espagne

Publié le 21 Mars 2017

Qué difícil es hablar el español. Tous ceux qui s’intéressent un peu à l’Espagne le savent: il existe plusieurs langues régionales encore très vivaces dans ce pays. De même, la langue espagnole a connu des changements, des distorsions et a emprunté certains mots de vocabulaire à d’autres langues, notamment les langues amérindiennes du continent sud-américain qu’elle a colonisé en grande partie. Voici donc un petit récapitulatif de ces différents dialectes.

L’espagnol après l’anglais fait partie des langues les plus parlées dans le monde et est la langue officielle d’une vingtaine de pays. 35 millions locuteurs hispaniques aux Etats-Unis d’Amérique sont d’origine hispanique. Au total l’espagnol est pratiqué par près d’un demi-milliard de personnes, ce qui en fait une des rares langues internationales. Pour des motifs liés au contexte historique de la conquête des Amériques par les Espagnols, l'espagnol d'Amérique présente des convergences notables avec les dialectes méridionaux de l'espagnol (typiquement andalou et canarien). Leurs relations réciproques ont toutefois fait l'objet de débats entre spécialistes.

Originaire de l’ancien royaume de Castille, l’espagnol est aussi connu sous le nom de castillan. Les deux dénominations sont équivalentes, même si le terme “castillan”, s’applique plus particulièrement à la variante parlée en Castille. 

Toutes les branches proviennent de racines et d'un tronc commun, mais chaque branche produit aussi ses propres racines et se développe indépendamment tout en restant attachée autronc. Certaines branches deviennent aussi épaisses que le tronc principal, mais toujours reliées aux autres branches, elles échangent avec elles la sève nourricière.

Toutes les branches reçoivent le flux vivifiant des racines centrales, parfois fertilisées par de nouveaux apports

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Amérique latine, #Espagne, #Bons plans

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Publié le 8 Octobre 2016

La Fête nationale espagnole, célébré le 12 octobre, a aussi été officiellement appelée Jour de l'hispanité (Día de la Hispanidad) de 1958 à 1987. Ce jour de l'hispanité reste le nom officiel de la fête de la découverte de l'Amérique au Salvador, alors que dans d'autres pays d'Amérique on l'appelle Jour de Christophe Colomb ou Jour de la Race.

La Fête nationale espagnole, célébré le 12 octobre, a aussi été officiellement appelée Jour de l'hispanité (Día de la Hispanidad) de 1958 à 1987. Ce jour de l'hispanité reste le nom officiel de la fête de la découverte de l'Amérique au Salvador, alors que dans d'autres pays d'Amérique on l'appelle Jour de Christophe Colomb ou Jour de la Race.

 

1492 ! Christophe Colomb aborde le Nouveau Monde. Le 12 octobre, après deux longs mois de navigation, le navigateur gênois pose le pied sur une plage des Bahamas... en croyant atteindre le Japon ! Le jour de Christophe Colomb (appelé “” en Espagne ou “Día de la Raza” dans la plupart des pays d’Amérique Latine) est une fête dont l’origine date du 19ème siècle. Elle n’a cependant pas toujours été la fête nationale officielle ; à l’origine, elle était une célébration de l’identité culturelle hispanique qui résulte du mélange des cultures de la population native américaine et de celle des colons espagnols. De nos jours, cette fête est devenue la fête nationale de la plupart des pays hispanophones. Cependant, comme vous le découvrirez plus bas, elle a perdu tout son sens dans la plupart des pays d’Amérique Latine.

Selon le pays, cette fête porte beaucoup de noms différents. En Espagne, à part “Día de la Hispanidad” (journée de l’hispanité), elle correspond également à la fête nationale et coïncide avec la date de la fête religieuse en l’honneur de Notre Dame del Pilar. Aux Etats-Unis, on l’appelle “la journée de Christophe Colomb”, nom de l’amiral qui a mené l’expédition qui a abouti à la découverte de l’Amérique. En Amérique Latine, on l’appelle plus communément “Día de la Raza” (littéralement “le jour de la race”), même si certains pays lui préfèrent des noms alternatifs, ce qui amène parfois à une certaine confusion, comme nous le verrons plus tard, par exemple :

  • Argentine : “Día del Respeto a la Diversidad Cultural” (Journée du respect de la diversité culturelle)
  • Nicaragua et Venezuela : “Día de la Resistencia Indígena” (Journée de la résistance indigène)
  • Chili : “Día del Encuentro de Dos Mundos” (Journée de la rencontre des deux mondes)

Dans cet article, nous vous expliquerons les origines de cette fête, comment elle a évolué au fil des années et comment on la célèbre aujourd’hui dans les différents pays hispanophones.

 

 

Pays

Fête

Espagne

Parade militaire dans la capitale, Madrid, présidée par la Famille Royale.

Mexique

Offrande de fleurs en l’honneur de la fusion et de la coexistence des deux cultures.

Argentine

Festivités défendant le patrimoine culturel des populations native américaines contre l’impérialisme.

Colombie

Pièces de théâtre dans les écoles à propos de l’histoire et de la signification de ce jour.

Venezuela et Nicaragua

Le “Día de la Resistencia Indígena” (Le jour de la résistance indigène) qui commémore la lutte ardue des groupes indigènes contre la domination des colons espagnols.

Costa Rica

Des carnavals célèbrent le “Día de las Culturas” (Le jour des cultures) et honore les cultures espagnoles, celle des natifs américains, ainsi que la culture afro-caribéenne.

Etats-Unis

Le jour de Christophe Colomb est célébré de différentes manières selon l'État où l’on se trouve : Á New-York par exemple, c’est une grande parade, alors que les natifs américains se rassemblent pour manifester.

 

 

 

Le 12 octobre, tous les pays hispaniques célèbrent le “Jour de Christophe Colomb”, aussi appelé “Jour de l’hispanité”

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques latines, #Amérique latine, #Hispanité, #Espagne, #Fête du Paradis, #Bons plans

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Publié le 22 Septembre 2016

Le père de Doña Maria Dolores Pradera était originaire de la Principauté des Asturies. La hija de Don Juan Alba, est un tanguillo composé en 1941 par Rivas et Francisco Infantes Florido, a été chanté par Miguel de Molina pour le cinéma et aussi pour Gracia Triana.  Pour l'anecdote, la mantille que porte Maria Dolores lui a été offerte par la nièce de Federico Garcia Lorca. Ces vers sont restés dans la mémoire collective des espagnols à travers cette très belle voix !

Le père de Doña Maria Dolores Pradera était originaire de la Principauté des Asturies. La hija de Don Juan Alba, est un tanguillo composé en 1941 par Rivas et Francisco Infantes Florido, a été chanté par Miguel de Molina pour le cinéma et aussi pour Gracia Triana. Pour l'anecdote, la mantille que porte Maria Dolores lui a été offerte par la nièce de Federico Garcia Lorca. Ces vers sont restés dans la mémoire collective des espagnols à travers cette très belle voix !

 
La hija de Don Juan Alba 
dicen que quiere meterse a monja. (bis) 
 
En el convento chiquito 
de la calle La Paloma, 
su novio dice no quiero 
ella dice no me importa 
y se ha comprado un vestido 
blanco como el de una novia. 
La hija de Don Juan Alba 
dicen que quiere meterse a monja. 
 
Y cuando la luna sale 
sale de noche, sale a la calle 
se escucha cantar a un hombre 
cantar llorando, llorando a mares. 
En lo alto de la ermita 
ya no me espera, ya no me espera 
porque se ha metido a monja 
la que más quiero, mi compañera. 
Porque se ha metido a monja 
la que más quiero, mi compañera. 
 
La hija de Don Juan Alba 
en el convento de La Paloma. (bis) 
 
 
Dicen que canta canciones 
de sus amores de moza. 
Dicen que canta noche 
encerradita en su alcoba. 
Y todo el mundo repite 
la canción de boca en boca. 
La hija de Don Juan Alba 
en el convento de La Paloma. 
 
Y cuando la luna sale 
sale de noche, sale a la calle 
se escucha cantar a un hombre 
cantar llorando, llorando a mares. 
En lo alto de la ermita 
ya no me espera, ya no me espera 
porque se ha metido a monja 
la que más quiero, mi compañera. 
Porque se ha metido a monja 
la que más quiero, mi compañera. 
 
La hija de Don Juan Alba 
en el convento de La Paloma.
 

Lors des premières décades du XXème siècle, il n’était pas rare qu’une jeune fille avait la possibilité de vivre en concordances avec ses convictions dans les valeurs du christianisme, et de faire vœux de chasteté et de pauvreté au service de Dieu et devenir religieuse.

A cette époque, de nombreuses jeunes filles étaient angoissées de devenir "vieille fille" ou encore d’être délaissée après les fiançailles et nombreuses d’entre elles trouvèrent refuge au sein de l’église où elles trouvèrent un bonheur intense de se sentir choisies par Dieu dans le renoncement de leur vie de femme.

Cette copla espagnole très joyeuse dans la musicalité du tanguillo est pleine de grâce et se moque de l’incompatibilité entre le profane et le le religieux, deux concepts selon moi, antagonistes.

La première strophe, un narrateur parle à la troisième personne, nous introduit un personnage féminin qui a cette volonté de vivre dans un couvent.  Pour cela le parolier l'a écrite dans dans un style indirect très savoureux: "dice que quiere meterse a monja".  Le fait d’utiliser le verbe "meterse" implique un changement d’état assez rude (pasar de no ser monja a ser monja).

Autre remarque, cette strophe donne l’impression qu’il s’agit de faits qui se sont réellement produits et l'immense chanteuse espagnole Maria Dolores Pradera en posant sa mantille en rajoute davantage en crédibilité.  Autres éléments, par exemple la protagoniste de cette copla apporte  des éléments comme le nom de famille du père (“La hija de don Juan Alba”, la fille de don Juan Alba), et présente le couvent, comme s’il était connu de tout le monde en apportant une précision supplémentaire, en précisant le nom d’une rue (“en el convento chiquito de la calle La Paloma”, le petit convent de la rue de la Colombe).

Ce style indirect, au sujet indéfini à la troisième personne du pluriel permet de raconter un récit comme s’il était connu de nous tous. Il nous est également permis de penser que le personnage central du récit possède une bonne réputation, et qu'il existe des commérages qui circulent de bouche à bouche autour d'elle, à l’instar des personnages des contes comme (“dicen que el novio no quiere y ella dice que no le importa”, qui raconte que le fiancé ne veut plus d’elle, et que cela finalement l’importe peu).

Un autre point narratif de cette strophe apparait quand la protagoniste de cette chanson, va acheter les vêtements nécessaires pour intégrer le couvent. (“se ha comprado un traje blanco como el de una novia” , elle a acheté un habit blanc comme celui d’une fiancée). Ce qui m’a surpris, c’est aussi ce point d’ironie qui fait le parallélisme entre la fiancée qui s’engage à rentrer dans la vie matrimoniale et la religieuse s'engage à rentrer dans les ordres et la vie moniale.

 

Voici la version De Gracia de Triana.

Cette prestigieuse chanteuse de coplas espagnoles est née dans le quartier populaire de Triana à Séville en 1919. Gracia de Triana, bien que d'origine modeste était devenue une diva, car le ton de sa voix était exceptionnel dans différents styles des repertoires .Sa polyvalence et son style personnel lui ont valu les éloges de ses pairs et de la critique, en particulier du romancier Alvaro Retama.

Elle est apparue dans sept films, dont Cruz de Mayo.

Quand elle prit sa retraite du spectacle, elle dirigea une pension de famille à la Calle Luna, où elle mourut en 1989.

 

 María Dolores Pradera interprète La hija de Don Juan Alba
 María Dolores Pradera interprète La hija de Don Juan Alba

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