danse peruvienne

Publié le 3 Juillet 2012

La femme exprime son affection, tandis que l'homme courtise, accompagne, traque et conquiert son partenaire. Ce message est défini lors de l'exécution de la danse.

La marinera est un rythme et une danse traditionnelle de la côte du Pérou qui dérive de la zamacueca1. Elle est dansée par un ou plusieurs couples, sur des rythmes africains, espagnols et autochtones, elle rappelle les effluves d’un passé métissé tout en évoquant le Pérou contemporain2. Elle fut dansée d'abord par les métisses, les peuples autochtones et les Noirs, dans les quartiers pauvres de la capitale, où ils disposaient d'un espace étroit, ce qui explique les mouvements de peu d'amplitude. Certains mouvements, notamment le zapateo, rappellent la manière de marcher du cheval, à la différence de la zamacueca. C'est une danse de séduction, l'homme et la femme tournoyant l'un autour de l'autre. Elle est considérée comme « la » danse péruvienne par excellence, par son élégance et sa poésie3. La Marinera Norteña est une des danses les plus représentatives des provinces péruviennes du nord4. Cette danse a été déclarée "Patrimoine culturel de la nation"5. Il convient de noter qu'avant la guerre avec le Chili, cette danse était connue sous le nom de "La Chilenita" car les deux danses avaient une origine commune à la zamacueca. Mais après la guerre du Pacifique, il a été décidé de changer le nom de la danse en Marinera en l'honneur de la marine péruvienne6Le courant  africaniste soutient par contre que son origine est afro-péruvienne puisque les principaux danseurs ont été des zambos et des noirs, rappelant les danses africaines. Le nom «Zamacueca» viendrait de qui «zamba» (métisse noire / amérindienne) exécute des mouvements comme une poule «couveuse» qui a pondu un œuf. Le musicien et poète Nicomedes Santa Cruz indique que le nom vient du dialecte "samba" et "cuque" du kimbundo qui signifie: "Je suis venu pour commencer le lundú".

 

Déclarée "Patrimoine culturel de la nation" et considérée par beaucoup comme "La reine et la dame de toutes les danses du Pérou" dans ses diverses variétés régionales. La marinera norteña est une danse pour couple mixte, dans laquelle s'expriment l'élégance et la sensualité, où l'homme conquiert la femme au milieu de la parade nuptiale, traquant avec son regard et son pas brossé, tandis que la femme coquette admet qu'elle exprime malicieusement sa sensibilité.

  1. « Danses traditionnelles péruviennes » [archive], sur www.peru-excepcion.com (consulté le 13 mai 2021)
  2.  « La marinera » [archive], sur www.guidesulysse.com (consulté le 13 mai 2021)
  3.  (en-US) « Marinera Dance » [archive], sur Smithsonian Folklife Festival (consulté le 13 mai 2021)
  4.  « Les danses traditionnelles du Pérou » [archive], sur www.perudelmundo.com (consulté le 13 mai 2021)
  5.  (es) « Danza de la Marinera Norteña - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le 13 mai 2021)
  6.  (es) « Danza de la Marinera Norteña - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le 13 mai 2021)

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Publié le 26 Septembre 2011

La diablada est une danse religieuse, catholique et païenne où les danseurs se déshumanisent pour interpréter des personnages théologiques chrétiens.

La Diablada est une danse traditionnelle des hauts plateaux des Andes pratiquée notamment en Bolivie et au Pérou. Elle représente l'affrontement entre les forces infernales et celles des anges et a été créée dans un but d'évangélisation1,2.

Juli est l'un des centres culturels d'où se répand la figure du diable. Les anciens Aymara révèlent comment ils se réjouissent de la bataille entre les archanges et les démons.3 Le mythe raconte comment le Père Jésus-Christ a dominé le royaume du bien et son fils Supaya a été contaminé par le mal. Le combat s'est terminé lorsque Supaya a vaincu le Père, nivelant les forces entre eux. C'est pourquoi ils dansent, célébrant l'équilibre des forces, car c'est à ce moment-là que le monde a commencé à avancer4.

Cette danse qui se pratique dans le département de Puno, au Pérou, et représente la lutte entre le bien et le mal. C'est une danse métisse qui expose les éléments de la religiosité autochtone et chrétienne. Son origine, due à des études récentes, est basée sur les traditions de vénération du Pachamama né à Juli dans la colonie.

Cette danse offre une série de costumes et de masques impressionnants (des capes cousues au fil d'or) - le costume du diable est un costume lourd de plus de 30 kg. C'est pourquoi les danseurs doivent être capables de porter ce poids et de danser pendant plusieurs minutes.

Répartition des danseurs

Cette danse divise les danseurs en deux camps. D'un côté, les démons, généralement des hommes, coiffés de masques en bois taillés de façon à représenter un visage monstrueux pouvant faire penser à une mouche avec des cornes; et vêtus de capes ornées de motifs multicolores, cousus avec du fil d'or. De l'autre, les anges, souvent des femmes, habillées en blanc-argenté, généralement avec des minijupes, armées d'épées et de bouclier. Les danseurs sont repartis de façon que chaque démon ait un ange à combattre.

L'affrontement

Pendant la danse, les anges et les démons ne cessent de se tourner autour, tout en formant des figures plus ou moins complexes (des croix, des cercles) et en s'attaquant, à coups de pieds sautés pour les démons, à coup d'épée pour les anges. Cet affrontement des deux camps est éclipsé lorsque l'archange surgit et commence à lutter contre le diable pour finalement le vaincre. Ces deux personnages sont vêtus des costumes les plus décorés et finement ouvragés, donc les costumes les plus lourds.

La difficulté que pose le poids des costumes, au lieu d'être un obstacle, est généralement un défi pour les différents groupes de danseurs, chacun essayant de faire une diablada à chorégraphie plus complexe que les autres, faisant varier les figures nécessitant une plus grande coordination entre les danseurs, avec les costumes les plus ouvragés de façon à impressionner le public. Ce genre de compétitions a notamment lieu pendant la célébration de la Virgen del Socavon, Carnaval d'Oruro.

Il en résulte une danse multicolore, créant un spectacle très apprécié par le public, généralement des touristes.

Références

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Publié le 26 Janvier 2009

Le Wititi est une danse traditionnelle péruvienne, emblème d’une identité culturelle du district de Tapay, province de Caylloma, région d'Arequipa au sud du pays. Elle est répandue et pratiquée lors des festivités de nombreux villages du Colca Canyon. Il s'agit d'une danse humoristique, carnavalesque, et surtout très érotique et romantique, où l'homme s'habille en femme pour conquérir l'être cher1. Par ailleurs l'expression Witi Witi en quechua méridional signifie « faire l'amour ». Cette procession amoureuse se déroule en décembre à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception.

La danse des Wititis est caractérisée par deux types d'accompagnement musical, en fonction de la fête et du moment où la fête se tient: avec un orchestre (trompettes, saxophones, caisse claire, cymbales, etc.) soit un autre, avec des instruments typiques des Andes (quena, tinyas, pinkullo, tambours, etc.)2.

Les femmes conservent la tradition andine de porter des vêtements brillants et des chapeaux andins pendant que les hommes s'habillent en vêtements féminins. En effet, d'après la légende, Witite, un noble de Cuzco se travestit, car il voulait épouser la fille d'un chef de clan local. Pour pouvoir approcher les nobles dames, lui et ses suivants durent se déguiser en femmes et, par ce moyen, essayer de les conquérir.

Une autre version raconte que l'utilisation de la jupe pour l'homme était une tactique de défense contre l'attaque d'ennemis étrangers, de sorte que la danse de Wititi est également une représentation de la force et du caractère féroce de la population locale3.

Cette manifestation culturelle est inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco en 20154,5.

La danse Wititi de la vallée du Colca exprime la joie, la fierté et la mémoire des communautés de cette vallée andine, en consolidant leurs liens sociaux et en exprimant leur identité culturelle.

Notes et références

  1.  (es) Janet Vizcardo, « Wititi, la danza del amor que es Patrimonio Cultural de la Nación » [archive], sur RPP,  (consulté le 16 mai 2021)
  2.  Leticia, « Danzas del PERÚ:: DANZA WITITI (WIFALA) - AREQUIPA » [archive], sur Danzas del PERÚ (consulté le 16 mai 2021)
  3.  (es) Empresa Peruana de Servicios Editoriales S. A. EDITORA PERÚ, « Conoce en qué consiste la danza del Wititi del valle arequipeño del Colca » [archive], sur andina.pe (consulté le 16 mai 2021)
  4.  « UNESCO - La danse Wititi de la vallée du Colca » [archive], sur ich.unesco.org (consulté le 15 mai 2021)
  5.  (es) « Danza del Wititi es declarada Patrimonio Cultural Inmaterial de la Humanidad por la UNESCO » [archive], sur www.gob.pe (consulté le 15 mai 2021)

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