colonialisme

Publié le 20 Juin 2020

Jusqu’au crépuscule de sa vie, il fera œuvre de propagande...Sans aucun doute, il est l’une des figures les plus typiques de l’administration du Congo léopoldien.

Pierre-Luc Plasman

Delcommune, Alexandre - Vingt années de vie africaine. 1874-1893; récits de voyages d'aventures et d'exploration au Congo Belge (1922)

 

Charles Liebrechts (Anvers, 7 mai 1858 – Bruxelles, 14 juillet 1938), secrétaire général du Département de l’Intérieur de l’État indépendant du Congo (ÉIC). Auteur d'ouvrages de souvenirs coloniaux.

Liebrechts a rejoint l'armée à l'âge de 16 ans et s'est inscrit à l' École militaire à l'âge de 20 ans. Le général Alexandre Nicaise recrute le jeune officier d'artillerie au Congo en 1882.

Il a voyagé avec deux canons Krupp pour aider Henry Morton Stanley dans la fondation secrète de l' État du Congo.

À Bolobo, Liebrechts a tiré sur des autochtones, après quoi Stanley lui a donné le commandement du poste. En 1887, il revient à ce qui deviendra l'État libre du Congo et a été promu commissaire de district en 1888.

L'année suivante, Liebrechts part travailler au département de l'intérieur de l'administration centrale à Bruxelles, sous la direction de Camille Janssen. Il devint secrétaire général de ce département en juillet 1891, seul le secrétaire d'État Edmond van Eetvelde étant toujours son supérieur hiérarchique.

Charles Liebrechts a présidé le comité d'organisation de l'Exposition internationale de Bruxelles de 1897. Le but ici était avant tout de promouvoir les produits nationaux sans autant exclure les autres nations, et de favoriser l’opinion du peuple à propos de la colonisation.

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Par la suite, il a été chargé ensuite d'établir un musée du Congo. Il est entré en collision avec l'officier de liaison Théodore Masui, qui a dû démissionner.

Léopold II l'a reçu en audience comme un ministre et lui a fait signer les décrets de l'État libre. En 1904, il témoigna au procès de Guy Burrows à Londres. Il a contribué à la diffamation des révélations de cet ex-colonial par manque de preuves.

L'année suivante, la Commission Janssens a présenté des conclusions aggravantes sur la situation dans la colonie. Cette commission était un organe d'enquête créé par les autorités coloniales congolaises en réponse aux accusations internationales de discrimination contre les populations autochtones (notamment le rapport Roger Casement de 1904). Edmond Janssens (avocat général à la Cour de cassation) présidait cette commission.), et avaient pour membres le baron italien Giacomo Nisco (président par intérim de la cour d'appel de Boma), le suisse Edmond de Schumacher (juge dans le canton de Lucerne et frère du consul honoraire belge sur place). Ils étaient accompagnés d'un secrétaire, Victor Denyn (substitut du procureur à Anvers) et de l'interprète anglais Henri Grégoire, un cousin du président Janssens. Les abus se sont révélés non seulement réels, mais aussi une pratique courante: l'emprisonnement de femmes otages, l'humiliation des chefs par le travail servile, les coups avec la chicotte, la brutalité des surveillants noirs. 

Les documents de la Commission Janssens avaient disparus des archives du ministère belge des Affaires étrangères et est restée à l'écart des chercheurs pendant plus de 80 ans. En août 1908, juste avant la reprise du Congo par la Belgique, Léopold II fit brûler une bonne partie des archives de l’Etat indépendant du Congo.

Liebrechts a également été discrédité en raison d'un conflit d'intérêts avec les sociétés concessionnaires congolaises (notamment la Société anversoise de commerce au Congo, dont son beau-père a co-fondé Gustave Deymann et son frère Louis Liebrechts directeur).

Le juge Marcellin De Saegher a écrit qu'il avait trouvé Louis Liebrechts coupable d'atrocités au Congo et sont frère l'avait couvert. 

Néanmoins, il est resté en fonction jusqu'au transfert du Congo à la Belgique en 1908. Après cela, son implication coloniale a pris la forme d'une série de mandats dans des sociétés commerciales.

Mandats 

  • Société commerciale et financière africaine (directeur)
  • Chemin de fer du Congo supérieur aux Grands Lacs (réalisateur)
  • Compagnie belge maritime du Congo (administrateur)
  • Compagnie du Kasaï 
  • groupe - John Cockerill (réalisateur)
  • Compagnie du Katanga (représentant du gouvernement)
  • Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga (Délégué de colonie)

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Charles Liebrechts, #Congo, #Colonialisme, #Léopold II, #Roger Casement

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Publié le 19 Juin 2020

Pas besoin de commission d’enquête pour établir la vérité. Elle est écrite, dans cet ouvrage remarquable et à lire.

Léopold a envoyé une armée privée pour forcer la population locale à collecter de l'ivoire et du caoutchouc. Ceux qui ont résisté ou n'ont pas été en mesure d'atteindre les impossibles quotas de travail qui leur étaient imposés ont été mutilés, amputés ou exécutés.

30 juin 1960. Le Congo devient indépendant. Il y a soixante ans à la fin de ce mois. Le Congo colonial est apparu avec ce porte-manteau . Dans ce document, 31 historiens belges, congolais et internationaux répondent à des questions fondamentales sur ce Congo colonial. Le livre ne pouvait guère être plus actuel. Depuis la mort de George Floyd, le débat sur Léopold II et l'horreur dans «son» Congo est à nouveau à l'ordre du jour en Belgique.

30 juin 1960. Le Congo devient indépendant. Il y a soixante ans à la fin de ce mois. Le Congo colonial est apparu avec ce porte-manteau . Dans ce document, 31 historiens belges, congolais et internationaux répondent à des questions fondamentales sur ce Congo colonial. Le livre ne pouvait guère être plus actuel. Depuis la mort de George Floyd, le débat sur Léopold II et l'horreur dans «son» Congo est à nouveau à l'ordre du jour en Belgique.

Cet ouvrage collectif est placé sous la direction d’Idesbald Goddeeris (KU Leuven), Amandine Lauro (ULB) et Guy Vanthemsche (VUB).

Avec les contributions de Frans Buelens, Bas De Roo, Marc Depaepe, Donatien Dibwe dia Mwembu, Mathieu Zana Etambala, Emmanuel Gerard, Idesbald Goddeeris, Didier Gondola, Benoît Henriet, Johan Lagae, Maarten Langhendries, Amandine Lauro, Annette Lembagusala Kikumbi, Ruben Mantels, Michael Meeuwis, Pedro Monaville, Jean-Marie Mutamba Makombo, Isidore Ndaywel è Nziem, Jean Omasombo Tshonda, Violette Pouillard, Jacob Sabakinu Kivilu, Jean-Paul Sanderson, Yves Segers, Julia Seibert, Matthew G. Stanard, Daniel Tödt, Sarah Van Beurden, Leen Van Molle, Reinout Vander Hulst, Guy Vanthemsche et Georgi Verbeeck.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

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Publié le 19 Juin 2020

Des statues de colonialistes et de dirigeants brutaux ont été renversées par des manifestants ou supprimées par les gouvernements au cours des dernières semaines en tant que campagnes visant à faire tomber des monuments à des personnages historiques entachés de racisme et d'esclavage dans le monde entier.

En Belgique, lors des manifestations de Black Lives Matter, de nombreuses statues du roi Léopold II, dont le règne brutal du Congo a fait environ 10 millions de morts par meurtre, famine et maladie, ont été effacées et recouvertes de peinture rouge.

Au Royaume-Uni, l'Oriel College de l'Université d'Oxford a voté en faveur de la suppression de sa statue de l'impérialiste victorien Cecil Rhodes.

En réponse à la dernière action, l'historien David Olusoga examine la signification de ces statues et examine l'impact qu'elles ont eu sur les victimes des colonialistes et des impérialistes, ainsi que le coût supporté par leurs descendants
 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #David Olusoga, #Racisme, #Colonialisme, #2020

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