histoire

Publié le 8 Avril 2022

L'Europe de la Culture n'est ni l'Europe des cultures ni le repérage d'une culture européenne historiquement constituée

La culture de l'Europe comprend l'art, l'architecture, le cinéma, les différents types de musique, la littérature et la philosophie qui proviennent du continent européen1. Le nom Europe est celui d'une divinité grecque. Il désigne également les terres qui se situe à l'Ouest de l'Asie et des pays du soleil levant. Le terme de culture européenne est ancien, car sa signification dépend beaucoup de la période historique à laquelle il se réfère et aussi parce que l'Europe présente une diversité culturelle interne (et a souvent assimilé des apports et des influences non européennes). Il existe plusieurs clivages culturels à travers le continent et les mouvements culturels innovants sont en désaccord les uns avec les autres. Cette culture peut aussi être décrite au mieux comme une série de cultures qui se chevauchent,

Au plan géographique, voilà 7000 ans, existait le Doggerland (la Manche et la Mer du Nord étaient émergées)2. Les hommes ont pu voyager dans des territoires encore plus vastes qu'aujourd'hui3. L'insularisation nord-ouest-européenne à la suite de la sortie de l'ère glaciaire, a créé de nouvelles conditions géostratégiques et géopolitiques. Mais l'Europe est davantage une construction culturelle que géographique. Elle a acquis une certaine unité par apports successifs tout au long de son Histoire.

Des cultivateurs anatoliens voilà 8500 ans (-6500), s'assimilèrent aux peuplements mésolithiques de chasseurs-cueilleurs4, la culture Yamna prit l'ascendant à l'âge du bronze voilà 6000 ans (-4000) en provenance du Caucase, tout en s'accouplant avec ses prédécesseurs (notamment les hommes yamnayas avec les femmes locales)567. Suivirent la culture de la céramique cordée (-3500), la culture des vases campaniformes (-3000) et la culture des champs d'urnes (-1500). De ce fond émergèrent les cultures germano-scandinaves, ibères, ligures et celtes progressivement voilà 3000 ans (-1000). Les Méditerranéens gréco-romains, de même, connurent de plus fréquentes relations avec les mondes moyen-orientaux et maghrébins d'époque, avec notamment la fameuse Égypte des pharaons.

L'histoire de l'Europe est une des parties les mieux documentées, étudiées et connues de l’histoire mondiale et fait référence à l'ensemble des événements liés au continent européen, depuis qu'il a été peuplé par les premiers peuples jusqu'à aujourd'hui. Selon la monographie allemande Minderheitenrechte in Europa coéditée par Pan et Pfeil (2002), il existe 87 peuples distincts en Europe, dont 33 constituent la majorité de la population dans au moins un État souverain, tandis que les 54 autres constituent des groupes ethniques minoritaires8.

Le mot « Europe » est très ancien – on le trouve chez Hérodote et déjà deux siècles auparavant chez un contemporain du poète Hésiode (VIIe siècle av. J.-C.)9. Après la prise de conscience des Grecs soudés par des valeurs communes les distinguant fortement des Orientaux qui ont alors la figure des Perses, l'Europe ainsi émergente prend sa première forme avec la constitution d'un Empire romain d'ampleur méditerranéenne mais qui reste occidental par bien des aspects, le christianisme donnant finalement un contenu original à cette forme10.

Le commerce international connait un développement sans précédent à la fin du Moyen Age. Il a pris son essor à Venise, cité-État ouverte sur le monde. Libérée des contraintes de la société féodale et de son organisation par métiers, Venise est la première à comprendre l’importance du libre-échange11.

C'est en Europe que se développe la révolution industrielle, née vers 1780 au Royaume-Uni, où des progrès techniques (acier, machine à vapeur, rails) permettant d'exploiter l'énergie fossile du charbon, infiniment plus puissante (parce qu'elle représente des millions d'années d'accumulation) que les énergies renouvelables (humaine, des animaux de trait, vent et rivières pour la navigation et les moulins)12. Cette révolution s'étend vers 1830 à la France, la Belgique et la Suède, vers 1850 à l'Allemagne et l'Autriche, vers 1880 à la Suisse et à l'Italie, vers 1900 à la Russie13. L'Europe se couvre de mines de charbon, de hauts-fourneaux, de filatures, de voies ferrées, de lignes télégraphiques. Depuis le monde a connu d’autres révolutions économiques, toujours initiées par une innovation technologique ; la dernière en date : internet et les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui ont permis la mondialisation.

L'idéologie colonialiste se développe durant la seconde partie du xixe siècle par le mouvement colonial dans beaucoup d'États européens, se présentant notamment sous l'idée d'une « mission civilisatrice » ou sous celle du White Man's Burden (Le Fardeau de l'homme blanc). Elle était fondée sur la notion d'impérialisme et tentait de donner un fonds de doctrine politique à la nouvelle vague de colonisation14. Elle s'est appuyée sur la doctrine juridique élaborée depuis le xvie siècle qui justifiait l'occupation de territoires sans maître ou non constitués sous forme d'État comme mode légal d'acquisition15.

Le socialisme naît d'une philosophie de l'histoire occidentale, qui repose sur l'idée de progrès, c'est-à-dire de la transformation du monde dans un sens positif16 : dans son acception la plus large, il condamne les inégalités sociales et l’exploitation de l’homme par l’homme17 et défend le progrès social18. Le Grand Larousse encyclopédique définit le socialisme comme une « théorie visant à rénover l’organisation sociale dans un but de justice »19.

Notes et références

  1.  (en) David S. Mason, A Concise History of Modern Europe : Liberty, Equality, Solidarity, Rowman & Littlefield Publishers, (ISBN 978-1-4422-0535-2, lire en ligne [archive]), p. 2
  2.  (en) National Geographic Society, « Doggerland - The Europe That Was » [archive], sur National Geographic Society, (consulté le )
  3.  « Une forêt sous-marine vieille de 10 000 ans découverte au large de l'Angleterre » [archive], sur Maxisciences,  (consulté le)
  4.  (en) B. Bramanti, M. G. Thomas, W. Haak et M. Unterlaender, « Genetic Discontinuity Between Local Hunter-Gatherers and Central Europe’s First Farmers », Science, vol. 326, no 5949,‎ , p. 137–140 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, PMID 19729620,DOI 10.1126/science.1176869, lire en ligne [archive], consulté le)
  5.  (en) Caleb Strom, « How A Handful of Yamnaya Culture Nomads Became the Fathers of Europe » [archive], sur www.ancient-origins.net (consulté le)
  6.  (en) Kristian Kristiansen, Morten E. Allentoft, Karin M. Frei et Rune Iversen, « Re-theorising mobility and the formation of culture and language among the Corded Ware Culture in Europe », Antiquity, vol. 91, no 356,‎ , p. 334–347 (ISSN 0003-598X et 1745-1744, DOI 10.15184/aqy.2017.17, lire en ligne [archive], consulté le )
  7.  (en) Chao Ning, Chuan-Chao Wang, Shizhu Gao et Yang Yang, « Ancient Genomes Reveal Yamnaya-Related Ancestry and a Potential Source of Indo-European Speakers in Iron Age Tianshan », Current Biology, vol. 29, no 15,‎ , p. 2526–2532.e4 (ISSN 0960-9822,DOI 10.1016/j.cub.2019.06.044, lire en ligne [archive], consulté le)
  8.  (de) Christoph Pan et Beate Sibylle Pfeil, Die Volksgruppen in Europa: ein Handbuch, Braumüller,  (ISBN 978-3-7003-1313-7, lire en ligne [archive])
  9.  « L’idée d’Europe dans l’histoire » [archive], sur Vie publique.fr (consulté le )
  10.  Une histoire de l'Europe Aux sources de notre monde (lire en ligne [archive])
  11.  « Venise et les cités marchandes » [archive], sur www.economie.gouv.fr(consulté le )
  12.  Futura, « Quand a eu lieu la première révolution industrielle ? » [archive], sur Futura (consulté le )
  13.  « La révolution industrielle » [archive], sur www.economie.gouv.fr (consulté le )
  14.  Henri Wesseling, professeur néerlandais d'histoire à l'université de Leyde, Le partage de l'Afrique [archive], Denoel, 1991, p. 25 et suivantes. Voir également son livre Europe’s Colonial Age [archive], 2003, 397 p.
  15.  Lexique de termes juridique, Dalloz, 1988, p. 203-204 et Simone Dreyfus, Droit des relations internationales, éléments de Droit international public, Cujas, 1987, p. 37 et s. et p. 70 et s.
  16.  Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Winock p33
  17.  « Le socialisme a commencé par condamner les inégalités sociales et l’exploitation de l’homme par l’homme, et par demander que l’intérêt général prime en tout sur l’intérêt individuel. » (Le Quid, 1995, page 904).
  18.  « Doctrine d’organisation sociale qui entend faire prévaloir l’intérêt, le bien général, sur les intérêts particuliers, au moyen d’une organisation concertée (opposée à libéralisme) ; organisation sociale qui tend aux mêmes but dans un souci de progrès social. » (Nouveau Petit Robert de la langue française, 2007, page 2382 et Petit Robert 1990, page 1822).
  19.  Édition de 1985, volume 9, page 9645.

Voir les commentaires

Repost1

Publié le 8 Mars 2022

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Propagande, #Guerre, #Anne Morelli, #Histoire, #1914

Repost0

Publié le 28 Février 2022

Héroine de la guerre d'Espagne et de l'antifranquisme Dolores Ibarruri était aussi, pour les fascistes, un des symboles de l'" Europe rouge ".

Dolores Ibárruri Gómez, dit La Pasionaria, née le  à Gallarta en Biscaye et morte le  à Madrid, est une femme politique basque espagnole et a été la première femme à diriger un parti en Espagne1. Elle a été secrétaire générale du Parti communiste espagnol (PCE) entre 1942 et 1960, puis présidente de ce parti entre 1960 et 1989. Elle soutient les troupes républicaines anti-franquistes pendant la guerre d'Espagne en prononçant des discours incendiaires à la radio et en visitant les troupes au front pour leur remonter le moral. Elle est connue pour son fameux slogan ¡No pasarán!. Ibarruri revient en Espagne après la mort de Franco (1977) et est de nouveau élue députée. Elle meurt en 1989.

Biographie

Origine et formation

Dolores Ibárruri Gómez naît le  à Gallarta en Biscaye2. Issue d'une famille de mineurs, elle est la huitième enfant d'une fratrie de onze3,4. Sa mère, Juliana Gómez Pardo, est d’ascendance castillane5.

L'ambiance familiale est marquée par le catholicisme et son père est un militant carliste 4. Elle est scolarisée jusqu'à l'âge de 15 ans, envisageant de devenir institutrice, mais elle ne peut y parvenir, car ses parents n'ont pas les moyens de lui payer des études suffisamment longues6. Elle commence à travailler dans un atelier de couture, puis devient femme de ménage, jusqu'à son mariage en 19166

Début de l’activité politique (1916-1919)

Elle épouse un mineur et militant socialiste (adhérent du PSOE), Julián Ruiz Gabiña7, originaire de Somorrostro. Avec son mari fréquemment emprisonné pour des activités politiques et la mort de quatre enfants, elle a connu la pauvreté et la douleur6.

Ils ont six enfants, dont quatre morts très jeunes : Ester (1916-1919), Rubén(1921-1942), les triplées : Amagoia (1923-1923), Azucena (1923-1925), Amaya8(1923-20189), et Eva (1928-1928).

Depuis qu'elle s'est mobilisée à l'occasion de la grève générale révolutionnaire de 1917, Dolores Ibárruri s'est fait un nom comme conférencière et chroniqueuse politique4 et écrit aussi dans la presse ouvrière ; c'est en 1918 qu'elle utilise pour la première fois le pseudonyme de la Pasionaria10,3, pour un article dans le journal El Minero Vizcaino11.

Ses débuts au Parti communiste (1920-1930)

En , elle suit les Jeunesses socialistes qui se séparent du PSOE pour se rapprocher de l'Internationale communiste. En , elle participe à la fondation du Parti communiste espagnol, devenant la même année membre du comité provincial de Biscaye, puis à celle du Parti communiste d'Espagne12 en .

Elle joue un rôle important dans le parti au niveau provincial : elle est déléguée au Ier congrès du PCE (Madrid) en , et de nouveau en 1927 pour le IIIe ; ce congrès devant avoir lieu en France, elle ne peut cependant y assister.

Populaire et respectée, elle est élue au Comité central du PCE en 1930.

La période de la IIe République (1931-1936)

Après l'avènement de la Seconde République en 1931, elle se sépare de son mari et s’installe à Madrid, où elle devient responsable du journal du parti, Mundo Obrero4. Elle entre au bureau politique du parti en 1932. Elle est envoyée à Moscou en 1933 comme déléguée auprès du Komintern. En 1933, elle fonde Mujeres Antifascistas, une association de femmes contre le fascisme et la guerre13. Elle est arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises en raison de ses activités.

En 1935, elle envoie ses deux enfants encore vivants, Rubén et Amaya, en Union soviétique, pour leur assurer une vie plus stable. Rubén meurt lors de la bataille de Stalingrad9.

Le Front populaire (début de 1936)

En , elle est élue députée des Asturies4. Peu après, elle réussit à obtenir des autorités locales d’Oviedo la libération des prisonniers politiques. Le 16 juin, elle répondit à une intervention menaçante du dirigeant de la droite Calvo Sotelo en réclamant l'arrestation des conspirateurs et de leurs complices. Les franquistes présentèrent ultérieurement ce discours comme un appel au meurtre de Calvo Sotelo14. Aucun document ne prouve que Dolores Ibárruri ait dit à Calvo Sotelo « cet homme a parlé pour la dernière fois » avant son assassinat. Compte tenu du manque de rigueur des sources orales disponibles, seules des sources écrites ont pu être utilisées pour confirmer l'épisode, mais celles-ci ne permettent pas non plus de donner de la véracité aux théories de Franco. Ainsi, le Journal des Séances du 16 juin 1936 n'inclut à aucun moment les menaces de la Pasionaria1516.

Ces événements précipitent toutefois l'entrée dans la guerre d'Espagne17.

La guerre civile (1936-1939)
 
Dolores Ibárruri en 1936.

Quand la guerre civile éclate en , Dolores Ibárruri se dresse pour défendre la république avec le célèbre slogan « ¡No pasarán! » (« Ils ne passeront pas »)18, prononcé, dès le , au balcon du ministère de l'Intérieur, au moment de l'offensive franquiste contre Madrid. Au début du mois de septembre, elle est en France pour une entrevue avec Léon Blum, qui, le 1er septembre, a opté pour la politique de non-intervention ; le , elle prononce un discours au vélodrome d'Hiver.

Elle est élue vice-présidente des Cortes (es) en 1937. Elle participe à plusieurs comités avec des personnalités telles que Palmiro Togliatti pour défendre la cause républicaine. Pour mettre fin à des critiques, son fils revient en Espagne et participe à la bataille de l'Ebre en 1938.

Par ailleurs, elle agit pour soutenir le moral des soldats républicains ou pour lutter contre les tendances défaitistes : ainsi, en 1938, elle dirige des manifestations à Barcelone devant les locaux du gouvernement républicain. C’est aussi elle qui, le , à Barcelone, salue le rôle des Brigades internationalessur le point de quitter l’Espagne après leur dissolution. Chose qui ne va pas de soi à l'époque, son discours s'adresse autant aux hommes qu'aux femmes, bouleversant les représentations des sexes, à l'heure où certaines militantes craignent que la victoire des nationalistes ne remette en cause les acquis féministes de la République. Le symbole de la femme qui prend les armes, pourtant une exception, est par ailleurs un outil de mobilisation important, du moins au début du conflit. La propagande évolue par la suite, louant la femme qui travaille à l'arrière et assure son rôle familial, pour aboutir à n'être valorisée qu'à travers le prisme de l'homme : comme épouse, comme mère ou comme sœur de combattant. L'historienne Yannick Ripa note ainsi : « L'aura de la Pasionaria enferme les femmes dans la culture sacrificielle qu’on leur impose depuis des siècle ». Elles sont toutefois invitées à investir le champ économique, moyen politique de lutter contre le fascisme18.

Au bout de trois ans d'affrontements sanglants, le gouvernement républicain est défait et quitte le territoire espagnol ; les hostilités cessent le  avec l'entrée dans Madrid des forces franquistes.

L'exil

Dolores Ibárruri part en exil en Union soviétique, où elle continue ses activités politiques. Son fils Rubén entre dans l'Armée rouge et périt le 25 août 1942 au cours de la bataille de Stalingrad. Son action vis-à-vis des exilés espagnols en URSS, dont la condition était très précaire, est décrite très négativement par Enrique Castro Delgado19. La distinction de héros de l'Union soviétique lui sera décernée en 1956.

En , elle devient secrétaire générale du PCE et le reste jusqu'en 196020 ; elle en devient alors présidente jusqu'à sa mort.

Dans les années 1960, elle reçoit la citoyenneté soviétique. Son œuvre politique est reconnue durant ces années : elle reçoit un doctorat honorifique de l'université de Moscou, ainsi que le prix Lénine pour la paix en 1964, et l'ordre de Lénine en 1965. Son autobiographie, ¡No pasarán!, est publiée en 1966.

Elle est membre de la Fédération démocratique internationale des femmes.

Le retour en démocratie

Après la mort de Francisco Franco en 1975, elle revient en Espagne. Elle est élue députée aux Cortes en , lors des premières élections après la restauration de la démocratie. Elle est la seule députée élue en 1936 à être réélue en 1977 : cette élection est considérée comme un symbole à l'époque21,22. Affligée par une mauvaise santé, elle a rapidement quitté son siège et s'est retirée de la politique active4.

Elle meurt d'une pneumonie à Madrid, à l'âge de 93 ans, après être retournée à la foi catholique de son enfance, voire à un certain mysticisme. Cette conversion est restée cachée jusqu'à la publication de la biographie de son ami et confesseur, le père Llanos23, dans laquelle ont été révélés des courriers échangés entre eux deux. Ainsi, dans une lettre au père Llanos écrite le , la Pasionaria écrivait : « voyons si les petits vieux que nous sommes devenus pourront utiliser le temps qu'il nous reste à vivre en un chant de louanges et d'action de grâce au Dieu-Amour, comme une préparation de notre vocation éternelle  ».

La Pasionaria, un symbole

 

Portrait de Dolores Ibárruri promené lors d'une manifestation à Budapest (République populaire de Hongrie) en 1949.

Certains passages de ses discours, tels que : « Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux » (adaptation populaire de la phrase d'Emiliano Zapata) ou son « ¡No pasarán! » (prononcé par Robert Georges Nivelle pendant la Première Guerre mondiale), sont connus dans le monde entier. Elle devient un mythe, valorisé par une hagiographie développée après sa mort18. Son rôle de symbole populaire en a fait un personnage de poèmes et de chansons pour Pablo Neruda, Rafael Alberti, Ana Belén et quelques autres. 

Publications

  • Dolores Ibárruri : articles et discours 1936-1938, Moscou, 1938.
  • El único camino, Moscou, 1963.
  • They Shall Not Pass: The Autobiography of La Pasionaria, New York, 1966.
  • Memorias de Pasionaria, 1939–1977 : Me faltaba España, Barcelona, 1984.
  • Memorias de Dolores Ibarruri, Pasionaria : la lucha y la vida, Barcelona, 1985.

Notes et références

  1.  (es) Mario Amorós, « Pasionaria fue la primera mujer que dirigió un partido en España. Esta es la historia de un mito del comunismo » [archive], sur El País,  (consulté le )
  2.  Dolores Ibárruri Gómez - Encyclopædia Universalis [archive].
  3.  Revenir plus haut en :a et b « Pasionaria pour toujours » [archive], sur humanite.fr, (consulté le ).
  4.  Revenir plus haut en :a b c d e et f « Biografia de Dolores Ibárruri [La Pasionaria] » [archive], sur www.biografiasyvidas.com (consulté le )
  5.  « Dolores Ibárruri, La Pasionaria » [archive], sur L'Histoire par les femmes,  (consulté le )
  6.  Revenir plus haut en :a b et c « Dolores Ibárruri Gómez | Real Academia de la Historia » [archive], sur dbe.rah.es (consulté le )
  7.  Julián Ruiz Gabiña (né en 1890, mort en 1978 à Somorrostro (Biscaye). Exilé en URSS après la guerre civile, il y travaille comme ouvrier d'usine. Julián Ruiz rentre en Espagne en 1972 et finit ses jours à Somorrostro.
  8.  Amaya Ruiz Ibárruri a participé en octobre 2006 à une cérémonie d'hommage aux membres des Brigades internationales.
  9.  Revenir plus haut en :a et b (es) Pilar Bonet, « Muere Amaya Ruiz Ibárruri, hija de Pasionaria », El País,‎  (ISSN 1134-6582, lire en ligne [archive], consulté le)
  10.  L'origine du pseudonyme est liée à la date de la parution de l'article, durant la semaine de Pâques 1918.
  11.  « Persona - Ibárruri, Dolores (1895-1989) » [archive], sur PARES (consulté le )
  12.  Le Parti communiste d'Espagne résulte de la fusion, à la demande de l'Internationale communiste, du Parti communiste espagnol avec le Parti communiste ouvrier espagnol, une sécession plus tardive (avril 1921) du PSOE.
  13.  « Dolores Ibárruri, La Pasionaria » [archive], sur L'Histoire par les femmes,  (consulté le )
  14.  Encyclopædia Universalis‎, « DOLORES IBARRURI GÓMEZ » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  15.  (es) « Una acusación histórica sin pruebas: la amenaza de la Pasionaria a Calvo Sotelo que Vox llevó al Congreso. » [archive], sur Newtral,  (consulté le )
  16.  (es) Alejandro Sánchez Moreno, « Sobre la amenaza de muerte a Calvo Sotelo que nunca existió » [archive], sur ElDiario.es, (consulté le )
  17.  « Dolores Ibarruri, 'La Pasionaria' Of Spanish Civil War, Dies at 93; An Indomitable Leftist » [archive], The New York Times, 13 novembre 1989.
  18.  Revenir plus haut en :a b et c Yannick Ripa, « Le mythe de Dolorès Ibarruri » [archive], Clio. Histoire, femmes et sociétés, consulté le 5 mai 2012.
  19.  J'ai perdu la foi à Moscou. Enrique Castro Delgado 1950.
  20.  . Elle démissionne dès 1959 (à la suite de l'échec de la grève générale du , et des divergences d'interprétation entre elle et les responsables de l'action en Espagne, Santiago Carrillo, Jorge Semprún et Enrique Lister), mais cette démission n'est rendue publique qu'en 1960.
  21.  « Les grands discours : Dolores Ibárruri - ¡No Pasarán! » [archive], sur ARTE (consulté le ).
  22.  « Genre et Europe » [archive], sur Écrire une Histoire Nouvelle de l'Europe (Vidéothèque) (consulté le )
  23.  Pedro Miguel, Azul y rojo. José María de Llanos, éd. La Esfera de los Libros, 2013.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Dolores Ibárruri, #La Pasionaria, #Franco, #Espagne, #Communisme, #Histoire, #Politique, #Asturies

Repost0