colonialisme

Publié le 4 Juillet 2026

Voici pourquoi le roi Léopold II avait recruté Henry Morton Stanley pour établir les bases de la colonisation au Congo.

Depuis son installation comme nouveau roi des Belges en 1865, juste après la mort de son père, Léopold II est obsédé par l’idée de l’élargissement de son royaume. En particulier, le roi est séduit par un territoire au centre de l’Afrique, c’est le territoire de l’actuelle RDC.

Bien avant la tenue de la conférence de Berlin, où les puissances mondiales se partageaient les colonies, Léopold II avait déjà envoyé plusieurs géographes et scientifiques pour explorer le territoire Congolais.

N’étant pas très satisfait du résultat de leurs explorations, le roi va finalement porter son choix sur un homme: Henry Morton Stanley.
Pourquoi donc le roi a-t-il choisi Henry Morton Stanley?

Premièrement, il est tout à fait logique de changer une équipe qui ne produit pas des résultats escomptés. Le roi voulait certainement tenter quelque chose de nouveau.

De deux, Henry Morton Stanley était probablement le plus grand des explorateurs à avoir parcouru le sol africain. Cet homme fut d’abord soldat, puis journaliste.
En 1869, un journal américain lui donne la difficile mission de retrouver dans la région de l’Afrique, le docteur David Livingston. Deux ans après le lancement de sa mission, il le retrouve en 1871.

De 1874 à 1877, il est envoyé par des américains en Afrique, pour mener des nouvelles expéditions d’Est en Ouest. Au cours de cette mission, il cartographie les grands lacs africains et devient le 1er Européen à descendre l’intégralité du fleuve Congo jusqu’à l’océan Atlantique.

C’est Grâce au succès de ses expéditions que le roi des Belges est convaincu que Henry Morton Stanley est la personne la mieux adaptée pour mettre les bases de sa prochaine colonie. C’est dans cette perspective que, de 1879 à 1884, l’explorateur Britanno- Américain devient employé de Léopold II. C’est bien lui qui est censé établir des comptoirs commerciaux et signer des traités avec les chefs locaux, jetant les bases de l’Etat Indépendant du Congo.

Signalons que c’est Henry Morton Stanley qui a fondé la ville de Léopoldville(actuelle Kinshasa). C’est lui qui insista auprès du roi sur la nécessité d’avoir un chemin de fer, lorsqu’il dit: « Sans chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny. »

A ce jour au Congo, Stanley ne fait pas l’unanimité. Si pour certains il est celui qui a permis d’organiser le Congo en y créant des infrastructures nécessaires pour faire de lui un État, pour d’autres il reste un mercenaire au service de Léopold II venu préparer l’exploitation des autochtones, ainsi que le pillage de leurs ressources naturelles.

 

Léopold II avait recruté Henry Morton Stanley pour établir les bases de la colonisation au Congo
Léopold II avait recruté Henry Morton Stanley pour établir les bases de la colonisation au Congo

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

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Publié le 28 Juin 2026

C'est un regard sombre, mais historiquement indéniable sur la fondation des États-Unis. L'histoire du pays s'est effectivement construite sur des tragédies majeures, des conflits armés et la dépossession de populations entières. 

  • En 1776, la liberté proclamée excluait explicitement les populations autochtones (qualifiées dans la Déclaration de "sauvages impitoyables") et maintenait des millions de personnes dans l'esclavage.

​Pour comprendre comment cette trajectoire s'est dessinée, on peut diviser ces débuts en trois grands axes :

​1. La décimation des populations autochtones

​Avant même la création officielle des États-Unis, l'arrivée des colons européens a déclenché ce que de nombreux historiens qualifient de génocide ou de catastrophe démographique.

  • Les maladies : Le choc microbien (variole, rougeole) a décimé jusqu'à 90 % de certaines populations autochtones, privées de défenses immunitaires.
  • La violence et la dépossession : Les guerres indiennes (comme la guerre de Pequot ou la guerre du Roi Philip) et, plus tard, les politiques de l'État américain — notamment l'Indian Removal Act de 1830 et la tragique Piste des Larmes (Trail of Tears) — ont combiné massacres militaires et déplacements forcés massifs pour s'emparer des terres. 

     

​2. Une nation née de la guerre

​Les États-Unis ont littéralement vu le jour par les armes :

  • La guerre d'Indépendance (1775-1783) : Une révolte armée des treize colonies contre la Couronne britannique pour obtenir leur souveraineté.
  • La guerre de 1812 : Souvent appelée la "seconde guerre d'indépendance", opposant de nouveau les jeunes États-Unis au Royaume-Uni.
​3. L'expansion territoriale par la force

​Une fois l'indépendance acquise, la doctrine de la "Destinée manifeste" a poussé le pays à s'étendre vers l'Ouest, ce qui s'est traduit par une suite ininterrompue de conflits :

Un autre pilier fondamental : l'Esclavage

On ne peut pas évoquer cette période sans mentionner l'autre tragédie humaine sur laquelle repose la richesse initiale du pays : la traite transatlantique et l'esclavage de millions d'Africains, qui a d'ailleurs mené à la guerre la plus meurtrière de leur histoire, la guerre de Sécession (1861-1865).

​L'histoire américaine est donc un paradoxe violent : une nation fondée sur de nobles idéaux de liberté et de démocratie, mais dont la réalité matérielle et géographique a été acquise par la force, la guerre et le sacrifice de populations entières.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Parc du Cinquantenaire, #États-Unis, #Colonialisme, #Esclavage, #Belgique, #2026, #Impérialisme, #Génocide, #1776

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Publié le 19 Juin 2026

Claudio López Bru (le deuxième marquis) n'a jamais été lui-même un marchand d'esclaves, mais il était directement et indissociablement lié à l'argent et à l'héritage de la traite à Cuba.

​Il est né à Barcelone en 1853, juste après le retour définitif de ses parents de Cuba. S'il n'a pas participé au trafic de manière active, les liens avec l'histoire coloniale et l'esclavage se manifestent de trois manières très concrètes :

​1. Une fortune bâtie sur le sucre et la traite

​Toute la puissance financière que Claudio a utilisée pour construire ses empires miniers (comme à Moreda de Aller) et financer ses immenses œuvres catholiques venait de l'argent de son père, Antonio López. Cette fortune initiale avait été générée par le commerce forcé de captifs africains et le travail servile dans les plantations cubaines dans les années 1840-1850. Claudio a donc été le principal bénéficiaire et l'héritier direct de cet "argent du sang".

​2. Le cas incroyable d'Eloísa López

​Un fait historique illustre de manière frappante la présence de ce passé au cœur même de la vie du deuxième marquis : la présence à ses côtés d'Eloísa López.

​Eloísa était une femme noire, ancienne esclave d'Antonio López à Cuba. Libérée, elle avait conservé le nom de ses anciens maîtres (comme c'était souvent la coutume) et était devenue la servante et la gouvernante de confiance de la famille à Barcelone. Elle était si proche de Claudio López Bru qu'à sa mort, en 1900, elle a laissé une fortune personnelle très importante (plus de 118 000 pesetas, une somme considérable à l'époque) déposée directement sur les comptes de son maître, Claudio, en faisant de lui son héritier.

​3. La défense des intérêts coloniaux espagnols

​Même après l'abolition de l'esclavage à Cuba (1886), Claudio López Bru est resté un défenseur acharné du colonialisme espagnol. Lors de la guerre d'indépendance de Cuba en 1898, il a mis toute sa flotte de navires (la Compañía Transatlántica) au service de l'armée espagnole pour transporter les troupes et tenter de conserver l'île sous domination espagnole, maintenant ainsi le lien charnel de sa dynastie avec Cuba jusqu'au bout.

​En clair, Claudio López Bru a passé sa vie à essayer d'être un "saint" et un bienfaiteur modèle pour l'Église et pour des mineurs comme ceux de Moreda, mais chaque centime qu'il a dépensé pour cela provenait directement du système esclavagiste que son père avait exploité à Cuba.

Claudio López Bru est resté un défenseur acharné du colonialisme espagnol
Claudio López Bru est resté un défenseur acharné du colonialisme espagnol

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Claudio López Bru, #Marquis de Comillas, #Esclavage, #Cuba, #Espagne, #Moreda de Aller, #Colonialisme

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