environnement

Publié le 11 Mars 2019

Le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir.

La pollution par les plastiques a atteint un niveau record. Avec une production mondiale de plastique d’environ 300 millions de tonnes par an - et environ 9,1 milliards de tonnes produites à ce jour - 8 millions de tonnes sont déversées dans les océans chaque année. En raison de la nature de notre société, la moitié du plastique que nous utilisons est éliminé après avoir été utilisé une seule fois. Un sac en plastique, par exemple, a une durée de vie moyenne de 15 minutes mais peut rester dans l'océan jusqu'à 20 ans. D'autres plastiques ont besoin de centaines d'années pour se décomposer complètement.

À l'UNESCO, nous prenons cette question très au sérieux. Grâce à son réseau mondial de réserves de biosphère et à ses capacités en matière de sciences de la nature, d'éducation et de mobilisation de la jeunesse, l'UNESCO est en mesure de jouer un rôle substantiel dans la résolution du problème. L’Organisation a un mandat clair, en particulier dans le domaine des sciences de la nature et de l’éducation, dans la perspective de la Décennie de l’éducation pour le développement durable.

Il n’existe pas de «solution facile» pour améliorer la situation, sinon le problème aurait déjà été résolu. Les campagnes de nettoyage des écoles ne suffisent pas. Nous devons mobiliser les jeunes, sensibiliser l'opinion, renforcer l'éducation environnementale et passer à l'action. Nous devons impliquer les gouvernements pour adapter les politiques et les pratiques, et le secteur privé pour soutenir les actions entreprises par les professionnels pour nettoyer le gâchis. Dans les 152 réserves de biosphère de l'UNESCO, nous allons tester les meilleures pratiques de gestion des déchets et les changements de comportement, puis mettre en œuvre et répliquer les stratégies les plus efficaces au sein des communautés locales.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Unesco, #Environnement, #2019

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Publié le 7 Décembre 2015

Opposé au rationalisme et à la primauté du design sur la fonction sociale et culturelle de l'architecture, l'anti-design met l'accent sur l'étude des besoins des individus sur toute autre considération. Inspirés par l' Art Nouveau, l'Art Déco, le Pop-art et l'art kitsch, ils ont produit une série de designs irrévérencieux qui remettaient en question la fonctionnalité et le bon goût du design précédent. Ils ont également conçu des projets pour les villes utopiques du futur, où la technologie libérerait les êtres humains du travail manuel.

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Le collectif d'architecture italien d'avant-garde Superstudio est fondé en 1966 à Florence par Adolfo Natalini et Cristiano Toraldo di Francia.

Le projet de Superstudio consiste en des concepts qui se situent à la croisée de l'architecture, du design, de l'art et de l'anthropologie. Cette aventure pousse les associés du mouvement a tenter des approches de réflexion sur les façons d'habiter le monde transformé en tenant compte de différents critères et notamment les évolutions techniques1. Ce groupe d’architectes, nourris de la contre-culture et de Marx, et de l’écologie avant l'heure, revendiquaient une pratique conceptuelle et iconoclaste de l’architecture2 qui tentaient de trouver des réponses aux questions existentielles de l’urbanisation galopante ainsi qu'à la société de consommation naissante3.

En 1967, Natalini établit trois catégories de recherche future : l'« architecture du monument », l'« architecture de l'image » et l'« architecture technomorphique ». Beaucoup de leurs projets furent publiés dans le magazine Casabella, allant de la fiction à la séquence illustrée ou aux photomontages4. Le travail de l'agence eut un impact prépondérant dans l'évolution du Design radical.

Le collectif d'architecture italien d'avant-garde Superstudio est fondée en 1966 à Florence par Adolfo Natalini et Cristiano Toraldo di Francia.

Le projet de Superstudio consistent en des concepts qui se situent à la croisée de l'architecture, du design, de l'art et de l'anthropologie. Cette aventure pousse les associés du mouvement a tenter des approches de réflexion sur les façons d'habiter le monde transformé en tenant compte de différents critères et notamment les évolutions techniques1.

Ce groupe d’architectes, nourris de la contre-culture et de Marx, et de l’écologie avant l'heure, revendiquaient une pratique conceptuelle et iconoclaste de l’architecture2 qui tentaient de trouver des réponses aux questions existentielles de l’urbanisation galopante ainsi qu'à la société de consommation naissante3.

Superstudio n’a jamais rien construit, sauf des meubles « encombrants ». Un refus de produire que le chercheur en histoire de l’art Ross K. Elfline, dans l’article « Superstudio and the “Refusal to Work” » (revue Design and Culture, 8:1, 2016), a proposé de relier à l’« opéraïsme » et au « refus du travail » de Toni Negri5.

Natalini écrivait en 1971 : « ...si le design est plutôt une incitation à consommer, alors nous devons rejeter le design ; si l'architecture sert plutôt à codifier le modèle bourgeois de société et de propriété, alors nous devons rejeter l'architecture ; si l'architecture et l'urbanisme sont plutôt la formalisation des divisions sociales injustes actuelles, alors nous devons rejeter l'urbanisation et ses villes... jusqu'à ce que tout acte de design ait pour but de rencontrer les besoins primordiaux. D'ici là, le design doit disparaître. Nous pouvons vivre sans architecture. »6.

Officiellement le collectif s’est dissous en 19827. Après cette expérience, les deux architectes ont fait des choix de carrière différents. Ils se sont retrouvés grâce aux expositions organisées comme la rétrospective « Superstudio 50 » présentée au MAXXI de Rome en 2016 et à la Power Art Station de Shanghai en 20188.

Notes et références

  1.  dieter, « Superstudio Migrazioni » [archive], sur C.I.II.III.IV.A,  (consulté le 25 février 2021)
  2.  La Libre.be, « Superstudio, le monde envahi d’une grille unique » [archive], sur LaLibre.be,  (consulté le 25 février 2021)
  3.  « L’architecture fictionnelle des radicaux de Superstudio s’expose à Bruxelles » [archive], sur Télérama (consulté le 25 février 2021)
  4.  (en-US) « SUPERSTUDIO, 1969 : Le monument continu : un modèle architectural pour une urbanisation totale. | TRAAC.INFO » [archive] (consulté le25 février 2021)
  5.  Ross K. Elfline, « Superstudio and the “Refusal to Work” », Design and Culture, vol. 8, no 1,‎ , p. 55–77 (ISSN 1754-7075,DOI 10.1080/17547075.2016.1142343, lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2021)
  6.  (en) Cindy Hinant, « Grids Next Door », Gnome, vol. 1 Winter, no 1,‎ , p. 48
  7.  La Libre.be, « Superstudio, le monde envahi d’une grille unique » [archive], sur LaLibre.be,  (consulté le 25 février 2021)
  8.  (it) « Adieu à l’architecte Adolfo Natalini fondateur de Superstudio | Floornature » [archive], sur Floornature.com (consulté le 25 février 2021)

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Publié le 6 Août 2015

Les dégradations de la Terre-Mère mettent en danger les écosystèmes, les cycles écologiques et la pérennité d’espèces. L’exploitation abusive de la Terre-Mère et les pollutions, inhérentes au système capitaliste, entraînent des changements climatiques qui menacent la vie. 

La loi Terre Mère consacre les droits de la Terre Mère, au même titre que les droits humains ou les droits animaux. En substance, la « Ley de Derechos de la Madre Terra », proclamée le 15 octobre 2012, reconnait les droits suivants à la Terre Mère.

Article premier

La terre est un être vivant.

Article 2

Tous les êtres vivants qui peuplent la terre représentent une partie de la diversité constitutive de la Terre. Le terme « être » intègre les écosystèmes, les espèces et toutes les autres entités naturelles qui existent comme partie de la Terre.

Article 3

Toute vie doit être honorée, respectée et préservée quelle qu’en soit l’utilité pour l’homme. Tous les êtres ont le droit à la dignité, au bien-être et à vivre libres de tortures ou de traitements cruels infligés par les être humains.

Article 4

Tout comme les êtres humains jouissent des droits humains, tous les autres êtres de la Terre ont également des droits spécifiques à leurs conditions et propres au rôle et à la fonction qu’ils exercent au sein de la Terre.

Article 5

La Terre et tous les êtres qui la composent sont titulaires de tous les droits inhérents et reconnus dans cette Déclaration, sans aucune distinction selon les espèces, l’origine ou toute autre catégorie.

Article 6

Les droits de chaque être sont limités par les droits des autres êtres, et tout conflit impliquant ces droits doit être résolu de façon à ce que soient préservés l’intégrité, l’équilibre et la santé de la Terre.

Article 7

La Terre et tous les êtres qui la composent possèdent le droit de vivre et d’exister, le droit à la régénération de leurs capacités biologiques et à la bonne continuité de leurs cycles et processus vitaux ; tous les êtres ont le droit à l’eau comme source de vie, à la pureté de l’air, à la pleine santé, à être libres de contamination, de pollution et de déchets toxiques ou radioactifs ; tous les êtres ont le droit de ne pas être génétiquement modifiés et transformés dans leur structure, ce qui menacerait leur intégrité et leur fonctionnement vital et sain.

Article 8

Tous les êtres humains ont le devoir de respecter la Terre et de vivre en harmonie avec les vies qui la constituent.

Article 9

Les êtres humains ont le devoir d’agir en accord avec les droits et obligations reconnus dans cette Déclaration, de s’assurer que la recherche du bien-être humain contribue au bien-être de la Terre, à présent et à l’avenir.

Article 10

Les êtres humains ont le devoir de promouvoir et de prendre part à l’apprentissage, à l’analyse, à l’interprétation et à la transmission des modes de vie en harmonie avec la Terre en accord avec cette Déclaration.

Article 11

Les êtres humains ont le devoir d’investir les institutions d’un pouvoir de défense des droits de la Terre, d’établir et de rendre effective l’application des normes et des lois pour la défense, la protection et la préservation des Droits de la Terre.

Article 12

Les êtres humains ont la responsabilité de respecter, de protéger, de préserver et là où ce sera nécessaire, de restaurer l’intégrité des cycles et équilibres vitaux de la terre, de mettre en place des mesures de précaution et de restriction pour éviter que les activités humaines ne conduisent à l’extinction d’espèces, à la destruction d’écosystèmes ou à la modification des cycles écologiques.

Article 13

Les êtres humains ont le devoir de promouvoir des modes de vie, des modèles économiques et des politiques de développement qui respectent la Terre et les droits reconnus dans cette Déclaration.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Terre-Mère, #Pachamama, #Environnement

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