chanson francaise

Publié le 22 Mars 2020

Moi j’étais de ceux
Qu’on ne remarque pas
Ou alors juste un peu
Mais ça ne durait pas

Vous devez vous souvenir
Ce garçon dans son coin
Qui n’avait rien à dire
Et qui ne disait rien

J’étais trop petit
Ou vous étiez trop grands
J’étais trop gentil
Et vous étiez méchants

J’avais la voix fragile
Et les yeux un peu pâles
Si souvent malhabiles
Vous pouviez me faire mal

Parfois vous vous moquiez
De moi de mes manières
Et vous me bousculiez
Je préférais me taire

Alors je restais seul
A vous regarder grandir
Et je passais les heures
A rêver de m’enfuir

Il est venu quelqu’un
Que je n’attendais pas
Qui m’a tendu la main
Qui m’a offert sa voix

C’était un étranger
Un type d’une autre ville
Il vous a inquiétés
Avec sa drôle de mine

Il est venu vers moi
Comme on abat un mur
Un pas vers le paria
Un saut dans l’aventure

Moi je lui ai souri
Moi je n’avais plus peur
Lui il vous a maudit
Lui il vous a fait peur

Il est parti un matin
Comme il était venu
Il m’a serré la main
On ne l’a pas revu

Et moi je me souviens
De ce qu’il m’a appris
C’était peu c’était bien
ça s’appelait la vie

Moi j’étais de ceux
Qu’on ne remarque pas
Ou alors juste un peu
Et il a été là

Si je chante aujourd’hui
C’est pour le remercier
Et c’est pour conserver
UN SOUVENIR DE LUI

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Un souvenir de lui, #Allan Vermeer, #Chanson française, #2005, #Philippe Besson

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Publié le 22 Mars 2020

Madureira est un quartier populaire de Rio de Janeiro au Brésil, situé dans la zone nord, tout près de Taquará, dans l'arrondissement de Jacarepaguá. Si populaire qu’il est aussi, chaque année, le poumon du Carnaval

"La Rua Madureira" une chanson longtemps oubliée

Non, je n'oublierai jamais la baie de Rio
La couleur du ciel le long du Corcovado
La Rua Madureira, la rue que tu habitais
Je n'oublierai pas pourtant je n'y suis jamais allé
Non, je n'oublierai jamais ce jour de juillet
Où je t'ai connue, où nous avons dû nous séparer
Pour si peu de temps, et nous avons marché sous la pluie
Je parlais d'amour, et toi tu parlais de ton pays
Non, je n'oublierai pas la douceur de ton corps
Dans le taxi qui nous conduisait à l'aéroport
Tu t'es retournée pour me sourire avant de monter
Dans une Caravelle qui n'est jamais arrivée
Non, je n'oublierai jamais le jour où j'ai lu
Ton nom mal écrit parmi tant d'autres noms inconnus
Sur la première page d'un journal brésilien
J'essayais de lire et je n'y comprenais rien
Non, je n'oublierai pas la douceur de ton corps
Dans le taxi qui nous conduisait à l'aéroport
Tu t'es retournée pour me sourire avant de monter
Dans une Caravelle qui n'est jamais arrivée
Non, je n'oublierai jamais la baie de Rio
La couleur du ciel le long du Corcovado
La Rua Madureira, la rue que tu habillais
Je n'oublierai pas pourtant je n'y suis jamais allé
Je n'oublierai pas pourtant je n'y suis jamais allé
Je n'oublierai pas pourtant je n'y suis jamais allé

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #La rua Madureira, #Nino Ferrer, #Allan Vermeer, #Chanson française, #Samba, #2020

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Publié le 22 Mars 2020

Chanson évoquant la sexualité

Les Nuits d'une demoiselle est probablement la chanson la plus connue de Colette Renard. Elle y énumère les expressions argotiques pour les rapports sexuels

Que c'est bon d'être demoiselle,
Car le soir, dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle,
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise,
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise,
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule,
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule,
Je me fais ramoner l'abricot

Je me fais farcir la mottelette,
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette,
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l'écrevisse,
Je me fais foyer le cœur fendu
Je me fais tailler la pelisse,
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes,
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais savourer la sucette,
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise,
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise,
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette,
Je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette,
Je me fais gâter le matou

Mais vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! Cela tient en peu de lettres,
Le jour, je baise, tout simplement
    

 

Le premier couplet pose le contexte : la « demoiselle » annonce ce qu'elle fait de ses nuits. Les sept couplets du milieu sont exclusivement composés d'expressions imagées qui évoquent l'acte sexuel (« Je me fais picorer le bonbon », « Je me fais planter le mont velu »…) sans avoir recours à des mots argotiques ou grossiers. Dans le dernier, la narratrice précise ce qu'elle fait durant la journée. Le terme de « demoiselle », qui dans les années soixante désignait encore quasiment exclusivement une femme vierge, est ici utilisé de manière ironique, puisque la personne en question a des occupations nocturnes (et diurnes) exactement opposées à celle d'une vierge.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Guy Breton, #Raymond Legrand, #Les nuits d'une demoiselle, #Allan Vermeer, #Colette Renard, #Chanson française

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