gastronomie

Publié le 31 Juillet 2026

L'association a été lancée au printemps 2021 par un groupe de voisins et de bénévoles du quartier (à l'origine dans le quartier Manchester à Molenbeek), qui s'étaient initialement mobilisés pour préparer des repas solidaires. Ce projet s'est structuré sous la forme d'une association sans but lucratif (ASBL) portée par la communauté locale, les habitants et un réseau de bénévoles.

(Note historique : Le choix du nom « Cassonade » est quant à lui un clin d'œil direct à l'histoire industrielle locale de Molenbeek, en hommage à la célèbre invention de la cassonade par le fabricant Charles Graeffe au XIXe siècle dans ce quartier.)

​En s'appuyant sur cette économie du don et de la participation, Cassonade incarne une véritable démarche de résilience urbaine. Elle prouve qu'un lieu de restauration peut devenir un espace d'émancipation collective où l'argent n'est plus une barrière à la dignité et au partage d'un bon repas.

 

​Les clés du succès de ce modèle
  • La confiance mutuelle : En remplaçant l'addition obligatoire par une contribution libre et consciente, l'ASBL responsabilise chaque citoyen tout en démontrant que la solidarité peut être économiquement viable.
  • La mixité réelle : Le système attire un public extrêmement varié — des habitants du quartier, des artistes, des travailleurs, des étudiants et des personnes en situation de précarité —, créant un espace public véritablement inclusif.
  • Le bénévolat comme moteur : La forte implication des bénévoles en cuisine et en salle permet de réduire les coûts structurels tout en renforçant le sentiment d'appartenance à une communauté active.
L'image capture l'essence du lieu.

L'image capture l'essence du lieu.

Quand le dernier couvert est rangé et que les grandes tables se vident, il reste l'essentiel : la certitude que, le lendemain, d'autres mains prépareront le feu, d'autres assiettes se tendront, et que la chaîne de la générosité ne sera jamais rompue.

Mario Scolas

Critique et avis général

​Les retours et critiques sur Cassonade (notamment partagés par les visiteurs, les bénévoles et les guides spécialisés comme le Petit Futé) décrivent l'endroit comme une initiative urbaine rare, chaleureuse et profondément humaine :

  • Ce qui est salué : L'ambiance unique de partage, la convivialité des grandes tables communes qui cassent les barrières sociales, et la qualité des plats (le couscous du vendredi fait notamment l'unanimité). Les clients soulignent souvent que le lieu transforme positivement leur regard sur le vivre-ensemble à Bruxelles et fait "sentir comme à la maison".
  • Le concept : Le modèle économique du prix libre et conscient (où l'on mange grâce au repas payé par un inconnu et où l'on finance celui du suivant) est perçu comme une véritable bouffée d'oxygène solidaire et une alternative inspirante au restaurant traditionnel. 
    Une décoration chaleureuse, récup' et vivante

    ​La décoration de Cassonade participe grandement à l'ambiance « comme à la maison » du restaurant et reflète pleinement son identité solidaire :

  • Un esprit chaleureux et brut : Le lieu mise sur des murs de briques apparentes, un mobilier en bois patiné et de grandes tablées conviviales qui invitent naturellement à la discussion.
  • Le charme de la récup' et du fait-main : La décoration fait la part belle aux objets chinés, aux créations artisanales et aux plantes vertes qui apportent une touche de verdure et de vie.
  • L'expression de la communauté : Les murs affichent des dessins d'enfants, des affiches d'événements culturels locaux, des photos et des messages laissés par les visiteurs, faisant du décor un véritable reflet vivant de la diversité et de la vie du quartier de Molenbeek.
  • Cassonade recherche activement des bénévoles.

    ​Puisque le modèle du restaurant repose en grande partie sur l'engagement communautaire et solidaire, l'implication des bénévoles est indispensable pour faire tourner le lieu, que ce soit pour la préparation des repas en cuisine ou pour le service en salle. C'est d'ailleurs l'un des moteurs principaux qui permet à l'association de maintenir son projet d'économie du don et de convivialité.

Adresse ​Cassonade ASBL ​Rue de Courtrai 47 ​1080 Molenbeek-Saint-Jean, Belgique
Adresse ​Cassonade ASBL ​Rue de Courtrai 47 ​1080 Molenbeek-Saint-Jean, Belgique

Adresse ​Cassonade ASBL ​Rue de Courtrai 47 ​1080 Molenbeek-Saint-Jean, Belgique

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Molenbeek, #Molenbeek-Saint-Jean, #Gastronomie, #Restaurant, #Bruxelles

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Publié le 24 Juillet 2026

Code à la porte et menu secret : l’essor de la gastronomie clandestine à Bruxelles.

Mario Scolas

On n'y va pas seulement pour ce qu'il y a dans l'assiette, mais pour la chaleur humaine, les rires qui fusent, les débats qui s'éternisent et cette impression rare d'être exactement au bon endroit, au bon moment.

On n'y va pas seulement pour ce qu'il y a dans l'assiette, mais pour la chaleur humaine, les rires qui fusent, les débats qui s'éternisent et cette impression rare d'être exactement au bon endroit, au bon moment.

À Bruxelles, ce phénomène des underground dining clubs ou "restaurants secrets" s'est particulièrement développé pour des raisons très spécifiques.

​1. Le ras-le-bol de la bureaucratie et de la pression fiscale

​L'Horeca bruxellois est l'un des secteurs les plus contrôlés et taxés. Entre la fameuse "boîte noire" (caisse enregistreuse agréée), la TVA, les charges sociales, les normes AFSCA très strictes et la hausse des baux commerciaux, rentabiliser un restaurant officiel est devenu un casse-tête monumental.

  • ​Pour certains passionnés, le clandestin est le seul moyen de proposer de la haute gastronomie sans répercuter des coûts de structure démesurés sur l'addition.
​2. Le goût de l'exclusivité et le "FOMO"

​Bruxelles adore le principe du secret d'initiés.

  • Le jeu de la traque : Un compte Instagram sans adresse, un numéro WhatsApp transmis sous le manteau, un mot de passe à l'entrée... L'expérience commence avant même de manger.
  • ​Cette rareté crée une forte demande : les clients adorent le sentiment d'appartenir à un "cercle privilégié" qui connaît le chef secret du moment dans un loft de Saint-Gilles ou un arrière-atelier à Molenbeek.
​3. La liberté créative absolue pour les chefs

​Dans un restaurant classique, il faut plaire au plus grand nombre, maintenir une carte fixe et gérer le stress du rendement.

  • ​En clandestin, le cuisinier fait exactement ce qu'il veut : menu unique à 8 services, association de saveurs osées, accords mets-vins expérimentaux... sans aucune pression d'un guide critique ou de la clientèle de passage. Il reçoit "chez lui" (ou dans un lieu détourné) les jours où cela lui chante.
​4. Une sous-culture internationale bien ancrée

​Bruxelles accueille une énorme population d'expatriés, de diplomates et d'artistes habitués aux concepts des grandes métropoles comme Londres, Berlin ou New York (les fameux supper clubs). Cette communauté internationale est très friande de ces formats éphémères et participatifs où les règles habituelles du restaurant volent en éclats. 

Dans le cadre des tables queer/militantes, l'ambiance est particulièrement relaxante car chacun sait qu'il est dans un espace d'expression libre, sans jugement, où l'on peut être entièrement soi-même.

La nuance légale : On oscille ici entre le pur speakeasy commercial qui joue juste sur un marketing du secret (mais qui est parfaitement en règle avec une porte cachée derrière un frigo) et les vrais appartements privés cuisinant "au noir". Pour ces derniers, le risque de contrôle fiscal ou sanitaire existe, ce qui explique pourquoi ils changent souvent de lieu ou restent réservés à un cercle restreint d'habitués.

Suivre les chefs indépendants : Beaucoup de jeunes cuisiniers issus de la scène inclusive bruxelloise annoncent leurs résidences ou "dîners à la maison" directement via leurs réseaux sociaux personnels sous forme de storys éphémères.

L'addition se règle discrètement, le mot de passe s'oublie déjà, mais le souvenir d'un repas volé à la norme, lui, reste intact. À Bruxelles, la gastronomie se savoure désormais les volets clos.

Last Night in Orient - LNO ©

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Restaurants, #Cuisine, #Gastronomie, #Bruxelles, #Culture gay

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Publié le 19 Juillet 2026

En Belgique, il est un trésor national qui ne se trouve ni chez le chocolatier, ni dans une friterie, mais bien au rayon des conserves : la célèbre, et pourtant surprenante, pêche au thon.

Mario Scolas

Si vous aimez les mélanges sucrés-salés, vous allez adorer. Si vous êtes plutôt puriste et que pour vous, les fruits n'ont leur place qu'au dessert, l'expérience risque de vous surprendre.

Si vous aimez les mélanges sucrés-salés, vous allez adorer. Si vous êtes plutôt puriste et que pour vous, les fruits n'ont leur place qu'au dessert, l'expérience risque de vous surprendre.

La pêche au thon (souvent appelée "pêches au thon") est une spécialité culinaire incontournable de la Belgique.

​C'est un grand classique des tables belges, particulièrement apprécié en été ou lors des barbecues et des buffets.

​Le concept est aussi simple que surprenant pour ceux qui ne connaissent pas : il s'agit de demi-pêches au sirop (en conserve) que l'on évide légèrement pour les garnir d'une salade de thon mayonnaise (souvent relevée de ciboulette, d'oignons finement hachés, et parfois de câpres ou de jus de citron). Ce mélange sucré-salé est particulièrement populaire pour sa fraîcheur et sa rapidité de préparation.

Car au fond, la cuisine ressemble à la vie : ce sont parfois les rencontres les plus improbables qui laissent le souvenir le plus doux.

Mario Scolas

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Cuisine belge, #Cuisine, #Belgique, #Gastronomie

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