histoire

Publié le 24 Juin 2020

Le livre de François Ryckmans "Mémoires noires - Les Congolais racontent le Congo belge 1940 - 1960" est réédité et se trouve en librairie.

Les Congolais racontent le Congo belge - 1940 – 1960

Il y a soixante ans, le Congo belge devient indépendant.

Ce livre donne la parole aux Congolais. Ils racontent leur Congo belge, les vingt dernières années de la colonie et la décolonisation. Un point de vue méconnu, qui tranche avec l’histoire « officielle » écrite très longtemps par la seule Belgique.

C’est une mémoire vivante : les récits des témoins congolais ont été recueillis lors de longues interviews pour une série de reportages radio, quarante ans après l’indépendance. Le maçon, le futur ministre, l’enseignant venu travailler à l’Expo 58 ou le jeune militant radical racontent la vie quotidienne dans une colonie voulue « modèle ». Ils décrivent Léopoldville coupée en deux par un apartheid de fait, avec la ville blanche et la cité noire. Ils évoquent les événements qui marquent les revendications d’indépendance : les soldats congolais dans la Deuxième Guerre mondiale, le soulèvement de Léopoldville ou le discours du Premier ministre Lumumba, le 30 juin 1960.

Les Congolais décrivent le système colonial belge et leurs relations avec les Blancs. Des souvenirs marqués par de la dignité, mais aussi par des blessures, le rejet de l’injustice et le regret de la « distance » des Blancs. Ils dressent un bilan sans complaisance et très nuancé de cette période de leur histoire.

Ce livre présente également des éclairages pour comprendre le fil de l’histoire de la colonisation et comment la décolonisation a été un échec.

Une page de l’histoire de la Belgique et du Congo, une page mal connue, une page à découvrir, ou à redécouvrir.

François Ryckmans est journaliste. Il a travaillé à l'Information radio de la RTBF et a suivi, de 1991 à 2006, les événements du Zaïre-Congo, du Rwanda et du Burundi en reportage, comme envoyé spécial, et à la rédaction. Il a passé son enfance au Congo. Son père était agent de l'administration territoriale et son grand-père a été gouverneur du Congo et du Ruanda-Urundi.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #François Ryckmans, #Congo belge, #Histoire, #Livres, #Colonisation, #Mémoires noires

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Publié le 21 Juin 2020

Desde mediados del siglo XIX, el fenómeno de los zoológicos humanos se extendió por toda Europa y se instaló en una multiplicidad de espacios: ferias, teatros, circos, jardines de aclimatación, cabarets, exposiciones universales o coloniales, pueblos itinerantes. La nación colonial Bélgica no debe ser superada, y el público belga viaja en masa para asistir a este espectáculo de la diferencia. Y eso hizo mucho reír a los belgas.

A principios del siglo XX, los ciudadanos de las colonias belgas se vieron obligados a vivir en estos pueblos artificiales o "exposiciones" para entretener a los visitantes europeos. Los prisioneros fueron obligados a realizar rituales tradicionales. Todo esto, al parecer, con el objetivo de celebrar el colonialismo europeo y reforzar la superioridad occidental.

A pesar del estrecho vínculo histórico entre Bélgica y el Congo, los primeros humanos expuestos en zoológicos humanos vinieron de Sudamérica (14 araucanos en el zoológico de animales en el parque Léopold en Bruselas) y Australia (siete aborígenes en el Museo del Norte).Quand La Belgique montrait les « sauvages ». Veinticuatro países, incluidos China, Persia, Estados Unidos, Sudáfrica y Liberia, participan en esta exposición, que atrae a tres millones de visitantes.

Los congoleños debían mostrar allí sus oficios "tradicionales", confirmando la imagen y el estereotipo del "africano primitivo".

Los congoleños debían mostrar allí sus oficios "tradicionales", confirmando la imagen y el estereotipo del "africano primitivo".

Estos congoleses fueron humillados todos los días. Los visitantes arrojaron plátanos y cacahuetes en el suelo para que comieran, obligaron a los negros a imitar los gritos de los #monos. Fueron forzados a vivir en jaulas similares a animales como en los zoológicos de hoy. El 17 de abril de 1958, el Rey Balduino inaugura la Exposición Universal de Bruselas.

Bélgica tuvo exhibiciones de seres humanos "exóticos" en su territorio mucho antes de la consolidación de su imperio colonial en el Congo. En el Parque Leopold y el Museo del Norte en Bruselas, por ejemplo, el público ya puede ver a los araucanos de América del Sur y los aborígenes australianos en 1882.

Para los belgas, estas exhibiciones de 'pueblos negros', como se llamaban en ese momento, también eran una forma de mostrar su supremacía sobre el pueblo africano. "Estas exposiciones mundiales fueron propaganda colonial". Cuando descubrieron este zoológico humano, algunos visitantes tuvieron un comportamiento completamente inapropiado, por ejemplo, arrojar plátanos.

El concepto de zoológico humano no ha desaparecido completamente; a pesar de la "Declaración Universal de los Derechos Humanos" de 1948. Una ciudad congolesa se inauguró en la Exposición General de primera categoría de Bruselas (1958) o Expo 58.

Recordemos que, desafortunadamente, la exposición de personas de otras culturas todavía existe hoy. En 2002, los pigmeos Bakas de Camerún fueron expuestos a Yvoir con un propósito "humanitario".

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Congo belge, #musée, #Belgique, #Anvers, #Tervueren, #Colonialisme, #zoos humains, #Histoire, #Zoo humain, #Expo 58

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Publié le 18 Juin 2020

Les premières expéditions coloniales belges sous Léopold Ier.

Alors que Léopold Ier a tenté de fonder une colonie belge en Amérique centrale et que les Belges ont principalement émigré aux États-Unis et dans les pays hispanophones d’Amérique latine pendant la grande crise économique et sociale des années 1840, Léopold II s’est intéressé, pour des raisons stratégiques, à la région inexploitée du Brésil actuel. Comme il allait le constater plus tard aussi en Afrique, Léopold savait que les grandes richesses se trouvent surtout à l’intérieur des terres. Par ailleurs, il ne souhaitait pas entrer en compétition avec l’Angleterre, la France ou l’Allemagne afin de s’emparer d’une région côtière (et il ne disposait pas du soutien politique ni militaire nécessaire pour cela).

 

La première tentative de colonisation, qui portait sur l’Amazonie, a échoué à cause de l’enthousiasme irréfléchi du souverain qui souhaitait explicitement que le Brésil lui concède une colonie belge, ce que l’empereur du Brésil, Pierre II (un ami de Léopold II) a habilement refusé. En effet, depuis son indépendance, le Brésil s’efforçait de garantir sa souveraineté nationale et l’intégrité de ses frontières, de sorte qu’une « colonie » explicite ne pouvait être envisagée. Léopold a alors changé de cap et fait appel à des entreprises belges (Compagnie des Produits Civils, Compagnie des Caoutchoucs du Matto Grosso et, plus tard, Compagnie de l’Urucum) afin d’acquérir des terres à l’intérieur du pays, principalement dans le Mato Grosso. Son plan a fonctionné à merveille pendant les vingt dernières années du xixe siècle. Un territoire de pas moins de 80 000 km² était alors sous contrôle « belge » et Léopold était même parvenu à donner un caractère officiel à cette présence, en établissant un vice-consulat à Descalvados. Les plantations aménagées servaient à la culture d’une multitude de plantes très rentables ainsi qu’à l’élevage de bétail. Elles abritaient également un abattoir et des installations de production d’extrait de viande, sur le modèle de Liebig. Toutefois, au début du xxe siècle, alors que le Brésil redessinait ses frontières à la suite de la crise de l’Acre qui l’avait opposé à la Bolivie, les Belges ont tout simplement été rachetés et ont ainsi vu s’éteindre leur présence dans cette région.

En 1845, une colonisation particulière avait eu lieu lorsque, avec la garantie de l’empereur, une concession agricole avait été accordée dans la vallée de l’Itajaí et qu’une centaine de familles, principalement venues de la région de Bruges, s’était installée dans l’État de Santa Catarina, dans la ville actuelle d’Ilhota. La garantie impliquait que les matériaux importés n’étaient pas frappés de taxes. Lors du débarquement du deuxième chargement de matériaux et d’immigrants, une altercation aurait eu lieu avec les douaniers, lesquels auraient été jetés par-dessus bord par les Belges. Les immigrants, qui étaient accompagnés d’un consul, ont alors été emprisonnés quelque temps. La cupidité et le manque d’organisation ont conduit cette aventure vers une catastrophe financière. Toutefois, les familles sont restées sur place et ont réussi à éviter une assimilation complète avec les communautés italienne et allemande, beaucoup plus grandes. Aujourd’hui, il existe encore une enclave fière de ses origines belges et où les patronymes belges sont très répandus. Toutefois, la plupart des noms belges ont été adaptés à la langue portugaise au fil du temps, afin de faciliter l’intégration. Des noms tels que Dutra (de Hurtere), Goulart (Hoeilaart) et da Silveira (Van der Hagen), par exemple, sont très présents dans l’histoire du Brésil.

Plus tard, durant la première moitié du xxe siècle, d’autres Belges ont tenté de trouver une vie meilleure au Brésil. C’est ainsi, par exemple, qu’a été fondée la colonie agricole coopérative de Botucatu, dans l’État de São Paulo, bien qu’elle soit restée très petite et modeste par rapport à la Holambra néerlandaise toute proche. Le manque de savoir-faire et la pure malchance ont conduit à de nombreux échecs, à quelques exceptions près. Citrobrasil, propriété de la famille Van Parys, qui a fourni des oranges aux foyers belges sous le nom d’Elvépé à partir des années 1930, est une des rares histoires à succès. Elvepe a été racheté par l’Américain Cargill, mais la famille jouit encore d’une bonne réputation à São Paulo.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Brésil, #Léopold Ier, #Colonie de peuplement, #Colonialisme, #Léopold II, #Histoire, #Belgique, #Émigrants belges

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