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Publié le 4 Juin 2020

La Belgique observe honteusement son passé de racisme colonial.

Les statues de Léopold II bientôt démontées en Belgique ? On estime que Léopold II est à l'origine d'un génocide qui a mené à la mort environ dix millions de personnes, soit le tiers de la population concernée, sans compter les mutilés. Le roi a exploité les habitants et a utilisé les revenus de sa colonie pour des travaux de prestige dans son propre pays. Ses statues sont donc très controversées et il y a eu plusieurs pétitions pour les retirer.

Les statues de Léopold II bientôt démontées en Belgique ? On estime que Léopold II est à l'origine d'un génocide qui a mené à la mort environ dix millions de personnes, soit le tiers de la population concernée, sans compter les mutilés. Le roi a exploité les habitants et a utilisé les revenus de sa colonie pour des travaux de prestige dans son propre pays. Ses statues sont donc très controversées et il y a eu plusieurs pétitions pour les retirer.

Pendant 23 ans Léopold II utilisait le peuple congolais comme un bien pour la production du caoutchouc, un produit qui était très demandé à l’époque. Les personnes qui vivaient dans les régions caoutchoutières croulaient sous une grande charge de travail, souvent même inhumaine.

Malgré tout le mépris qu'il a eu pour la vie et le peuple congolais, il est toujours commémoré dans toute la Belgique. C'est pour ça que nous demandons à la Ville de Bruxelles d'enlever toute statue en hommage à Léopold II. En commençant par celle sur la place Trône. La Ville de Bruxelles accueille chaque année des millions de touristes et c'est ça qu'on veut les montrer.

Bruxelles avec ses 118 quartiers représentant près de 200 nationalités et en tant que capitale de la Belgique et d'Europe cette statue n'a pas ça place à Bruxelles ni en Belgique.

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Congo, #BlackLivesMatter, #Bruxelles, #Léopold II, #Esclavage, #Belgique, #Racisme

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Publié le 21 Décembre 2019

El Museo Real de África Central (en neerlandés, Koninklijk Museum voor Midden-Afrika, o KMMA; en francés, Musée royal de l'Afrique centrale or MRAC), coloquialmente, museo de África, es un establecimiento científico federal de Bélgica, un museo de etnografía e historia natural situado en el Brabante flamenco en Tervueren, a pocos kilómetros de Bruselas.

Para un curso de maestría en historia en la Universidad de Amberes, un grupo de estudiantes fue al Museo de África el viernes por la tarde, en compañía del profesor de historia. Pero la visita a este museo resultó ser diferente de lo planeado. El profesor interrumpió la visita después de que el guía dijo que el profesor la describió como "alucinante y ofensiva". 

El Museo de África está investigando una queja hecha pública por un estudiante de Historia de la Universidad de Amberes, que cree que una guía de la institución se ha prestado a comentarios racistas sobre los africanos durante un visitar. "Hemos abierto una investigación", confirmó Bruno Verbergt, director de relaciones públicas del museo. "Las palabras informadas por el estudiante son diametralmente opuestas a los valores del museo. El racismo y la glorificación del colonialismo no tienen lugar aquí. "

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Colonialisme, #Congo, #musées, #Musée royal de l'Afrique centrale, #Belgique, #Racisme

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Publié le 18 Octobre 2019

Propriétaire d’une colonie privée, l’État indépendant du Congo, Léopold II était un homme avide de pouvoir. Les Congolais ne représentaient pour lui que des esclaves voués à accroître son enrichissement personnel. Reconnaître ses torts et s’excuser à travers des gestes politiques et un devoir de mémoire n’affaiblit pas un État, une civilisation. Il contribue plutôt à renforcer la force des principes et des valeurs transmis aux générations futures pour un monde meilleur. La Belgique est largement perçue comme ‘‘négationniste’’ ou complice des crimes coloniaux.

En 1903, un éditeur parisien publie Les Carnets du Roi, une satire anonyme venue de Belgique qui provoque immédiatement un gigantesque scandale outre-Quiévrain. Car, derrière le portrait d’unmonarque arrogant et cynique, les lecteurs belges croient reconnaître leur roi, Léopold II. Rapidement interdit en Belgique, le livre connaît cependant un vif succès et se vend à prix d’or sous le manteau. Au-delà du pamphlet acéré contre les élites de son pays, le poète et critique littéraire Paul Gérardy propose une lecture subversive d’une société industrielle et coloniale qui pouvait tout aussi bien s’appliquer à la France, à l’Angleterre comme au royaume de Belgique. Aujourd’hui encore, Léopold II reste un personnage controversé de l’histoire belge. Pour preuve, les nombreuses demandes de « décolonisation » de l’espace public des traces de son règne ou à l’inverse celles visant à le réhabiliter… « Un pamphlet tel celui de Paul Gérardy, pourtant publié il y a plus de cent ans, n’a donc rien perdu de son acuité et de sa force d’impact, ni de son actualité, car il questionne le lecteur sur l’exercice du pouvoir, le cynisme de l’exploitation des richesses, ainsi que le rôle des artistes et des intellectuels dans un monde globalisé. En prenant Léopold II pour cible, il renvoie également le lecteur au rapport complexe, conflictuel et douloureux que nos sociétés postcoloniales entretiennent avec leur passé. » conclut Anne Cornet dans sa préface. Avec un sens de la mise en scène médiatique digne d’un « buzz » moderne, le poète belge Paul Gerardy signe une charge caustique contre les puissants qui n’a pas pris une ride…

En 1903, un éditeur parisien publie Les Carnets du Roi, une satire anonyme venue de Belgique qui provoque immédiatement un gigantesque scandale outre-Quiévrain. Car, derrière le portrait d’unmonarque arrogant et cynique, les lecteurs belges croient reconnaître leur roi, Léopold II. Rapidement interdit en Belgique, le livre connaît cependant un vif succès et se vend à prix d’or sous le manteau. Au-delà du pamphlet acéré contre les élites de son pays, le poète et critique littéraire Paul Gérardy propose une lecture subversive d’une société industrielle et coloniale qui pouvait tout aussi bien s’appliquer à la France, à l’Angleterre comme au royaume de Belgique. Aujourd’hui encore, Léopold II reste un personnage controversé de l’histoire belge. Pour preuve, les nombreuses demandes de « décolonisation » de l’espace public des traces de son règne ou à l’inverse celles visant à le réhabiliter… « Un pamphlet tel celui de Paul Gérardy, pourtant publié il y a plus de cent ans, n’a donc rien perdu de son acuité et de sa force d’impact, ni de son actualité, car il questionne le lecteur sur l’exercice du pouvoir, le cynisme de l’exploitation des richesses, ainsi que le rôle des artistes et des intellectuels dans un monde globalisé. En prenant Léopold II pour cible, il renvoie également le lecteur au rapport complexe, conflictuel et douloureux que nos sociétés postcoloniales entretiennent avec leur passé. » conclut Anne Cornet dans sa préface. Avec un sens de la mise en scène médiatique digne d’un « buzz » moderne, le poète belge Paul Gerardy signe une charge caustique contre les puissants qui n’a pas pris une ride…

Une civilisation qui ruse avec ses principes, est une civilisation moribonde.

Aimé Césaire, Discours sur le Colonialisme (1950), 2e édition Présence africaine, Paris,‎ 1955

Bien que les atrocités du règne de Léopold II soient connues et non contestées, ce chapitre reste souvent clos. Le nom de Léopold II est toujours présent dans les voies bruxelloises. Certains historiens néo-négationnistes utilisent un ensemble de procédés pour faire barrage à toute reconnaissance du caractère fondamentalement criminel de la colonisation belge.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Belgique, #Congo, #Colonialisme, #Histoire, #Congo belge

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