualité aujourd’hui. Parmi les œuvres de Josef Hoffmann et de son équipe, elle est la plus innovatrice et la plus raffinée, et surtout la seule qui ait été presque entièrement conservée jusqu'à nos jours.

Le jardin témoigne aussi de la grande époque de l’avenue de Tervueren et de l’expansion de la capitale. Il fonctionne aussi comme une articulation entre ville et campagne. Côté rue, le palais Stoclet est un palais urbain, dans la tradition de la villa urbana romaine. Côté jardin, l’ensemble correspond à la tradition de la villa suburbana, la résidence de campagne. Cette conception évoque la tradition humaniste, assez rare en Belgique.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Bruxelles, #Palais Stoclet, #architecture

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Publié le 30 Octobre 2010

Joseph Bracops (Bruxelles-ville, 30 mai 1900 - Anderlecht, 30 mai 1966) était une personnalité politique belge.

Bracops fut conseiller communal (1946-1966) et bourgmestre d'Anderlecht (1947-1966) et député (1946-1966) pour le PSB. Il fut un grand défenseur de l'enseignement officiel dans les années 1950.

http://www.anderlechtensia.be/Images/anciennesphotos/Bourgmestres/jbracops.jpg

Biographie

Issu du peuple ouvrier, Joseph Bracops est né à Bruxelles le 30 mai 1900.

Premier de sa promotion à l’Ecole normale Charles Buls, il est instituteur primaire à Anderlecht de 1920 à la Seconde Guerre mondiale.

Grand défenseur de l’école officielle, doté de fortes convictions laïques et démocratiques, il fonde en 1934 le « Centre Permanent de Défense de l’Ecole publique » (CPDE). Par ailleurs militant syndical très actif, il dirigea la Centrale du personnel enseignant socialiste et collabora au bulletin syndical L’Etincelle dont il devint le rédacteur en chef. Il est également au début des années 1920 l’un des fondateurs du Parti Communiste Belge mais s’en détache après une visite en URSS au moment de l’ascension de Staline, qui l’amènera à faire la critique du régime communiste (« Les 21 questions de Joseph Bracops »).

De 1932 à 1945, il est secrétaire général de l’Internationale de l’Enseignement, professeur à la Centrale d’Education ouvrière et membre du Bureau national du P.O.B.

Lorsque la guerre éclate, toujours instituteur, il devient membre du Bureau national du Parti Socialiste clandestin et co-fondateur de la caisse clandestine de solidarité pour les victimes de la répression nazie. Il est cependant rapidement surveillé par la Gestapo qui l’arrête une première fois en mars 1941 et perquisitionne son logement, dont il avait heureusement pu évacuer les archives du Secrétariat professionnel international de l’enseignement qu’il avait en charge. Il est alors relâché avec un avertissement. Arrêté une nouvelle fois le 18 novembre 1942, un long calvaire le mène de Saint-Gilles à Breendonk où il est déporté 6 mois, puis à Buchenwald (6 mois), Majdanek (6 mois), Auschwitz (6 mois) et enfin Mauthausen, Melk-sur-Danube et Ebensee (un peu plus de 6 mois). Il est libéré le 6 mai 1945 par les forces américaines et revient en Belgique le 25 mai 1945.

Il reprend aussitôt l’action syndicale et, avec d’autres, fonde la CGSP dont il fut le premier président. Il fait cependant rapidement le choix d’une carrière politique plutôt que syndicale et est élu Député de Bruxelles aux élections législatives de février 1946. À peine son élection actée, il intervient au Parlement pour mettre en lumière le sort injuste fait à l’enseignement officiel. Les deux thèmes favoris de son activité parlementaire seront d’ailleurs l’enseignement et l’autonomie communale.

Auréolé de son prestige de résistant, il est choisi par les socialistes pour les mener au combat électoral et est élu Conseiller communal aux élections de novembre 1946. Il prête ensuite serment en tant que Bourgmestre le 20 janvier 1947, succédant ainsi à Marius Renard revenu malade de captivité. Sous l’impulsion de Joseph Bracops, les socialistes anderlechtois vont alors connaître près de 20 années de succès, allant jusqu’à totaliser 64.6 % des voix lors des élections de 1958, ce qui constitue la plus grande victoire de l’histoire du socialisme à Anderlecht sur les libéraux-clérocaux. Joseph Bracops connaîtra ainsi quatre succès électoraux d’affilée (1946, 1952, 1958 et 1964), en étant chaque fois élu avec des dizaines de milliers de voix de préférence.

Il fut Représentant de la Belgique aux Congrès de l’Union interparlementaire et délégué belge à l’ONU pendant les sessions de 1956-1957 et 1962-1963. En 1958, il devint l’un des signataires du Pacte scolaire dont on peut penser qu’à ses yeux et au vu de son combat, il était pour lui le moindre des maux. Initié à la loge « Les vrais amis de l'union et du progrès réunis » en 1957, il fut aussi membre fondateur de celle du « Libre Examen » en 1960. Il a été enfin Président de l’Union des Villes et des Communes belges de 1961 à 1966.

Il fut l’époux de Carmen Waucquez née à Tournai en 1913, et qui l’accompagna dans tous ses combats et dans sa vie de militant. Elle a notamment présidé les Femmes prévoyantes socialistes durant de nombreuses années.

Joseph Bracops s’éteint à Anderlecht le 30 mai 1966, jour de son 66e anniversaire. Ses funérailles rassemblent un nombre impressionnant d’Anderlechtois qui gardent de lui le souvenir d’un homme simple et bon, très proche de ses administrés, et qui donnait tout son temps et toute son énergie à la chose publique. C’est Henri Simonet qui lui succèdera au poste de Bourgmestre.

Le nom de Joseph Bracops fut donné en hommage à de nombreuses institutions publiques anderlechtoises (école, hôpital, centre médical,…) et l’hôtel communal abrite un buste en marbre blanc le représentant.

Joseph Bracops est également avec Albert Ayguesparse et Pierre-Louis de Muyser un des fondateurs de la revue littéraire Marginales.

 

Bibliographie

  • Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, archives du Parti socialiste belge.

 

 

Joseph Bracops : Le bourgmestre qui a le plus marqué Anderlecht

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 11 Juillet 2010

Hervé Brouhon (né à Etterbeek le 18 juin 1924 – mort à Anderlecht le 10 avril 1993) était un homme politique belge, membre du PS.

 

Brouhon était un enseignant et est devenu conseiller (1950-1993) et devient le premier bourgmestre socialiste de Bruxelles (1983-1993). Il a été membre du Parlement (1958-1985) et ministre des affaires sociales (1965-1966) pour le PSB.

Brouhon a étudié pour être enseignant à l'école normale Charlesl Buls à Bruxelles et en 1944 est allé travailler pour le service des enfants évacués et des orphelins de guerre de la Commission bruxelloise de l'assistance publique.

En raison de sa mauvaise santé, Brouhon a été remplacé comme bourgmestre faisant fonction par Michel Demaret (qui lui succédera plus tard) comme maire à partir de 1992, mais il est resté maire jusqu'à sa mort un an plus tard.

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