chanson francaise

Publié le 2 Décembre 2013

La Rafle du Vel d'Hiv, une chanson inédite  émouvante de Gilbert Bécaud interprétée par mon amie Annie Cordy qui commémore la rafle du Vélodrome d'Hiver (16 juillet 1942) qui a été est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de Juifs étrangers ou apatrides réfugiés en France. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération : à Paris, 7 000 policiers et gendarmes raflent les Juifs. Moins de cent personnes, dont aucun enfant, ont survécu à la déportation. Quand on lit la haine qui infeste Internet et qui émane de gens qui réfutent la véracité de la Shoah, on espère que cette chanson leur fasse l'effet d'un coup de pied au cul de leurs pensées rétrogrades et moyenâgeuses. Annie Cordy nous prouve là qu'elle est l'une des plus grandes interprètes de la chanson française.

 
Cordy - Oh ! Bravo

La guerre, un petit matin, on cogne à la vitre

Un cri "Debout la putain, fais ta valise et vite !"

Dehors l'aurore de juillet grouillait de flics

Mon Dieu, mon Dieu, ces Français plus pourris que les Fritz

Ils nous ont parqués au Vélodrome

Le soleil crachait sur Israël

Et, dans les gradins, nos étoiles jaunes

Qui faisaient honte au ciel

Du Vel d'Hiv jusqu'aux bus et des bus aux wagons,

Des wagons jusqu'aux camps : Terminus

Et pourtant, moi, la mort, j'en suis revenue

Et comment on s'en sort ? Je ne sais pas, je ne sais plus

Mais je suis là, je suis là et bien là !

Ah bravo, bravo, j'existe, je persiste à exister

Je suis bonne, je m'abonne ce soir à l'éternité

Donnez-moi des tonnes de sourires d'enfants

Et des hommes taillés dans des volcans

 

Ah bravo, bravo, et pardon si parfois j'y pense encore

J'ai baisé ces fils de putes et je leur crache au mirador

Ce mâtin du diable, ce chien autrichien :

Je l'emmerde dans son enfer chrétien !

Ah bravo, bravo, je vous jure que je ne vous oublierai pas

De mon étoile jaune là-haut, je veillerai sur vous en bas

Pleurez pas, mes chéris, sur ma terre promise

J'aurai votre amour dans ma valise

Du Vel' d'Hiv' jusqu'aux bus, et des bus aux wagons,

Des wagons jusqu'aux camps : Terminus

J'ai fait partie des veinards, de ces sacrés veinards

Qui ont revu leur gare

Ah bravo, bravo, tu as beau me tatouer un numéro,

J'ai tiré le bon et crève !

C'est moi qui ai eu ta peau

Je survis aux fanfares, à Lili Marlène

Je suis grasse, j'ai cent ans et je m'aime !

http://referentiel.nouvelobs.com/file/4054803.jpg

 

« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 4 500 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

[...]

La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. »

 

Jacques Chirac

 

http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc/195/195975/195975_vignette_P1110228.JPG

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Chanson française, #Annie Cordy, #Gilbert Bécaud

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Publié le 30 Octobre 2013

Bleu, blanc, blond est une chanson de Marcel Amont parue en 1959. La chanson a été adaptée par Marcel Amont et la version américaine de Johnny Tillotson intitulée True, true happiness.

Marcel Amont (pour l'état civil Marcel Jean-Pierre Balthazar Miramon) né le 1er avril 1929 à Bordeaux, est un chanteur et un acteur français qui connaît le succès durant les années 1960 et 1970. Fabuleux Marcel Amont que l'on n'entend plus guère malheureusement !

Blond, blond, blond, blond... 

Refrain
Bleu, bleu, le ciel de Provence
Blanc, blanc, blanc, le goéland
Le bateau blanc qui danse
Blond, blond, le soleil de plomb
Et dans tes yeux mon rêve en bleu
Bleu, bleu.

- 1 -
Quand j'ai besoin de vacances
Je m'embarque dans tes yeux
Bleus, bleus, comme un ciel immense
Et nous partons tous les deux.

- 2 -
Quand le vent claque la toile
De ton joli jupon blanc
Blanc, blanc, comme une voile
Je navigue éperdument.

- 3 -
Tes cheveux d'un blond de rêve
Déferlent en flots légers
Blonds, blonds, sur une grève
Où je voudrais naufrager.

Pour finir:
Bleu, bleu, le ciel de Provence
Blanc, blanc, blanc, le goéland
Le bateau blanc qui danse
Blond, blond, le soleil de plomb
Et dans tes yeux mon rêve en bleu...

Blond, blond, bleu, blond...





Paroles: Jean Dréjac. Musique: Haal Greene, Dick Wolf
Interprète: Marcel Amont (1959)

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Publié le 19 Septembre 2013

Claudia Sylva est une chanteuse belge née à Binche en 1947. Elle vécut un moment à Anderlecht où elle a également grandi. Son seul véritable gros « tube » aura été « J'ai pleuré », composé et écrit par Benny Couroyer.

En 1964, cette chanson obtint un succès considérable en Belgique francophone et dans le Nord de la France.

Par la suite, Claudia enregistra encore quelques chansons à succès comme « Je te donne mon coeur » fin des années 1960.

Dans les années 1990, un CD compilation de ses chansons marquantes fut édité sous le label « Ariola Express ».

Claudia Sylva se produit encore à l'occasion de de fêtes locales où elle interprète sans cesse des nouvelles versions de son unique « tube » : « J’ai pleuré ».

claudia-sylva.jpg

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Chanson française, #Claudia Sylva, #1965

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