incas

Publié le 4 Août 2021

La richesse musicale des peuples andins, comme dans ce cas des Aymaras, puise ses origines dans les cultures qui habitaient ces terres. Forte d'une forte influence du folklore bolivien, où vit le plus grand nombre d'Aymaras de la région, elle s'est ouverte à de nouveaux instruments qui ont fini par enrichir et définir un son reconnaissable dans le monde entier. Les instruments de musique traditionnels sont le charango, le quena, le zampona, le bombo, et le rondador.

Il existe de nombreuses danses d'origine aymara. Elles sont classées en deux groupes : les danses indigènes et les danses métisses. Les origines des danses indigènes sont anciennes (précolombiennes), elles ont donc peu d'éléments d'origine européenne. Malheureusement, ces danses ne sont guère acceptées dans les villes, n'étant pratiquées que par les Aymara ruraux. Parmi ces danses : Sikuris, Pinkillus, Chaqallus, Lawa K'umus, Chuqilas, K'usillos. D'autres sont la manifestation des rapports avec les nouvelles communautés africaines (Tundiqui par exemple).

Jusque dans les années 1960, ces instruments étaient rejetés par les citadins et n'étaient joués que par les autochtones des zones rurales et reculées. A partir de la seconde moitié des années 1960, la jeunesse chilienne entame un mouvement politico-culturel à caractère rebelle. Cette attitude prend comme symbole un mouvement musical appelé Nueva canción ou encore chant de protestation interprété exclusivement par ces instruments de musique indigènes. Les premiers ont été Victor Jara, Inti Illimani, Kollawara et Quilapayún (qui ont également collaboré avec de multiples personnalités, telles que Victor Jara, Mikis Theodorakis, Jean-Louis Barrault, Jane Fonda, Mercedes Sosa, Daniel Mesguich, le groupe Inti-Illimani, Roberto Matta, Julio Cortazar, etc.). Plus tard, cette musique est diffusée par les étudiants des autres pays andins, en particulier de la Bolivie et du Pérou, qui étaient à l'époque sous des gouvernements militaires et dictatoriaux.

Au début des années 1980, la Nueva canción met de côté son message politique et est commercialement acceptée, se transformant en musique andine.

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Publié le 16 Juin 2021

La puquina ou pukina est une langue préhispanique éteinte originaire de l'AltiplanoAlfredo Torero considérait que les locuteurs de Puquina étaient les descendants de la Culture Pukara et pour Rodolfo Cerrón Palomino, du point de vue de sa culture matérielle, il y a une association avec la civilisation Tiahuanacota, et peut-être même avec celle de ses antécédents, on dit à propos de Cultura Pukara et Cultura ChiripaLe puquina est considéré comme une langue isolée car aucune parenté avec aucune autre langue de la région andine, ou d'autres parties de l'Amérique du SudDepuis la promulgation de la Constitution politique le 7 février 2009, le puquina est l'une des 36 langues autochtones officielles de la Bolivie.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #puquina, #Incas, #quechua, #Langues, #Histoire, #Aymara, #Pérou, #langue secrète, #Langue, #Bolivie, #Culture Pukara, #langues arawakanes

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Publié le 14 Mai 2021

De par l'immense éventail des genres musicaux qu'offrent le Pérou, on y trouve par conséquent aussi une grande variété de danses. Le pays offre près de trois mille fêtes populaires qui se déroulent chaque année. Ces danses jouent un rôle très important dans la société péruvienne1. Elle sont majoritairement d'origine indigène. Elles sont liées au travail agricole, à la chasse et à la guerre. Elles sont liées au travail agricole, à la chasse et à la guerre. Les danses agricoles expriment la relation homme-terre et homme-production. Cela donne lieu à la célébration d'une bonne récolte donnant un caractère maternel à la nature vivante: la Pachamama.

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées comme celles des danses préhispaniques, les satires des mœurs des colonisateurs, le caractère religieux et catholique, ou encore la séduction2À l'époque inca, le mot taki était utilisé pour désigner simultanément le chant et la danse, car les deux activités n'étaient pas séparées l'une de l'autre. Les danses et divers styles musicaux pratiqués dans les Andes péruviennes présentent des nuances qui varient selon les zones ou régions, influencées par les groupes ethniques ou les cultures qui les habitent.

Les danses pratiquées actuellement au Pérou sont les résultats du métissage culturel, tels que la culture Inca, Ibérique et africaine, le tout ayant évolué pendant des siècles. Ces rencontres culturelles transmettent aux exécuteurs de ces danses la force millénaire et mystique de la culture Inca, la grâce et la posture Ibérique et le rythme entraînant de la culture du continent africain3.

Les danses péruviennes se distinguent en deux grandes catégories4 :

  • Les danses de la  terre : ce sont celles qui représentent les thèmes de la vie agricole, religieuse ainsi que l’histoire et le quotidien du peuple péruvien.
  • Les danses de lumières : ce sont celles qui  représentent les thèmes de l’amour, la séduction et la joie de vivre.
  1. « Musique et danses au Pérou » [archive], sur Terres Magiques,  (consulté le 14 mai 2021)
  2.  « La Danse au Pérou » [archive], sur Antipode (consulté le 14 mai 2021)
  3.  « Ateliers d'ethnomusicologie - Musiques et Danses du Monde à Genève » [archive], sur adem-geneve.com (consulté le 14 mai 2021)
  4.  « Ateliers d'ethnomusicologie - Musiques et Danses du Monde à Genève » [archive], sur adem-geneve.com (consulté le 14 mai 2021)

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