jazz

Publié le 15 Mars 2009

Né en 1926 à New York, Randy Weston est une icône universelle du jazz. Sa musique a une âme, elle ne reflète que des émotions. Il est à la fois un musicien, compositeur et pianiste de jazz.

Randy Weston est l'un des premiers musiciens noirs américains à s'être installé en Afrique au début des années 60, au Nigeria puis à Tanger. Il a travaillé avec Fela, le maître nigérian de l'afro-beat, avant de se produire, dès 1967, avec les maîtres gnawas qui produisent déjà une musique de métissage entre le monde arabo-berbère et l'Afrique noire.

Rendus célèbres pour leur collaboration musicale avec des jazzmen de l'envergure de Pharoah Sanders, Archie Shepp ou Randy Weston, les Gnawas sont les descendants d'esclaves noirs affranchis et islamisés.

Ils sont des passeurs, des sentinelles qui se tiennent à la frontière de plusieurs mondes, entre le visible et l'invisible, entre l'Afrique arabo-musulmane et l'Afrique noire animiste.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Randy Weston, #Jazz

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Publié le 13 Avril 2008

Fawzi Chekili

Fawzi Chekili, (Né à Kélibia en 1950) est musicien, compositeur et pédagogue tunisien. Il joue principalement de la guitare, du piano et du Oud. Je le définirai comme musicien de style Malouf-funk .

Biographie et évolution musicale

Fawzi Chekili se passionne très jeune pour le jazz qu’il découvre en Angleterre où il vit deux années au début des années 70. Il est aujourd’hui musicien professionnel et enseignant à Tunis, actif sur la scène locale et internationale.Il a à son son actif une dizaine d'enregistrements.

Sa musique à pour source le jazz avec ses harmonies et son phrasé et demeure largement ouverte à diverses influences ethno-culturelles en particulier à la chaleur des modes maqâm tunisiens et rythmes arabo-andalous.

Fawzi Chekili étudie la Littérature anglaise à l’Université de Tunis, il apprend la guitare, le piano et le oud en autodidacte. Il met au point le Udgé un instrument reprenant les caractéristiques du luth arabe et de la guitare.

En 1992, il effectue une tournée en Tunisie avec le tromboniste américain Glenn Ferris

Plus tard, entre 1979 et 2007, il joue plusieurs concerts au Festival international de Carthage mais aussi au Festival de la médina de Tunis en 1996, au Tabarka Jazz Festival entre 1997 et 2005 et au Festival international de Hammamet en 2003.

En mars 2004, il s'associe à la création d'une école de jazz au sein du Centre des musiques arabes et méditerranéennes.

En juin 2005, Il obtient en 2005, le "prix special du jury" à l'INTERNATIONAL MASSIMO URBANI AWARD à Camerino en Italie.

 

Production discographique
1976 : Alech

1987 : Carthago

1988 : Découvertes 88

1994 : Taqasim (enregistré aux Pays-Bas et en Tunisie)

  • Miko Aleksic (guitare basse)

  • Johan Vermuyen (ténor et soprano de saxophone)

  • Riki Ristelic (batterie et percussions)

  • Herman Wolters (claviers)

  • Fawzi Chekili (guitare, udgé et claviers)

  • Imed Bradii (accordéon)

  • Nabil Ouerghi (basse)

  • Habib Samandi (percussions)

  • Samir Soltana (batterie)

1996 : Coups de théâtre (compilation de compositions ou arrangements pour le théâtre et le cinéma tunisien)

  • Beckie Bouvier (chant)

  • Nebil Ouerghi (chant)

  • Karima Ben Amara (chant)

  • Hichem Badrani (nay)

1998 : Bédouine (projet austro-tunisien)

  • Oliver Kent (piano)

  • Heimo Wiederhofer (batterie)

  • Werner Feldgrill (basse)

  • Fawzi Chekili (guitare, udgé et claviers)

  • Habib Samandi (percussions)

  • Youssef Chaouali (accordéon)

»2000 : Anfass (projet belgo-tunisien)

  • Fawzi Chekili (guitare acoustique, oud et darbouka)

  • Alain Pierre (guitare classique)

  • Steve Houben (saxophone et flûte)

  • Hichem Badrani (nay, darbouka, vocal et oud)

2005 : Echihem (enregistré à Rome)

  • Pietro Iodice (batterie)

  • Pino Iodice (piano acoustique)

  • Youssef Chawali (accordéon)

  • Gianluca Venzi (contrebasse)

  • Paolo Inarella (ténor et soprano de saxophone et flûte)

  • Fawzi Chekili (guitare et oud)

 

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques tunisiennes, #Jazz

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Publié le 11 Mars 2008

Anouar Brahem ( أنور براهم,) né le 20 octobre 1957 à Halfaouine (Tunis), est oudiste et compositeur contemporain tunisien. Après avoir acquis une solide maîtrise du jeu de oud et s'être imprégné de toutes les nuances musicales de la Méditerranée et du jazz, il a revalorisé les formes anciennes de la musique tunisienne, en s'affranchissant de tout académisme et sortant de tous les clichés pour produire une musique lumineuse qui défie les lois du temps et de l'espace.

Anouar Brahem ( أنور براهم,) né le 20 octobre 1957 à Halfaouine (Tunis), est oudiste et compositeur contemporain tunisien. Après avoir acquis une solide maîtrise du jeu de oud et s'être imprégné de toutes les nuances musicales de la Méditerranée et du jazz, il a revalorisé les formes anciennes de la musique tunisienne, en s'affranchissant de tout académisme et sortant de tous les clichés pour produire une musique lumineuse qui défie les lois du temps et de l'espace.

Il est peut-être parmi les musiciens les plus doués que le Maghreb depuis les années 1990. Il dit du oud qu'il pratique au contact du jazz, qu'il est "une embarcation vers l'imaginaire, une sorte de prolongement de l'esprit".

Biographie et évolution musicale

Encouragé par son père, artisan-graveur et imprimeur, mais aussi amateur de musique, Brahem étudie le oud, à l'âge de 10 ans, et au poursuit son éducation musicale au Conservatoire National de Musique de Tunis, avec notamment le maître Ali Sriti.

A 15 ans, il se fait remarquer et est appelé à jouer dans diverses structures musicales et orchestres.

Au début des années 90, une rencontre avec le producteur allemand Manfred Eicher lui a permis de rejoindre le label ECM, pour lequel il a enregistré plusieurs albums depuis. "Vague", fait le point en dix-sept titres sur le meilleur de ces sept albums. Brahem y côtoie des musiciens prestigieux, comme John Surman (à la clarinette sur "Houdouth", mais aussi au saxophone), le saxophoniste norvégien Jan Garbarek ("Sebika"), l'accordéoniste Richard Galliano ("E la nave va"), ou le contrebassiste Dave Holland ("Mazad", "Hulmu Rabia").

Se produisant également seul sur quelques titres ("Ronda", Le chien sur les genoux de la devineresse", "La nuit des yeux", Brahem est capable en quelques notes de restituer tout le charme de l'Orient, grâce à son instrument millénaire. Un plongeon dans la musique orientale.

En 1981, il s'installe pour 4 ans à Paris, période pendant laquelle il collabore avec Maurice Béjart et compose de nombreuses œuvres originales, notamment pour le cinéma tunisien.

Entre 1985 et 1990, de retour en Tunisie, il poursuit son travail de composition et, par de nombreux concerts, acquiert une notoriété publique. En 1987, il se voit confier la direction de l'Ensemble musical de la ville de Tunis et, en 1988, il ouvre le Festival international de Carthage avec Leilatou Tayer.

Outre ses propres albums, il écrit aussi des musiques de films et fait partie, avec le libanais Rabih Abou-Khalil, de ce courant de la musique contemporaine qui réunit musique arabe et occidentale. Ce « maître enchanteur » qui crée « une musique à la fois totalement ancrée dans une culture ancestrale hautement sophistiquée et éminemment contemporaine dans son ambition universaliste » a joué et enregistré avec de grands noms du jazz contemporain tels que Jan Garbarek, John Surman, Jean-Louis Matinier ou Richard Galliano.

En 2006, juste après la guerre qui a secoué le Liban, Anouar Brahem passe derrière la caméra et réalise son premier film documentaire "Mots d'après la guerre". Le film se situe au Liban et s'articule comme un récit autour d'entretiens recueillis auprès d'artistes et intellectuels libanais au lendemain du cessez-le-feu intervenu après la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Liban

Discographie

Brahem est essentiellement publié par le label munichois Editions of Contemporary Music (ECM).

  • Barzakh : Anouar Brahem (oud), Béchir Selmi (violon), Lassad Hosni (percussions), ECM 1432, 1991 
  • Conte de l'incroyable amour : Anouar Brahem (oud), Barbaros Erköse (clarinette), Kudsi Erguner (nay), Lassad Hosni (bendir et darbouka), ECM 1457, 1992 
  •   Madar : Jan Garbarek (saxophone), Anouar Brahem (oud), Ustad Shaukat Hussain (tablâs), ECM 1515, 1994  
  • Khomsa : Anouar Brahem (oud), Richard Galliano (accordéon), François Couturier (piano et synthétiseur), Jean-Marc Larché (saxophone soprano), Béchir Selmi (violon), Palle Danielsson (contrebasse), Jon Christensen (batterie), ECM 1561, 1995 
  • Thimar : Anouar Brahem (oud), John Surman (clarinette basse et saxophone soprano), Dave Holland, 1998 (contrebasse), ECM 1641
  • Astrakan Café : Anouar Brahem (oud), Barbaros Erköse (clarinette), Lassad Hosni (bendir et darbouka), ECM 1718, 2000 
  • Charmediterranéen : Orchestre National de Jazz - Directed by Paolo Damiani - w/ Anouar Brahem and Gianluigi Trovesi, ECM 1828, 2002 
  • Le Pas du Chat Noir : Anouar Brahem (oud), François Couturier (piano), Jean-Louis Matinier (accordéon), ECM 1792, 2002 
  • Vague (édition disponible uniquement en France et en Belgique) : Une sélection des plus belle mélodies d'Anouar Brahem, 2003 
  • Le Voyage de Sahar : Anouar Brahem (oud), François Couturier (piano), Jean-Louis Matinier (accordéon), ECM 1915, 2006

Liens internet

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques tunisiennes, #Anouar Brahem, #Jazz

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