esclavage

Publié le 20 Février 2026

L'histoire de la présence belge au Congo est l'une des périodes les plus sombres et les plus débattues de l'époque coloniale. Elle se divise généralement en deux phases distinctes, chacune marquée par des formes de violence et d'exploitation systémiques.
1. L'État Indépendant du Congo (1885–1908) : La "Propriété Privée"
C'est la période la plus brutale. Contrairement aux autres colonies, le Congo appartenait personnellement au roi Léopold II. Le moteur de cette cruauté était le profit immédiat, principalement via le caoutchouc rouge.
 * Le système des quotas : Les villages étaient soumis à des quotas de récolte de caoutchouc impossibles à tenir.
 * La Force Publique : Cette armée privée utilisait la terreur pour contraindre les populations. Les prises d'otages (femmes et enfants) étaient systématiques pour forcer les hommes à travailler.
 * Les "mains coupées" : Pour justifier l'utilisation de chaque cartouche (qui coûtait cher), les soldats de la Force Publique devaient rapporter la main droite de chaque personne tuée. Ce système a dérivé en une pratique d'une horreur absolue où des mains étaient coupées sur des personnes vivantes pour masquer le gaspillage de munitions ou punir un rendement insuffisant.
 * Bilan humain : Bien que les chiffres fassent l'objet de débats d'historiens, on estime que la population a diminué de plusieurs millions de personnes à cause des massacres, de la famine et des maladies importées.
2. Le Congo Belge (1908–1960) : Le Paternalisme Colonial
Face au scandale international suscité par les exactions, l'État belge a repris la gestion de la colonie. Si la violence "spectaculaire" a diminué, elle a été remplacée par un système d'oppression structurelle.
 * Travail forcé : Le travail forcé a persisté, notamment dans les mines (Union Minière du Haut-Katanga) et pour la construction d'infrastructures comme le chemin de fer.
 * Ségrégation et racisme : Un système d'apartheid non officiel existait dans les villes (quartiers séparés, couvre-feu pour les Congolais).
 * L'humiliation quotidienne : Le système reposait sur une idéologie de supériorité raciale où le colonisé était traité comme un enfant perpétuel, privé de droits politiques et d'accès à l'enseignement supérieur jusqu'à très tard.


Le travail de mémoire
Pendant des décennies, ces faits ont été largement occultés ou minimisés en Belgique sous le mythe de "l'œuvre civilisatrice". Ce n'est que récemment que le pays a entamé un véritable examen de conscience :
 * Le Rapport de la Commission d'enquête (1904-1905) : Déjà à l'époque, il confirmait les abus.
 * Les excuses royales : En 2020 et 2022, le roi Philippe a exprimé ses "plus profonds regrets" pour les blessures du passé, sans toutefois présenter d'excuses formelles au nom de l'État (ce qui impliquerait des réparations financières).
 * La restitution : La Belgique a commencé à restituer des objets d'art et des restes humains (comme la dent de Patrice Lumumba) volés durant la colonisation.
> À noter : La cruauté n'était pas le fait de "quelques individus isolés", mais bien un système économique déshumanisant validé par les structures de pouvoir de l'époque.
 

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Publié dans #Congo belge, #Colonialisme, #Esclavage

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Publié le 17 Janvier 2025

Los primeros esclavos africanos en América Latina

Un vistazo a la historia nos recuerda que los primeros esclavos africanos llegaron a las Américas hacia 1501. Provenían de las factorías portuguesas, ya que Portugal fue pionero en el comercio de esclavos, apoyándose en líderes de tribus costeras que capturaban y vendían a miembros de otras tribus consideradas rivales o extranjeras.  

Se estima que entre 1821 y 1860 llegaron a Cuba, únicamente, al menos trescientos cincuenta mil esclavos africanos. Provenían del sudeste de Nigeria y de la llamada Costa de los Esclavos, una región que abarcaba desde la cuenca del Congo hasta Liberia y Guinea Francesa.  

Entre las culturas africanas que más influyeron en nuestra identidad, destacan los yoruba. Este término agrupa a quienes compartían una lengua común, aunque no estuvieran políticamente unidos. Los yoruba desarrollaron una rica tradición artística y urbana, pero su mayor legado en estas tierras fue a través de su religión. Sus deidades, conocidas como orishas, forman la base de la Regla de Ocha, más conocida como santería.  

En África, cada orisha era venerado en una región específica:  
- Changó en Oyó.  
- Yemayá en Egbá.  
- Oggún en Ekití y Oridó.  
- Ochún en Ijebu e Ijosa.  

Sin embargo, algunos cultos, como los de Obatalá y Oddúa, se extendían por toda la región. Oddúa, considerado el padre fundador, era reconocido como el ancestro común de los gobernantes yoruba. Cabe señalar que la mayoría de los orishas eran figuras humanas divinizadas tras su muerte.  

Según la tradición yoruba, esta transformación de humano a deidad ocurría durante crisis emocionales extremas, cuando la pasión consumía el cuerpo físico y solo quedaba el aché, una energía pura y poderosa. Esta fuerza debía ser preservada por la familia en un fundamento o cazuela, que servía como recipiente para las ofrendas y conexión con el orisha. A pesar de su condición divina, el orisha era visto como un miembro de la familia, un legado transmitido por la línea paterna.  

Durante la época colonial, el Santo Oficio permitió las festividades africanas como una estrategia para mantener la docilidad de los esclavos, sin percatarse de que eran rituales religiosos profundamente elaborados. Así surgió el sincretismo, donde los orishas se asociaron con santos católicos. Por ejemplo, Changó se vinculó con Santa Bárbara y Babalú Ayé con San Lázaro, dando lugar a una rica tradición espiritual que perdura hasta hoy.

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Publié le 29 Mai 2024

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