bruxelles

Publié le 11 Janvier 2021

Affaire Ibrahima - Un rassemblement est organisé ce mercredi 13 janvier, à 15h, devant le commissariat de Gare du Nord

Un contrôle de police tourne au drame à Bruxelles: interpellé car il filmait les policiers, Ibrahima, est décédé après un malaise cardiaque au commissariat de police. Le jeune homme était en bonne santé physique, il est peu probable qu'une crise cardiaque l'ait secoué sans raison. Nous n'avons pas plus d'informations pour le moment. La police ne s'est toujours pas prononcée sur le sujet.

Sauf exception, toute intervention policière peut être filmée, photographiée ou enregistrée (à l’aide d’un smartphone par exemple). L’enregistrement audio peut également constituer une preuve.

En principe, les policier·ère·s ne peuvent vous forcer à arrêter de filmer si vous n’empêchez pas le déroulement de l’intervention.

En aucun cas, la police n’a le droit d’exiger l’effacement des images prises et ne peut pas non plus prendre votre matériel (téléphone, caméra, etc.) pour y effacer les images elle-même.

Elle n’a pas le droit de saisir mon appareil, sauf si elle a des indices qu’il est lié à une infraction (saisie judiciaire) ou qu’il s’agit d’un objet dangereux pour l’ordre public (saisie administrative).

Si la police procède à l’effacement d’images ou de vidéo ou à la confiscation du téléphone, vous avez intérêt à signaler poliment votre désaccord, à recueillir les preuves pour réagir éventuellement par la suite.

Vous pouvez toujours transmettre ces images à la presse ou aux autorités judiciaires. Si vous désirez les diffuser sur internet, il est préférable (mais pas toujours obligatoire) de rendre les policier·ère·s non-identifiables (floutage, bandeau, etc.) pour respecter le droit à l'image des policer·ère·s, droit incontestable mais qui n'est pas absolu et doit parfois s'effacer devant la liberté d'information.

brahima, 23 ans, est décédé samedi soir après avoir été interpellé pour, selon nos informations, avoir filmé un contrôle de police qui se déroulait à hauteur de l’esplanade de la gare du nord à Bruxelles. Ibrahima avait 23 ans.
Paix à son âme. 🕊

Quelques cas de violence policière ont été fortement médiatisés tels que :

En 2014, la Ligue des Droits Humains dénonce une banalisation des "bavures policières" avec de nombreux cas documentés à l'appui.

En 2020, la Ligue des Droits Humains lance un nouveau site, Police Watch (nouvelle version d'un site datant de 2013 sous le nom Observatoire des violences policières) pour recueillir des témoignages par rapport aux violences policières1.

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Racisme, #Ibrahima, #Bruxelles, #2021

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Publié le 29 Décembre 2020

Lucien Jean Baptiste Joseph Marie Caroline Kaisin (Floreffe , 24 juin 1874 - 15 mai 1934) est un avocat, homme d'affaire et promoteur immobilier belge de la vie moderne en appartement.

Biographie
Lucien Kaisin est issu d'une famille de médecins. Son père Félix Kaisin était le bourgmestre de Floreffe.

Il a étudié le droit à Louvain. Après avoir obtenu son diplôme, il devient avocat au barreau d'Anvers, puis exerce au barreau de Namur. Il se lance dans l'immobilier après avoir décliné une offre du roi Léopold II pour l'accompagner dans l'État indépendant du Congo.

Kaisin est le fondateur-directeur de la SA Crédit Général Hypothécaire et Mobilier, société qu'il a fondée fin 1905.

En 1924, il fonde la SA Résidence Palace. Cette société d'exploitation a été créée au début de la construction du Résidence Palace, qui voulait en faire un immeuble de luxe pour riches bruxellois qui quittaient leurs maisons unifamiliales pour s'installer dans des appartements confortables. L'idée du promoteur fut alors de « remédier à la crise du logement consécutive à la guerre, particulièrement pour l'aristocratie et la haute bourgeoisie.

Le " Résidence Palace " est conçu comme un immeuble à appartements luxueux destinés à la bourgeoisie et à l'aristocratie bruxelloises
Et Lucien Kaisin le promet : " à Résidence Palace, la vie sera facile, tranquille, agréable. Un seul sujet suffira à assurer le service des plus vastes appartements, le gros de l'ouvrage pouvant être effectué par des équipes permanentes. Chacun, une fois rentré " at home ", éprouvera une impression réconfortante d'intimité qui l'on commence à ne plus ressentir dans les maisons particulières. Et cependant, à deux minutes d'ascenseur, le locataire rencontrera la vie mondaine animée, luxueuse, il aura le théâtre et le restaurant, le club, il pourra, s'il le veut, cultiver d'agréables relations, parmi un public choisi, une société d'élite, sacrifier aux sports et satisfaire ses appétits esthétiques "

C'’est l'’architecte suisse Michel Polak, une figure essentielle de l’Art déco bruxellois, qui a été chargé de sa réalisation. La société d'investissement à l'origine du projet a rapporté 29 millions de francs belges selon une brochure publicitaire.

Source de la photo: La Revue Documentaire, 2e année, n° 5, mai 1932.

En 1930, il a commencé à planifier une deuxième tour résidentielle, les Pavillons Français, un vaste immeuble à appartements de style Art Déco achevé en 1934, l'année de sa mort, à l'âge de 59 ans.

Lucien Kaisin était marié depuis 1902. Il devient veuf en 1914. La famille a eu trois enfants, une fille et deux fils, nés respectivement en 1902, 1904 et 1906. Son fils aîné, Gérard Kaisin, est actif avec lui dans ses projets de construction.

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Publié le 28 Décembre 2020

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Bruxelles, #Hiver, #Photographie

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