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Publié le 23 Mars 2015

 L'iconographie hellénique distingue clairement Antée des Grecs en lui faisant porter de longs cheveux et une longue barbe, attributs typiques des Libyens de l'est.

L'iconographie hellénique distingue clairement Antée des Grecs en lui faisant porter de longs cheveux et une longue barbe, attributs typiques des Libyens de l'est.

Antée contraignait les étrangers sur leurs passage de contraindre les étrangers qui passaient sur son territoire à lutter avec lui et, lorsqu'ils étaient épuisés, il les tuait.  Comme il était régulièrement le vainqueur, il utilisait alors les dépouilles et en particuliers le crâne des vaincus pour couvrir le toit du temple paternel.

Antée contraignait les étrangers sur leurs passage de contraindre les étrangers qui passaient sur son territoire à lutter avec lui et, lorsqu'ils étaient épuisés, il les tuait. Comme il était régulièrement le vainqueur, il utilisait alors les dépouilles et en particuliers le crâne des vaincus pour couvrir le toit du temple paternel.

Plusieurs mythes et légendes expriment la singularité que suscitait le “Far West” du monde de l'Antiquité : c'est là par ailleurs que vivait le titan de la mythologie grecque Atlas qui a donné son nom au massif montagneux de l'Atlas. Le héros Persée, voyageant vers sa terre natale, avait demandé l'hospitalité au Titan. Atlas refusa, et Persée le transforma en pierre grâce à la tête de la Gorgone Méduse. On rapporte que c'est à Tanger qu'Hercule a ouvert le Détroit de Gibraltar en fendant d'un vigoureux coup d'épée deux montagnes, séparant ainsi définitivement l'Europe de l'Afrique. Et c'est dans cette contrée que les Atlantes, peuple mythique descendant du dieu de l'océan, se sont installés pour fonder un empire puissant qui s'étale, selon la légende, du Sénégal aux îles britanniques. L'histoire du Maroc, avant l'avènement de l'islam au 7ème siècle, démontre la spécificité culturelle et géographique du Maroc, “pays détaché de tout autre pays”, comme le décrivait Ibn Khaldoun. L'histoire et la mythologie démontrent des thèses de la constitution de ce qui allait devenir le Maroc, c'est à dire des mélanges culturels entre des vagues successives d'occupation de peuples, de cultures, de croyances qui ont toutes aportées des composantes spécifique essentielles bien avant l'avènement de l'islam et de l'arabité.

Antée était pour les habitants du Maghreb, le dieu de la mer et de la terre, fils de Poseidon, il était un géant qui s'attaquait à tout ceux qui venaient le perturber. Selon la légende amazigh, Antée était un être invinçible et dès qu'il posait ses pieds sur le sol sa puissance était décuplée, avant d'être tué par Hercule, une autre divinité. Aidé par les dieux, ce dernier parviendra à le maintenir au dessus du sol en l'étouffant avec ses bras. Mais qui était-il  et que savons nous de lui?

Antée laâraïchi était le fils de Gaïa qu'elle aurait engendré avec Poséidon. Il avait la particularité d'être invincible tant qu'il restait en contact avec le sol, car sa mère, la Terre, régénérait ses forces chaque fois qu'il la touchait. Il vivait dans son palais à Lixus, l'actuelle Larache, et on lui doit la fondation de Tingis (Tanger), dont le nom aurait été inspiré par le prénom de sa femme, Tinga. Il défiait à la lutte tous les voyageurs et utilisait ensuite leurs dépouilles pour couvrir le toit du temple de son père. Il fut vaincu par Hercule, alors que celui-ci était à la recherche des pommes d'or du jardin des Hespérides : le héros le souleva de terre puis l'étouffa ; c'est pendant ce combat qu'Hercule aurait fendu le détroit de Gibraltar à coups de sabre. Selon Pline et Plutarque, son tombeau était situé à Tingis et mesurait soixante coudées de long (26,67 mètres).

On assimile aujourd'hui ce tombeau au Cromlech de M'zora, un monument mégalithique situé à proximité du village de Chouahed, à 15 kilomètres au sud-est d'Asilah.  Quant à la raçine du nom de ce dieu, elle est également berbère."NT" a fourni dans plusieurs dialectes berbères des verbes et des termes et ce en rapport avec l'idée d'établissement. En targui (langue des touaregs, des berbères qui vivent au sahara et au sahel),"ENT" signifie "être commençé"par extention avoir son origine (lieu, famille, région). "ENT" veut dire tout simplement "être fixé" au sol.

 

Ce site a  été primitivement occupé par des populations néolithiques (III°-IV° millénaire av J-C) qui bâtirent ce cercle mégalithique unique au Maroc.

Ce site a été primitivement occupé par des populations néolithiques (III°-IV° millénaire av J-C) qui bâtirent ce cercle mégalithique unique au Maroc.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Maroc, #Religion, #Documents, #Mythologie

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Publié le 12 Juin 2014

Le coquelicot a été adopté, en particulier dans les pays du Commonwealth, comme symbole du Souvenir des combattants tombés sur le champ de bataille, tout spécialement lors de la Grande Guerre. Cette adoption a des origines multiples et internationales.

Dans un premier temps, on remarqua lors des guerres Napoléoniennes que le coquelicot poussait sur les tombes des soldats morts au combat, probablement du fait de la remontée de calcaire provoqué par la fouille des tombes.

Ce phénomène réapparut une centaine d'années plus tard lors de la Grande Guerre, sur les tombes mais également sur le bord des tranchées. Il y a 100 ans, dans les champs de l'Yser, le coquelicot était la seule fleur à s'accommoder parfaitement des terres bouleversées par la bataille et les duels d'artillerie. De mémoire d'homme, on n'en avait jamais vu autant ! Les pavots rouges en nappes inouïes, s'épanouissaient comme autant de symboles du sommeil des morts et du sang trop répandu.

 

Dans les champs de Flandre fleurissent les coquelicots
Entre les croix , en rangées serrées ,
Qui marquent notre place ;et dans le ciel
Les alouettes toujours bravement chantant, volent
A peine entendues parmi les canons au-dessous.

Nous sommes les Morts. Il y a peu de jours
Nous vivions, ressentions l'aurore, regardions les feux
du soleil couchant
Aimions et étions aimés, et maintenant nous gisons
Dans les champs de Flandre.

Relevez notre querelle avec l'ennemi :
A vous, de nos mains défaillantes, nous jetons 
Le Flambeau : qu'il soit vôtre pour le tenir haut !

Si vous manquez à votre parole, à nous qui sommes morts
Nous ne pourrons reposer, quoique grandissent les coquelicots
Dans les champs de Flandre.

 

John McCrae

Dodengang, boyau de la mort

Dodengang, boyau de la mort

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Documents, #Paix, #Paradis

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Publié le 2 Juin 2014

Son premier combat a fait de lui une icone en Grèce. Dans la nuit du 30 au 31 mai 1941, à 19 ans, il est allé avec son ami Apostolos Santas décrocher le drapeau nazi qui flottait sur l'Acropole.

Arrêté trois fois sous l'occupation, Manolis Glezos a échappé au peloton d'exécution. Il a continué à combattre pendant la terrible guerre civile grecque qui a suivi la guerre mondiale, quand les Anglais décidèrent de désarmer les résistants, communistes en général.


Militant communiste, il a survécu à plusieurs condamnations à mort. Il a connu la prison dans les années 50 puis sous la dictature des Colonels (1967-1974).

 

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Documents, #Grèce

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