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Publié le 21 Avril 2011

Le peuple sahraoui vu au travers de récits de fuite et d'exil, d'interminables attentes et de combats suspendus, de vies arrêtées et persécutées. Traversé par un mur de 2 400 kilomètres construit par l'armée marocaine, le Sahara-Occidental est aujourd'hui découpé en deux parties : l'une occupée par les forces de colonisation marocaine, l'autre contrôlée par le Front de libération du Sahara-Occidental. Entre paysages sonores, portraits en noir et blanc et poétique nomade, Pierre-Yves Vandeweerd évoque quarante ans d'une oppression qui jamais n'a fait la "une" de l'actualité. 

Il a dû parcourir les territoires occupés du Sahara Occidental, la Mauritanie, les territoires libérés par le Front Polisario et les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, dans le sud-ouest algérien, pour compiler des données essentielles pour comprendre ce conflit qui date de 1975. Un drame humain présenté avec tact et professionnalisme.

Le montage à la volée, à la gâchette n’est pas chose aisée, c’est un peu comme un long plan séquence (sauf que le plan séquence est préparé en amont). Le réalisateur est un virtuose, l’intérêt de ce type de prise de vue expliqué par ce dernier rend cet extrait encore plus riche. Il parvient à une sorte d’instant de grâce les plan sont presque dansant sur la fin. Ah ces magnifiques regards de femme cadrés par l’objectif encadrés par les foulards et les hommes fiers. Il y a un côté album de famille une proximité qui nous rend ces gens si loin si proche…

"C'est, souvent, là que commence le cinéma : au défi de l'invisible. Vandeweerd est resté dans le désert, il a rencontré ceux qui, de l'autre côté de la frontière algérienne, pansent leurs plaies ou essaient d'organiser la résistance, il s'est approché avec eux du pays interdit, occupé, occulté. Son film raconte cette histoire et son invisibilité : c'est ce qui fait du même élan sa force et sa beauté."(Jean-Michel Frodon dans son blog Projection publique sur slate.fr)

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Sélectionné au Forum du festival de Berlin (Berlinale) du 10 au 20 février 2011. Il est également sélectionné au festival Visions du réel à Nyon (du 7 au 13 avril 2011), où il est projeté le 9 et le 12 avril. ainsi que au Festival Doc Fest de Münich (4 au 11 mai 2011) - Compétition internationale Festival international du Film de Jérusalem (7 au 16 juillet 2011).

Il a été diffusé sur Arte, le 20 avril 2011 à minuit.

  • Avant-première à Bruxelles (Beursschouwburg), le 14 avril 2011.
  • Avant-première à Paris, le 18 Avril à 20h30 au cinéma Le Grand Action.
  • Avant-première dans les camps sahraouis en Algérie, du 2 au 8 mai dans le cadre du Festival FiSahara.

Equipe

  • Scénario - réalisation : Pierre-Yves Vandeweerd
  • Image : Pierre-Yves Vandeweerd
  • Son : Alain Cabaud
  • Montage : Philippe Boucq

Production

Une production Cobra Films - Coproduction Zeugma Films

Avec le soutien du Centre Bruxellois de l’Audiovisuel (Belgique), la Communauté française de Belgique, le CNC (France). Télévision ARTE France

Territoire perdu de Pierre-Yves Vandeweerd

"Rarement le cinéma nous fait toucher à cette puissance qui naît d’être d’un lieu, de l’acte d’y habiter, de faire corps avec lui. Puissance irréductible rendue presque palpable par les choix de la réalisation de Pierre-Yves Vandeweerd. Chaque moment de son film est nourri d’une intelligence de l’autre, d’une émotion qui déborde le conflit en cours, et touche à des vérités que nous pouvons ressentir et partager de l’intérieur. Les images en un super 8 au grain usé vivent d’un regard presque magnétique, le désynchronisme de la bande-son ouvre sur des espaces sonores étonnants qui reprennent cette évidence des lieux parcourus, le montage porte un imaginaire où se décline toute la vérité du peuple sahraoui." (Philippe Simon)

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Cinéma

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Publié le 26 Février 2011

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Quand le Roi se prend pour un mandaté de Dieu, la musique n'est pas moins divine, avec Jean-Baptiste Lully. Un film de Gérard Corbiau ! 

Parfait courtisan de la cour, il devint rapidement le premier compositeur, et ses airs et ballets consacrèrent sa réputation. Appuyé par Louis XIV, il devint compositeur de la chambre, puis surintendant de la musique royale. Lully était à la fois danseur et maître à danser, il écrivit pour le roi un ballet qui représentait le soleil (Louis XIV) au centre et les planètes (ses ministres) autour de lui, de façon à montrer que louis XIV était le maître (à l'instar du soleil qui est le centre de l'univers); d'où le nom de « roi soleil » donné à Louis XIV. Lully a également joué un rôle considérable dans l’histoire de la musique instrumentale. C’est avec lui que naît l’orchestre moderne, avec son équilibre bien établi de sonorités, avec le quintette des instruments à cordes pour centre de gravité, hautes-contres de violon, tailles de violon, quintes de violon et basses de violon (renforcés par le clavecin, le théorbe et le basson). Dominant totalement la vie musicale de la cour, Lully bénéficie de la bienveillance de Louis XIV. 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Cinéma

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Publié le 16 Février 2011

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Si je devais garder en mémoire une scène de toute l'aventure de Jacquou le Croquant réalisé en 2007 par Laurent Boutonna, ce serait cette scène de la danse...Il s'agit d'une scène charnière dans le film assez éprouvante, mais qui est la clé de ce film où dans un contexte universel on peut comprendre les rapports des personnages les uns avec les autres et qui sont celles que vivent encore de nos jours, un grand nombre de personnes et l'on peut se féliciter que cela se fasse à travers la danse.

« Dans ma patrie le soleil se lève

Et les fanfares résonnent pour les héros.

O bien-aimée, réveillez-vous,

Car nous voici libres comme le feu,

Libres comme l’oiseau et comme le jour. »

Abdel Wahab al Bayati, poète irakien

 

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Rédigé par Last Night in Orient

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