espagne

Publié le 14 Août 2013

La Tejera (Casanueva) à Moreda de Aller (Espagne)

La Tejera (en asturien La Teyera) est une rue historique située dans le quartier de la Casanueva à Moreda de Aller, dans les Asturies. Elle comportait un alignement de maisons de mineurs au bord de la rivière Aller. Ce quartier jadis vivant à connu le foisonnement rural de toute une époque, actuellement occupée par des retraités des mines de la Hulleras del Norte S.A., les maisonnettes se vident progressivement de leurs habitants. La Casanueva est un quartier au-delà d'un ancien pont où naquit le poète José Campo Castañon (né le 21 juin 1921, décédé le 16 mai 1992). Ce fils de mineur, il connaîtra la révolution des mineurs de 1934, la guerre civile et la mort de son père en 1941.

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Il fut mineur une seule journée à la suite d'un accident qui le met dans l'impossibilité de reprendre le métier, c'est alors qu'il entrera comme fonctionnaire dans la municipalité de Moreda de Aller.

Avec ses amis il fonde en 1978 la Tertulia Lliteraria Ayerana. A l'anniversaire de sa mort en 1992 La Société des Humanitarios de San Martín lui dédie un ouvrage consacré à la mémoire de cet homme de lettres.

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Ces maisons écrasées par des édifices plus haut et une route sont actuellement dans un état d'effondrement ! Voici les dernières photographies qui témoignent de l'abandon...Des noms surgissent de ma mémoire, comme Gervasio Gonzalès (mon grand père) et son épouse Cristina...mais aussi Menchu, une de ses filles, Sofia, Adelina, Eufemia, Adelita, Kiko...Qui se souvient encore du Cazurro, du magasin de Esmerado, le cordonnier et le magasin de Lola. Tout cela a déjà disparu depuis longtemps !

TEJERA CASANUEVA MOREDA ALLER

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Moreda de Aller, #Asturies, #Espagne

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Publié le 18 Juillet 2010

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Moreda de Aller (en asturien Morea) est une localité espagnole où vivent 5.002 personnes dans la zone méridionale montagneuse (300 mètres d'altitude dans les Asturies centrales, se situant à la limite nord de Mieres).

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Données géographiques

Latitude : 43° 10′ 06″ Nord

Longitude 5° 44′ 19″ Ouest

5° 44′ 19″ Ouest

Superficie 27.98 km²

Altitude moyenne 300 m

Autres données

Comarque de Caudal

Code postal 33670

Gentilé : Allerano

Les différentes zones paroissiales de la municipalité de Aller sont :

Bello - Boo - Cabañaquinta - Caborana - Casomera - Conforcos - Cuérigo - El Pino - Llamas - Moreda - Murias - Nembra - Pelúgano - Piñeres - Santibáñez de la Fuente - Serrapio - Soto - Vega.

 

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Comment y arriver ?

Moreda de Aller est relié à Oviedo par une excellente route (20 minutes) et se trouve  à  environ  35 minutes de Gijón. Il existe également une voie ferroviaire (FEVE) entre Fuso et Collanzo.

 

Histoire

Au Moyen Age tardif, Aller fait partie du manoir du comte Don Alfonso, Virent ensuite les Quiñones et au au XVe siècle Bernaldo de Quirós.

En 1808, les alleranos déclarent la guerre à la France dans le domaine de Miravalles.

Fin du 19ème siècle, Moreda connait une évolution en passant d'une société rurale à une économie industrielle, avec en particulier depuis en 1892, l'exploitation du charbon par la Sociedad Hullera Española  qui a commencé à Coto Aller.

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Economie

Dans les années 1980 la crise dans les mines de charbon, a créé un exode vers les grandes villes (Oviedo et Gijon) la survie des petites exploitations agricoles et d'élevage (surtout bovin)  reste également important à Aller. La rivière (Aller), est l'un des plus importants cours d'eau où l'on trouve la truite dans la Principauté. L'économie de la région pèse encore un poids dans le secteur secondaire, en particulier l'exploitation minière de charbon (puits Hunosa), qui emploie la moitié de la main-d'œuvre de la population d'Aller. Le reste de l'industrie est minime et se concentre sur construction, le bois traité et des denrées alimentaires (fabrication de charcuterie, mise en bouteille de boissons). Le secteur tertiaire se concentre surtout dans le commerce, la restauration et l'enseignement. 

 

Gastronomie allerana

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Les principales caractéristiques de la cuisine allerana coïncident essentiellement avec ceux des Asturies comme un célèbre pot au feu aux choux ou encore la traditionnelle Fabada, ou encore ses propres spécialités culinaires en pâtisserie.

Il s'agit d'une gastronomie incomparable comme les plats comme les mets de chasse (en saison), de produits de la pêche, et des desserts gastronomiques comme le panchon et les casadielles, souvent accompagné de cidre (sidra) de pomme alcoolisé.

 

Personnes nées ou ayant vécus à Moreda de Aller

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José Campo Castañón "Pepín Campo" (né le 21 juin 1921 - décédé le 16 mai 1992) est un poèteécrivain espagnol. Il nait dans le quartier de la Casanueva à  Moreda de Aller. Ce fils de mineur connaîtra bien entendu la révolte des mineurs de 1934, la guerre civile et la mort de son père en 1941Il exerce le métier de mineur qu'une seule journée suite à un accident qui le met dans l'impossibilité définitive de reprendre le métier, c'est alors qu'il entre comme fonctionnaire dans la municipalité de Moreda de Aller.

Avec ses amis il fonde en 1978  la Tertulia Lliteraria Ayerana. A l'anniversaire de sa mort le 16 mai 1992, la Société des Humanitarios de San Martín lui consacre un ouvrage en mémoire de son oeuvre  littéraire. (source).

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Maria Rosa Noval

 

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Bibliographie

  • L’aldea Soleyera, José Campo Castañón ; prólogo de Luis Aurelio Álvarez. – Moreda : [s.n.], 1965. —104 p. ; 17 cm DL O 275-1965
  • Pólvora y fumo : Cuentiquinos de caza,José Campo Castañón ; pról. de Oscar Luis Tuñón. — Moreda, [s.n.], 1966. — 53 p. ; 15 cm.
  • Per les caleyes d’Aller / José Campo Castañón ; pról. de Jesús Castañón. — Moreda, [s.n.], 1968. — 110 p. ; 17 cm.
  • Antoloxía, José Campo Castañón. — Aller : Ayuntamiento, 1983. — 227 p. : il. ; 25 cm. (ISBN 8450083796)
  • Cosuques de neños y poemas a San Martín, José Campo Castañón. — Moreda : Humanitarios de San Martín, 1992. — 144 p. : il. ; 21 cm DL AS 3662-1992
  • Obra completa : 1921–1992 / José Campo ; edición y prólogu, Ánxel Álvarez Llano; notes llingüístiques, Mª Paz García Álvarez. — Mieres :Editora del Norte, 1996. — 2 v. : il. fot. ; 22 cm. — (Serie Mayor ; 1-2). — (ISBN 8488660502) (O.C.)

 

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José Lisardo Suárez Sánchez mieux connu sous José Suárez est un acteur espagnol, né le 19 septembre 1919 à Trubia (Asturies) et décédé le 6 août 1981 à Moreda de Aller.

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La Casanueva est un quartier au-delà du pont du Rio Aller, ce quartier fut le quartier natif de José Campo Castañon, un célèbre poèteécrivain et homme de lettres. ( VivirAsturias). "Pepín Campo" y vécut !

Non loin de là, La Tejera (en asturien La Teyera) est une vieille rue en ruine existant encore et comportant un alignement de maisons de mineurs au bord de la rivière Aller. Ce quartier jadis vivant à connu le foisonnement rural de toute une époque, actuellement occupée par des pensionnés des mines de la Hulleras del  Norte S.A., les maisonnettes se vident progressivement de leurs habitants.( VivirAsturias ).

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Los amigos de Carlos en años 70 (hijo de Pepe y Menchu).

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 L'homme au tambour est feu  Enrique Fernandez Garcia de Camper (décédé en 1947 à l'âge de 40 ans), le joueur de cornemuse est Arnon et faisaient partie d'une formation à la Casanueva.

 Festivités et loisirs

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Maria Eugenia Suarez Vazquez, un engagement permanent pour Moreda de Aller.

Humanitarios de San Martín

Les Humanitarios de San Martín est une association plus que centenaire (fondée en 1905) avait pour raison sociale de venir en aide et de résoudre les problèmes entre les agriculteurs dans la municipalité de Aller et d'organiser chaque 11 novembre une importante fête annuelle qui attire toujours de nos jours un très grand nombre d'Alleranos et d'Alleranos du monde (Alleranos del mundo) et jouit d'une réputation quasi internationale). Cette fête de San Martin de Moreda de Aller a d'ailleurs été déclarée d'intérêt national et est organisée par l'association  Humanitarios de San Martín

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Discoteca La Bombilla

Plusieurs générations se son éclatées à cet endroit pour la jeunesse

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Un jeton qui valait pour un pain...

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Mi madre, Liro (Blanca Esther) - Hija de Gervasio y Cristina de la Casanueva.

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Restaurants

 

Establecimiento Categoría Localidad Teléfono
Tonín   Collanzo 985487080
Casa Marcelo   Boo 985480701
Sidrería-Restaurante El Parador   Felechosa 985487247
De Torres   Felechosa 985487021
Cocina Museu C'alxabú   Cuerigo 985487331
La Casona   Nembra 985485073
Albala   Moreda 985483002
Enrique   Moreda  
Ibérico   Moreda 985487183
Mesón Celso   Moreda 985480006
El Cordero   Felechosa 985487030
El Garabatu   Felechosa 985487413
El Parador de Felechosa   Felechosa 985487101
Sidrería Casa Esperanza   Moreda 985483300
Casa Kiko   LLanos 985486666
Casa Pando   Moreda 985482495
Mesón La Panoya   Levinco 985494002
Sidrería Villaviciosa   Moreda 985480003

Picu Tres Concejos

  Cabañaquinta 985494635
Teyka   Moreda 985481020
Bar Ricardo   Cabañaquinta 985494380
L'Academia   Cabañaquinta 985495017
La Tabierna   Cabañaquinta 985495094
Casa Solís   Moreda de Arriba 985481561
Villablanca   Cabañaquinta 985495067
El Kempu   Nembra 985485122
Albala   Moreda 985483002
Peña Pandos   Felechosa 985487183
Los Molinos   Felechosa  
El Molín D'Eloy   Felechosa 985487770

 

La romeria de Victor Manuel

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La Romeria de Victor Manuel

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Documents, #Asturies, #Espagne, #Moreda de Aller

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Publié le 30 Juin 2008

Un Maure ; peinture du mouvement orientaliste, dont Jean Gérôme est un illustre chef de file. Titre de l'œuvre : Le Marchand de peaux, Caire (1869).

Un Maure ; peinture du mouvement orientaliste, dont Jean Gérôme est un illustre chef de file. Titre de l'œuvre : Le Marchand de peaux, Caire (1869).

Historiquement, on désigne par  Maures (en espagnol moros), différents peuples à des époques distinctes de l'Histoire. Mais, dans l'Europe médiévale, les Maures étaient essentiellement les musulmans. Cette appellation dérive de l'ancien français d'un terme qui désignait à l'époque romaine les Berbères d'Afrique du Nord, plus précisément, les Berbères de Maurétanie (actuel nord et est marocain et nord-ouest algérien) (Mauroi en grec, Mauri en latin) et qui est passé en espagnol sous la forme Moros ou en breton sous la forme Morianed. Selon l'encyclopédie Universalis, le nom de Mauri passa dans la péninsule avec les hommes et devint Moro, servant à désigner non seulement les Berbères mais aussi, à tort, les conquérants arabes.

Le terme pourrait découler probablement du mot Amuru qui en suméro-akkadien désigne les "hommes de l'ouest". Au Moyen Orient on désignait l'ouest par Amuru, ainsi que le vent d'ouest. La Corse et la Sardaigne qui ont un drapeau dit à "Tête de Maure", font probablement partie des pays Amouru, ainsi que les Hébreux, où "peuple" se dit amora dans leur langue...

Qui sont de nos jours les patronymes comme les Morel, Moureau, Amaury de France et de Navarre ?

Certain auteurs pensent qu'environ 150 000 Morisques trouvèrent refuge en France. Même si beaucoup repartirent ensuite pour le Maghreb les autres restèrent et se fondirent peu à peu dans la population locale2. Henri IV rendit le 22 février 1610 une ordonnance permettant de demeurer dans le royaume à ceux qui « voulaient faire profession de la religion catholique pourvu qu'ils s'établissent au-delà de la Garonne et de la Dordogne ». Même si par la suite Marie de Médicis ordonna qu'on les expulse, beaucoup cependant sont restés dans le Béarn et notamment à Bayonne avec le consentement des magistrats municipaux. Des documents et des textes prouvent que de nombreux Morisques s'établirent en France. Ainsi par exemple, deux familles de potiers s'installent à Biarritz, les Dalbarade et Silhouette, dont les fours fonctionnaient encore en 1838.

D'autre Morisques étaient installés en Guyenne en 1611, certains réfugiés au logis d'une dame de la ville « faisaient profession de la Secte de Mahumet». Il leur est enjoint de quitter la ville ou de se convertir. En 1614, il n'est pratiquement plus question de mesures générales contre les Morisques de Bordeaux, le cardinal de Sourdis, absorbé par ses fonctions maritimes détournant son attention des Morisques et ceux qui avaient fini par se faire accepter à Bordeaux se mêlèrent peut-être à la colonie portuguaise de la cité. En 1636, ils avaient à Bordeaux une situation suffisamment prospère que les autorités locales craignirent de les voir partir si les Espagnols qui venaient de s'emparer de Saint-Jean-de-Luz assaillaient Bordeaux, ville non armée. Tous ceux qui avaient un métier étaient restés : maréchaux, potiers, négotiants, etc. L'un d'entre eux, un métis du nom d'Alonzo Lopez, prit même quelque notoriété et mourut à Paris en 1649 après avoir réussi à travailler, sous les ordres directs de Richelieu, à la renaissance de la marine française, et être allé, dans ce but plusieurs fois en Hollande. Quelques années avant que Lopez ne disparut on ne parlait déjà plus en France des Morisques, « ceux qui s'y étaient acclimatés s'étaient mêlés à la population et vivaient paisibles dans le royaume. Leur départ avait appauvri l'Espagne et nous avions hérité de quelques éléments de population active et laborieuse». Voltaire a évoqué l'établissement de ces familles morisques dans son Essais sur les moeurs.
Aujourd'hui, le terme Maure fait plutôt référence à l'ensemble d'une population partageant des traits communs. Ils vivent principalement au Maroc, au Sahara Occidental, en Mauritanie mais aussi au nord du Sénégal, à l'ouest d'Algérie et à l'ouest du Mali.

Vers la fin du 15e siècle, pour protéger la prétendue pureté de la foi chrétienne, les Marranos d'Espagne (nom de mépris et très péjoratif donné par les chrétiens aux juifs convertis de force en Espagne et au Portugal ), puis fait subir un joug identique aux  Moriscos (Maures baptisés) qui, furent mis sous la surveillance de l'Inquisition espagnole. Persécutés de nombreux moriscos  furent mis à mort. L'Inquisition, le même sera réservé  aux mystiques, aux "illuminés" (Thérèse d'Avila et Ignace de Loyola sont inquiétés), aux fidèles suspects de pactiser avec les idées de la Réforme protestante, puis  à la déviance religieuse, en passant à la déviance tout court. L'Inquisition punit la fornication, l'inceste, la sodomie, la bigamie, ...

 

 Islam in Kathedralen / geisselung_colmar : Antiislamische Propaganda in der romanischen Skulptur
Fotos von Claudio Lange, Berlin

Les Morisques (de l'espagnol Morisco) étaient d'abord des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme à la suite des édits de conversion de 1502. Ils constituaient une minorité importante dans le Levant espagnol, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie. Déportés, ils trouvent refuge principalement au Maroc (Rabat, Fès, Tétouan) mais aussi en France, en Italie, en Turquie. Des communautés émigrèrent en Syrie, à Istanbul et même un temps  en Toscane.

Je vous propose à ce sujet un article intéressant fruit des recherches de  J. et C. Penella. Elle est issue de la thèse de doctorat Los moriscos españoles emigrados al norte de Africa, después de la expulsión publié dans un article du blog Andalousiate : Les migrations des derniers andalous en Afrique du Nord


 

 

Histoire des Morisques (archive d'une page d'anciens élèves de l'École normale supérieure).

« Maures pillant[s] un village nègre » (gravure de 1814)

« Maures pillant[s] un village nègre » (gravure de 1814)

Scène de marché aux esclaves, Harîrî Schefer, xiiie siècle

Scène de marché aux esclaves, Harîrî Schefer, xiiie siècle

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Rédigé par Musique arabes

Publié dans #Histoire, #Maures, #Espagne, #Maroc, #Civilisation, #Andalousie, #Islam

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