guajira

Publié le 11 Avril 2021

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Guajira, #musique cubaine

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Publié le 14 Juillet 2019

La guajira la plus célèbre est Guantanamera, composée en 1928 par Joseíto Fernández. Le mouvement de guajira est très fréquent dans la musique de Ravel, du Scherzo de son Quatuor à cordes à la première mélodie de Don Quichotte à Dulcinée. Dans West Side Story de Leonard Bernstein, la chanson America est également notée sur cette alternance de mesures.

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Le genre de la guajira populaire a été utilisé par des compositeurs espagnols de zarzuelas, tels que Ruperto Chapí, qui l’a inclus dans sa célèbre œuvre "La revoltosa", en 1897, et deux ans plus tard, en 1899, le Cubain Jorge Anckermann a inauguré nouveau genre avec sa chanson "El arroyo que murmura", le premier Guajira cubain.

Cette chanson est devenue un modèle adopté par de nombreux autres compositeurs cubains plus tard.

Le style de guajira joué à New York, surtout à partir des années soixante, utilise des éléments du cha-cha-cha, comme c'est le cas du tube chanté par Cheo Feliciano, El ratón.

Joseíto Fernández (José Fernández de son vrai nom), né le  dans le quartier Los Sitios de La Havane et mort le , est un interprète et compositeur cubain, figure emblématique de la musique cubaine. Il a créé et popularisé la chanson Guantanamera, une œuvre d'identification du patrimoine musical du pays. Il a évolué dans divers genres musicaux, il avait une voix expressive et incomparable et un style très personnel, et ses improvisations sortent du cadre habituel du Son pour s'approcher des decimas des chanteurs guajiros, c'est la raison qu'il est surnommé El Rey de la Melodía (le roi de la mélodie)1.

Biographie

Il naît le 5 septembre 1908 dans le quartier Los Sitios de La Havane. D'origine modeste, son père est espagnol, sa mère d'origine afro-cubaine. Sa mère passe ses journées à chanter en exécutant ses tâches quotidiennes et son fils hérite de ses qualités vocales. Son père quitte le foyer familial et il doit travailler dès l'enfance pour subvenir aux besoins de sa famille2. Ses occupations étaient diverses, parmi lesquelles celles de cordonnier et de vendeur de journaux3.

À tout juste douze ans, il chante des sérénades avec ses amis. Il débute sa carrière artistique dans le trio qu'il forme avec les frères Gerardo et Juan Llorente. Dans les années 1920, il est apparu dans plusieurs sextuors sonero : Los Dioses del Amor, Juventud Habanera, Boloña, Jiguaní et Amate. Il a chanté avec les danzoneras charangas de Raimundo Pía, Antonio María Bustamante, Los Caciques , et celle d' Alejandro Riveiro, qui deviendra plus tard l'Orchestre Joseíto Fernández4.

Ses talents de chanteur et d'improvisateur lui permettent d'accéder rapidement au prestige. Possesseur d'un registre vocal étendu et intense capable de pallier le manque, à cette époque, de moyens d'amplification sonore5.

Son interprétation la plus célèbre est celle de Guajira Guantanamera, il s'en est attribué la composition, mais elle aurait été composée par Herminio García Wilson et arrangée par Cheo Marquetti en guajira-son.

  • En 1935, il interprète chaque jour la Guajira Guantanamera avec des vers différents à la radio CMCO avec l'Orquesta Típica du pianiste Alejandro Riveiro.
  • En 1939, il fait de même pour l'émission « El suceso del día » de la radio CMQ, accompagné par la chanteuse « la Calandria », sur des textes de Chanito Isidrón.
  • En 1941, Joseíto et son orchestre (Orquesta Típica), enregistre Guajira Guantanamera pour les disques RCA Víctor sous les titres Guardabarreras et Mi biografia.

Ses compositions les plus célèbres sont Elige tú que canto yo, Demuéstrame tú, Tu tierra y tu libertad, Mi biografía, Para que volvieras, Así son boncó et Amor de madre. Certaines de ces compositions ont été chantées par Benny Moré.

Bien qu'il ait reçu de nombreuses propositions, il n'a jamais quitté sa patrie. Il meurt à l'âge de 71 ans, à l'hôpital Calixto García, le 11 octobre 19796.

La résidence où l'artiste a vécu pendant plus de 50 ans est devenue une maison-musée. Il est situé dans le quartier de Los Sitio , au numéro 658 de la rue Gervasio, à Centro Habana7.

Notes et références

  1.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )
  2.  « fernandez, joseito » [archive], sur www.montunocubano.com (consulté le )
  3.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )
  4.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )
  5.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )
  6.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )
  7.  (es) « Joseíto Fernández - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )

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Publié le 4 Décembre 2015

Compay Segundo, pseudonyme de Máximo Francisco Repilado Muñoz (né le 18 novembre 1907 à Siboney (en) et mort le 14 juillet 2003 à La Havane) est un guitariste et chanteur cubain.

La guajira, populaire chez les « guajiros » (paysans cubains), est une danse campagnarde entraînante, bien rythmée en alternance de 3-4 et 6-8, dont la première partie est en mode mineur, la seconde en mode majeur. La conclusion se fait toujours sur la dominante du ton dans lequel elle a été composée. Le texte évoque presque toujours une nature idéalisée, des thèmes bucoliques sans doute éloignés de la dure réalité. Ainsi commence une des versions de la Guajira Guantanamera (et sa parenté avec les premières strophes du poème éponyme écrit par le célèbre poète-philanthrope cubain José Marti dans son recueil Versos sencillos paru en 1895 est assez frappante…) 

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