bruxelles

Publié le 19 Février 2021

L'Église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage - un engagement marqué en faveur des pauvres et des émigrants

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli; j’étais nu, et vous m’avez habillé; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi!

Matthieu (25, 31-46)

"à partir de la réalité des plus pauvres, favoriser la rencontre entre tous, habitants et personnes de passage, jeunes et moins jeunes, privilégiés et exclus, croyants de multiples convictions et non croyants, offrant ainsi le visage d’une Église qui soit celui de l'accueil, l'ouverture et la solidarité. Dans un bâtiment parmi les plus beaux de Bruxelles, accueillir et célébrer avec les personnes «de la périphérie» constitue un acte religieux profondément chrétien, qui revêt aussi une dimension politique, dans la pure tradition des Béguines, ces femmes engagées et résistantes, précurseurs d’une pensée chrétienne audacieuse".

House of Compassion

L'église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage, sise place du Béguinage dans le centre historique de la ville de Bruxelles, est un édifice religieux catholique de style baroque italo-flamand. Sa construction date de la fin du xiiie siècle. Construite à cette époque en style gothique, elle sera partiellement détruite par les troupes protestantes et reconstruite par la suite. D'abord en style gothique mais rénovée ensuite en style baroque. est attribuée à l'architecte Lucas Faydherbe (attribution incertaine). L'église est une église paroissiale catholique. Elle fut restaurée après l'incendie qui ravagea sa charpente en 2000. Cette église est étroitement liée à l’histoire récente des sans-papiers en Belgique et à leur combat pour une régularisation1.

Vivant d'abord dispersées dans le bourg, des béguines reçoivent de l'évêque de Cambrai (dont dépend le doyenné de Bruxelles) la permission (en 1252) de construire un vaste enclos fait de maisons individuelles qui leur permettent de vivre communautairement autour d'une petite chapelle dénommée: "Notre Dame-à-la-vigne" c'est ce qui deviendra le grand béguinage de Bruxelles . Celui-ci devient très important, possédant au meilleur moment de son histoire, sa blanchisserie, son moulin sur la Senne, son hôpital.

En 1579, l'église gothique du béguinage fut mise au pillage par les Calvinistes. Une nouvelle église, de style baroque, remplaça l'ancienne. La première pierre est posée en 1657. L'architecte n'est pas connu bien que Lucas Faydherbe soit parfois cité. On ne sait pas dans quelle mesure l'ancienne église gothique fut démolie ou pas mais fut atteinte deux fois par des destructions dont la dernière remonte à 1584. Il faudra attendre 1657 pour qu'elle soit reconstruite entièrement.

Au xviiie siècle le coût de s'installer au béguinage est relativement élevé. Ce qui entraîne son déclin. Au début du xixe siècle les maisonnettes, peu entretenues, sont mises à la disposition de personnes âgées indigentes. En 1824, une grande partie des constructions béguinales est jugée vétuste : elles sont démolies pour faire place à la construction d'un grand hospice, devenu l'hospice Pachéco. Les dernières maisons du béguinage disparaissent en 1856. Quelques retables majeurs de l'infirmerie se trouvent au musée du CPAS de la Ville de Bruxelles et valent le détour.

En novembre 2000, l'église fut victime d'un incendie qui ravagea la toiture. En 2006, on entreprit la reconstruction de la charpente en employant du chêne de la Loire. Cette structure reçut ensuite 3 000 m2 d'ardoises provenant d'Espagne.

En 2015, l'association de fait "BegijnhofVrienden", dirigée par le prêtre Daniel Alliët, prend l'initiative d'aider le groupe le plus vulnérable de migrants et de réfugiés en Flandre, à savoir les mères célibataires avec enfants qui sont littéralement à la rue. Le prêtre commence en mars 2020 avec un nouveau projet "House of Compassion"2,3.

Références

  1.  « "Me battre pour les autres ? Le sens de ma vie ! " » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le 4 août 2021)
  2.  « Project Time-out, Begijnhofkerk Brussel » [archive], sur Caritas (consulté le 4 août 2021)
  3.  « "Me battre pour les autres ? Le sens de ma vie ! " » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le 4 août 2021)

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Publié le 14 Janvier 2021

Para los 500 manifestantes reunidos en Bruselas el día 13, este nombre se suma a una lista ya larga.

Si Ibrahima no hubiera sido negro, todavía estaría vivo. Lo que le paso a el nunca le hubiera pasado a mis hijos, que son blancos.

Alexis Deswaef, abogado de la familia de Ibrahima Barrie

Según la explicación del abogado, Ibrahima (23) fue arrestado luego de filmar una intervención policial. En la comisaría, se sintió mal y cayó al suelo. “Durante largos minutos [entre cinco y siete] lo han dejado así, inconsciente, y murió”, dijo el abogado por el megáfono, luchando por ser escuchado en medio de la ira de la multitud. que gritó en particular: "Policía, asesinos".

Según Deswaef, la prueba toxicológica que fue parte de la autopsia fue negativa para drogas, pero la insuficiencia cardíaca en sí misma sigue siendo un misterio. De hecho, Barrie se había escapado de la policía antes de ser capturado, pero al mismo tiempo era joven y estaba en forma, y ​​se sabía que era un buen futbolista. Se ha abierto una investigación por homicidio involuntario.

Este es un ciudadano que ejerce su derecho de filmar a la policía”, dijo. “Si estaba haciendo eso, podría ser porque la intervención no se llevó a cabo correctamente. Eso es algo que la investigación debe demostrar”.

En Bélgica, no existen estadísticas fiables y precisas o datos generales que cuantifiquen la noción de “violencia policial”. El 94% de los casos de violencia policial son desestimados (despido: 68%, absolución: 20%, suspensión pronunciada: 6%). Aún no se dispone de cifras más recientes. El trato preferencial está muy claramente establecido. “Este desenfoque puede dar lugar a excesos por parte de la policía. En el sentido de que saben que tienen muy pocas posibilidades de ser enjuiciados, no temerán cometer actos violentos porque no suelen ir acompañados de castigos”.1

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Ibrahima, #Ibrahima Barrie, #Racisme, #Bruxelles, #Bruselas, #2021, #Racismo, #Black Lives Matter

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Publié le 11 Janvier 2021

Affaire Ibrahima - Un rassemblement est organisé ce mercredi 13 janvier, à 15h, devant le commissariat de Gare du Nord

Un contrôle de police tourne au drame à Bruxelles: interpellé car il filmait les policiers, Ibrahima, est décédé après un malaise cardiaque au commissariat de police. Le jeune homme était en bonne santé physique, il est peu probable qu'une crise cardiaque l'ait secoué sans raison. Nous n'avons pas plus d'informations pour le moment. La police ne s'est toujours pas prononcée sur le sujet.

Sauf exception, toute intervention policière peut être filmée, photographiée ou enregistrée (à l’aide d’un smartphone par exemple). L’enregistrement audio peut également constituer une preuve.

En principe, les policier·ère·s ne peuvent vous forcer à arrêter de filmer si vous n’empêchez pas le déroulement de l’intervention.

En aucun cas, la police n’a le droit d’exiger l’effacement des images prises et ne peut pas non plus prendre votre matériel (téléphone, caméra, etc.) pour y effacer les images elle-même.

Elle n’a pas le droit de saisir mon appareil, sauf si elle a des indices qu’il est lié à une infraction (saisie judiciaire) ou qu’il s’agit d’un objet dangereux pour l’ordre public (saisie administrative).

Si la police procède à l’effacement d’images ou de vidéo ou à la confiscation du téléphone, vous avez intérêt à signaler poliment votre désaccord, à recueillir les preuves pour réagir éventuellement par la suite.

Vous pouvez toujours transmettre ces images à la presse ou aux autorités judiciaires. Si vous désirez les diffuser sur internet, il est préférable (mais pas toujours obligatoire) de rendre les policier·ère·s non-identifiables (floutage, bandeau, etc.) pour respecter le droit à l'image des policer·ère·s, droit incontestable mais qui n'est pas absolu et doit parfois s'effacer devant la liberté d'information.

brahima, 23 ans, est décédé samedi soir après avoir été interpellé pour, selon nos informations, avoir filmé un contrôle de police qui se déroulait à hauteur de l’esplanade de la gare du nord à Bruxelles. Ibrahima avait 23 ans.
Paix à son âme. 🕊

Quelques cas de violence policière ont été fortement médiatisés tels que :

En 2014, la Ligue des Droits Humains dénonce une banalisation des "bavures policières" avec de nombreux cas documentés à l'appui.

En 2020, la Ligue des Droits Humains lance un nouveau site, Police Watch (nouvelle version d'un site datant de 2013 sous le nom Observatoire des violences policières) pour recueillir des témoignages par rapport aux violences policières1.

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Racisme, #Ibrahima, #Bruxelles, #2021

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