Publié le 17 Février 2026
Confettis, , oranges lancées à Binche… Le carnaval semble loin de l’austérité du Carême. Et pourtant, son vocabulaire en est directement issu.
Le mot « carnaval » vient du latin carne levare : « ôter la viande ». Il annonçait l’entrée dans les quarante jours de jeûne et d’abstinence. Mardi gras était l’ultime jour pour « faire gras » avant le Mercredi des Cendres.
À Malmedy, le célèbre Cwarmê n’est autre qu’une déformation wallonne du mot « carême ». Et le Laetare, célébré au quatrième dimanche de Carême, signifie « Réjouissez-vous » : une pause lumineuse au cœur du chemin vers Pâques.
Derrière les tambours et les cortèges, nos carnavals belges portent donc la trace d’un héritage spirituel. Une mémoire qui rappelle que la fête et la pénitence ne s’opposent pas : elles rythment ensemble le calendrier chrétien.
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