civilisation

Publié le 24 Avril 2018

Vers 300 avant JC, les tribus Zapotèques vivaient dans la plus importante vallée de la région d'Oaxaca. Décidant de s'unir, elles fondèrent une cité en rasant le sommet d'une imposante colline, dominant de 400 m la vallée. : Monte Alban.

La religion zapotèque était polythéiste. Les divinités principales étaient Cocijo, Coquihani et un dieu chauve-jaguar anonyme. Cocijo est le dieu de la pluie et avait une tête non humaine, mais dans le village ils avaient une vénération particulière (peut-être parce que la pluie dépend de lui, la récolte dépend de la pluie, et la vie du peuple dépend de la récolte) ). Coquihani est le dieu du soleil, du ciel et peut-être le roi des dieux zapotèques. Le dieu bat-jaguar est probablement le dieu de la vie et de la mort, comme le dieu chauve-souris Camazotz, de la religion maya. l Museo Nacional de Antropología en México, D. F.

La religion zapotèque était polythéiste. Les divinités principales étaient Cocijo, Coquihani et un dieu chauve-jaguar anonyme. Cocijo est le dieu de la pluie et avait une tête non humaine, mais dans le village ils avaient une vénération particulière (peut-être parce que la pluie dépend de lui, la récolte dépend de la pluie, et la vie du peuple dépend de la récolte) ). Coquihani est le dieu du soleil, du ciel et peut-être le roi des dieux zapotèques. Le dieu bat-jaguar est probablement le dieu de la vie et de la mort, comme le dieu chauve-souris Camazotz, de la religion maya. l Museo Nacional de Antropología en México, D. F.

Vers 300 avant JC, les tribus Zapotèques vivaient dans la plus importante vallée de la région d'Oaxaca. Décidant de s'unir, elles fondèrent une cité en rasant le sommet d'une imposante colline, dominant de 400 m la vallée. : Monte Alban.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Mexique, #Religion, #zapotèques, #Civilisation, #Oaxaca

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Publié le 20 Février 2018

A quoi ressemblait le Pérou avant l'emblématique civilisation des Incas ? Les Mochica étant une société sans écriture, c'est essentiellement grâce à sa culture visuelle riche et abondante, pour ainsi dire unique dans les Andes anciennes, que nous pouvons explorer certains aspects de leur monde symbolique. Les principaux motifs dépeints sont des humains, des animaux et des êtres surnaturels ainsi que des activités de combat cérémoniel, de sacrifice humain, de chasse et de danse. Les différentes activités, y compris les rituels complexes, et les sujets sont élaborés dans un style clair, ce qui les rend facilement identifiables. Ils sont inscrits, modelés, gravés ou peints sur des supports aussi variés que les murs des édifices cérémoniels, les corps, les vêtements, les objets des individus de haut rang ou encore les offrandes d’objets en céramique. Ces représentations avaient pour principale fonction de promouvoir les valeurs et les intérêts de la classe dirigeante.

La culture moche (parfois appelée mochica) est une culture précolombienne qui s'est étendue tout au long de la côte nord péruvienne, à peu près entre l'an 100 et l'an 700 ap. J.-C. Elle était contemporaine de la culture Nazca qui occupait la côte sud péruvienne, se situant chronologiquement entre l'ère Chavín (horizon ancien) et l'ère Chimú. La brillante culture des mochicas est contemporaine des Maya de la Mésoamérique et précède de plus de huit siècles le célèbre empire des Incas.

La civilisation Mochica a développé une société hiérarchisée avec des dirigeants, des guerriers, des spécialistes du rituel, des artisans, des agriculteurs et des pêcheurs.

Il est probable qu’au moment de leur apogée, vers les ve et vie siècles ap. J.-C., les Mochica ne connaissaient pas d'autres groupes socialement aussi élaborés. Cette société a manifesté sa puissance et son opulence par l'ampleur de ses temples, la luxuriance de ses palais de briques en terre crue, ornés de fresques murales polychromes, et par la grandeur de ses villes peuplées de tisserands, de céramistes, de métallurgistes et d’autres artisans...

La société Moche était divisée en classes et hiérarchisée : un puissant seigneur était à la tête du royaume, le pouvoir se transmettant probablement par hérédité. Les classes les plus importantes étaient celles des guerriers, des prêtres et des administrateurs. Venaient ensuite les commerçants, artisans et bâtisseurs, puis les pêcheurs, paysans, etc. Le schéma urbain de la ville de Moche, par exemple, est typique de cette organisation, répartissant les habitats par quartier en fonction des classes et de l'importance des classes dépendait la distance à la huaca del Sol (les prêtres, guerriers et administrateurs étaient les plus proches de la huaca).

Durant toute l'existence de la ville de Moche, ses habitants n'ont cessé de construire les deux huacas : à peu près tous les cent ans, le plus haut étage de la huaca de la Luna était condamné, les couloirs comblés et on élargissait la base, construisait un nouvel étage au-dessus du précédent, élevant la rampe d'accès, de façon que seul ce nouvel étage soit encore accessible. À la disparition des Moches, la pyramide comptait 6 degrés et environ 600 ans d'existence.

Du ier au viiie siècle de notre ère, les Moché ou Mochica ont développé un État, c’est-à-dire une organisation sociale, politique et économique centralisée et hiérarchisée, sans pourtant avoir connu les principales innovations techniques et intellectuelles que l’on associe souvent à l’émergence des « civilisations » et des États : pas de roue, ni monnaie ni écriture, ni économie de marché…

On suppose que le régime de l'État moche était théocratique, le seigneur étant également prêtre. La cohésion de la société, largement dépendante de la force militaire, devait reposer sur une puissante caste de guerriers au service de la théocratie.

Le centre religieux était la huaca de la Luna, où les prêtres et le seigneur effectuaient toutes sortes de cérémonies. Le principal dieu se nommait Ai-apaec, Créateur mais aussi « décapiteur » (El Degollador en espagnol), que l'on trouve représenté sur de nombreuses céramiques et fresques de temples. Il prend souvent la forme d'une araignée, ou encore d'une créature ailée ou d'un monstre marin. Lorsque le corps est entièrement représenté, on le voit toujours tenant dans une main un couteau, et de l'autre une tête tenue par les cheveux. On pense qu'il s'agit d'allusions à des rituels de sacrifices humains pratiqués sur la huaca de la Luna. La réalité de ces sacrifices ne fait pas de doute, de nombreux ossements humains ayant été découverts au sommet de la huaca.

Cet impressionnant portrait d’un homme borgne fut trouvé dans une tombe du site de Huaca de la Luna. Cette ville de la côte nord désertique compta quelque trente mille âmes. L’archéologue Santiago Uceda Castillo, le commissaire de l’exposition, y dirige des fouilles depuis vingt-six ans. Pour lui, « le façonnage de la céramique des Moche atteint une perfection comparable à celui des statues grecques ».

Cet impressionnant portrait d’un homme borgne fut trouvé dans une tombe du site de Huaca de la Luna. Cette ville de la côte nord désertique compta quelque trente mille âmes. L’archéologue Santiago Uceda Castillo, le commissaire de l’exposition, y dirige des fouilles depuis vingt-six ans. Pour lui, « le façonnage de la céramique des Moche atteint une perfection comparable à celui des statues grecques ».

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 30 Juin 2008

Un Maure ; peinture du mouvement orientaliste, dont Jean Gérôme est un illustre chef de file. Titre de l'œuvre : Le Marchand de peaux, Caire (1869).

Un Maure ; peinture du mouvement orientaliste, dont Jean Gérôme est un illustre chef de file. Titre de l'œuvre : Le Marchand de peaux, Caire (1869).

Historiquement, on désigne par  Maures (en espagnol moros), différents peuples à des époques distinctes de l'Histoire. Mais, dans l'Europe médiévale, les Maures étaient essentiellement les musulmans. Cette appellation dérive de l'ancien français d'un terme qui désignait à l'époque romaine les Berbères d'Afrique du Nord, plus précisément, les Berbères de Maurétanie (actuel nord et est marocain et nord-ouest algérien) (Mauroi en grec, Mauri en latin) et qui est passé en espagnol sous la forme Moros ou en breton sous la forme Morianed. Selon l'encyclopédie Universalis, le nom de Mauri passa dans la péninsule avec les hommes et devint Moro, servant à désigner non seulement les Berbères mais aussi, à tort, les conquérants arabes.

Le terme pourrait découler probablement du mot Amuru qui en suméro-akkadien désigne les "hommes de l'ouest". Au Moyen Orient on désignait l'ouest par Amuru, ainsi que le vent d'ouest. La Corse et la Sardaigne qui ont un drapeau dit à "Tête de Maure", font probablement partie des pays Amouru, ainsi que les Hébreux, où "peuple" se dit amora dans leur langue...

Qui sont de nos jours les patronymes comme les Morel, Moureau, Amaury de France et de Navarre ?

Certain auteurs pensent qu'environ 150 000 Morisques trouvèrent refuge en France. Même si beaucoup repartirent ensuite pour le Maghreb les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale2. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu'ils s'établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Même si par la suite Marie de Médicis ordonna qu'on les expulse, beaucoup cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de nombreux Morisques s'établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s'installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.

D'autre Morisques étaient installés en Guyenne en 1611, certains réfugiés au logis d'une dame de la ville « faisaient profession de la Secte de Mahumet». Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir. En 1614, il n'est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portuguaise de la cité. En 1636, ils avaient à Bordeaux une situation suffisamment prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols qui venaient de s'emparer de Saint-Jean-de-Luz assaillaient Bordeaux, ville non armée. Tous ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négotiants, etc. L'un d'entre eux, un métis du nom d'Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s'y étaient acclimatés s'étaient mêlés à la population et vivaient paisibles dans le royaume. Leur départ avait appauvri l'Espagne et nous avions hérité de quelques éléments de population active et laborieuse». Voltaire a évoqué l'établissement de ces familles morisques dans son Essais sur les moeurs.
Aujourd'hui, le terme Maure fait plutôt référence à l'ensemble d'une population partageant des traits communs. Ils vivent principalement au Maroc, au Sahara Occidental, en Mauritanie mais aussi au nord du Sénégal, à l'ouest d'Algérie et à l'ouest du Mali.

Vers la fin du 15e siècle, pour protéger la prétendue pureté de la foi chrétienne, les Marranos d'Espagne (nom de mépris et très péjoratif donné par les chrétiens aux juifs convertis de force en Espagne et au Portugal ), puis fait subir un joug identique aux  Moriscos (Maures baptisés) qui, furent mis sous la surveillance de l'Inquisition espagnole. Persécutés de nombreux moriscos  furent mis à mort. L'Inquisition, le même sera réservé  aux mystiques, aux "illuminés" (Thérèse d'Avila et Ignace de Loyola sont inquiétés), aux fidèles suspects de pactiser avec les idées de la Réforme protestante, puis  à la déviance religieuse, en passant à la déviance tout court. L'Inquisition punit la fornication, l'inceste, la sodomie, la bigamie, ...

 

 Islam in Kathedralen / geisselung_colmar : Antiislamische Propaganda in der romanischen Skulptur
Fotos von Claudio Lange, Berlin

Les Morisques (de l'espagnol Morisco) étaient d'abord des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme à la suite des édits de conversion de 1502. Ils constituaient une minorité importante dans le Levant espagnol, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie. Déportés, ils trouvent refuge principalement au Maroc (Rabat, Fès, Tétouan) mais aussi en France, en Italie, en Turquie. Des communautés émigrèrent en Syrie, à Istanbul et même un temps  en Toscane.

Je vous propose à ce sujet un article intéressant fruit des recherches de  J. et C. Penella. Elle est issue de la thèse de doctorat Los moriscos españoles emigrados al norte de Africa, después de la expulsión publié dans un article du blog Andalousiate : Les migrations des derniers andalous en Afrique du Nord


 

 

Histoire des Morisques (archive d'une page d'anciens élèves de l'École normale supérieure).

« Maures pillant[s] un village nègre » (gravure de 1814)

« Maures pillant[s] un village nègre » (gravure de 1814)

Scène de marché aux esclaves, Harîrî Schefer, xiiie siècle

Scène de marché aux esclaves, Harîrî Schefer, xiiie siècle

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Rédigé par Musique arabes

Publié dans #Histoire, #Maures, #Espagne, #Maroc, #Civilisation, #Andalousie, #Islam

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